APOCALYPSE ?

« Vous allez entendre parler de guerre et de bruits de guerre : on se dressera nation contre nation, royaume contre royaume, et il y aura famines et bouleversements profonds (1). Les uns livreront les autres, beaucoup tomberont, tous se haïront. Alors viendra l’oppression et la mort. Malheur aux femmes qui seront enceintes pendant ces jours-là ! Priez pour que cela n’arrive pas en hiver, car la détresse sera immense, comme on n’en a encore jamais vu. Voilà, je vous ai prévenus. Avant cela on mangeait, on buvait, on se mariait, on faisait l’amour. On ne se doutait de rien… jusqu’à ce qu’arrive le cataclysme (2) ».

Non, ceci n’est pas un commentaire de l’actualité. C‘est l’évangile selon Matthieu, rédigé par des judéo-chrétiens de la 2e génération, vers l’an 80. Il y avait déjà, en Israël, toute une littérature apocalyptique provoquée par l’invasion assyro-babylonienne sept siècles plus tôt : le pays ravagé, le temple de Salomon rasé, les hébreux massacrés puis déportés – le premier « crime contre l’humanité » attesté par l’Histoire. Une seconde catastrophe, similaire, s’était abattue sur les Juifs : l’annexion de la Palestine par Rome suivie d’une guerre abominable entre les nationalistes juifs et une armée romaine supérieure en nombre, en armements et en technique, qui les écrasa avec sauvagerie. Décidée à anéantir ce pays et ce peuple qui avaient eu l’audace de ne pas se coucher devant Rome, d’affirmer l’identité juive, de refuser l’assimilation. Des milliers de crucifiés devant les murs de Jérusalem assiégée puis détruite méthodiquement, rue par rue, maison par maison, jusqu’au temple à peine reconstruit qui fut incendié une deuxième fois pour que l’âme et l’identité juives ne se relèvent jamais plus.

« Il n’y a pas de Juifs, il n’y a que des Romains et leurs esclaves. La nation juive n’existe pas, la petite Palestine n’est qu’un confetti dans l’immense Empire romain ».

Apocalypse ?

La même scène de destruction par l’Empire d’un petit pays libre se reproduit sous nos yeux, avec son cortège de souffrances indicibles. Pendant 77 ans nous avons vécu béatement sous le parapluie américain, mais cette fois-ci aucun boy n’ira se faire tuer pour l’Ukraine. L’Empire le sait, pourquoi n’en profiterait-il pas ? Il ne s’arrêtera que quand on l’arrêtera par la force. Mais quelle force ? Nous n’avons pas d’armées et surtout pas le courage de nous réveiller et de nous lever pour lui faire face. Nous restons couchés. Proclamant sur nos écrans notre admiration pour ces hommes et ces femmes qui nous ressemblent tant, mais que nous serions incapables d’imiter (nous n’en avons d’ailleurs aucunement l’intention).

Nous sommes devenus spectateurs de l’Histoire.

Mais cela ne va pas durer. Parce que nous n’avons rien su prévoir, nous allons manquer d’énergies, pétrole, gaz (3). Sans elles le miracle européen est menacé, et avec lui l’existence même de la démocratie. Allons-nous connaître les mêmes apocalypses que nous observions jusqu’ici tranquillement depuis notre balcon, en Éthiopie, Somalie, Syrie, Lybie, Tchétchénie, etc. ? Même si nous parvenons à éloigner la foudre – à quel prix -, un nouveau monde vient de naître en quelques semaines. Il va falloir souffrir à notre tour.

Quand tu touches le fond…

Nous autres catholiques, protestants, nous qui avons été les maîtres du monde, nous qui avons pris l’habitude de le plier à notre volonté, de le dominer, nous avons un proverbe : « Quand tu touches le fond de la piscine, tu donnes un coup de talon et tu remontes ».

En Roumanie et en Bulgarie, pays de foi orthodoxe profonde et vivante, pays longtemps esclaves de l’Empire et qui savent ce qu’est « toucher le fond », le proverbe n’a pas la même chute : « Quand tu touches le fond, disent-ils, tu creuses ».

Devant les temps difficiles qui nous attendent, devant la possibilité d’une apocalypse, je crains qu’il n’y ait pas pour nous de salut collectif. Le sursaut de la Résistance en 1943, l’extraordinaire levée du peuple ukrainien devant l’Empire, de cela notre individualisme, nos égoïsmes et nos querelles ne seront pas capables. Je n’aperçois de salut que personnel : chacun va devoir résister seul.

Pour survivre, creuser. Aller puiser au fond de soi cette énergie qui résistera au « cataclysme ».

Et bienheureux ceux qui seront soutenus par une foi en autre chose qu’eux-mêmes.

                                                                          M.B., 20 mars 2022
                À suivre Résilience d’un peuple, les Juifs
(1) Seismoi. C’est plus que « séisme », c’est l’effondrement qui précède la fin dans les Apocalypses traditionnelles.
(2) Cataclysmos : le contexte a invité à traduire par « déluge ».
(3) Voyez les deux articles précédents, La fin des illusions et Gethsémani aujourd’hui. Ainsi que les quatre articles Apocalypse now écrits à propos de la pandémie de coronavirus.

 

19 réflexions au sujet de « APOCALYPSE ? »

  1. ange lini

    Cher Michel Benoit.
    Votre talent d’écriture n’a d’égal que votre nullité géopolitique toujours d’actualité…. L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord (otan) n’est pas du tout le gentil que l’on crois être ! Quand aux magnifiques ukrainiens des bataillons azov se revendiquant de bandera viendront s’abriter chez vous après 8 ans d’ exactions dans le Dombass (14000 morts qui ne vous ont pas ému de la sorte), vous comprendrez douloureusement leur « humanité »… Mais il est vrai que les curés, anciens ou nouveaux n’ont jamais entendu parler de l’opération « paperclip », organisé par leur plus haute instance… Idéologie nazie quand tu nous tiens sans le savoir…

    Répondre
    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Allons cher Ange, rappelez-vous votre prénom affiché. Un peu de douceur et de tolérance envers les misérables individus de mon genre.
      M.B.

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      1. ange lini

        Nous parlons ici de résurgence du nazisme Mr Benoit. Rien de moins que des anges de la mort… Croyez moi si vous le voulez, mais je suis plus doux qu’eux…Bien plus doux…

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        1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

          Les « anges de la mort » de l’Apocalypse… Oui, c’est cela qu’on voit revenir, semble-t-il. Terrifiant
          M.B.

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    2. M.Bon

      Qui sont les soldats du régiment Azov, accusés d’être les « néonazis » de l’armée ukrainienne ?
      Extrait de l’article de Romain Geoffroy – LE MONDE – 23 mars 2022 –
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      C’est devenu un argument majeur des prorusses pour défendre la guerre en Ukraine : l’armée de Kiev serait infestée de néonazis. Alors que le président russe, Vladimir Poutine, a justifié son invasion par une volonté de « dénazification » de l’Ukraine, de nombreux internautes partagent ces dernières semaines des photos de soldats ukrainiens avec des symboles nazis : ceux du régiment Azov. Ils affirment que, en soutenant l’Ukraine militairement, les pays occidentaux armeraient ainsi des ultranationalistes.
      – – –
      Quelles sont les origines de ce régiment Azov ?
      Quand la guerre éclate dans le Donbass en avril 2014, l’armée ukrainienne est désorganisée et le gouvernement craint de perdre le contrôle de ce territoire au profit de la Russie, comme ce fut le cas le mois précédent en Crimée. Pour contrer les séparatistes prorusses, le gouvernement autorise des bataillons de volontaires indépendants de l’armée à combattre. Plusieurs formations armées d’extrême droite apparaissent.
      Parmi elles, on trouve le « Corps noir », qui prendra rapidement le nom de « bataillon Azov » en référence à la mer qui borde la Crimée et le sud-est de l’Ukraine. Il s’agit d’une unité d’une centaine de volontaires aux idées nationalistes et néonazies, dont certains sont « issus du hooliganisme et du paramilitaire ». Ils utilisent une symbolique inspirée du nazisme. Son emblème, un wolfsangel (« crochet de loup ») inversé, rappelle beaucoup l’emblème de la 2e division allemande SS.
      En juin 2014, les hommes du bataillon Azov participent au combat qui permet aux forces ukrainiennes de reprendre le contrôle de Marioupol. Cette victoire contre les séparatistes prorusses appuyés par Moscou forge d’eux une image héroïque aux yeux de la population ukrainienne.
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      L’accord de Minsk I, en septembre 2014, prévoit notamment de « procéder au retrait du territoire ukrainien des formations armées et du matériel militaire illicites, ainsi que des combattants irréguliers et des mercenaires ».
      Les bataillons ont alors le choix entre rejoindre la garde nationale ukrainienne ou se dissoudre. En novembre 2014, le bataillon Azov devient officiellement un régiment de la garde nationale, sous la tutelle du ministère de l’intérieur ukrainien.
      Cela leur a permis de se légitimer, de recruter plus largement et d’obtenir des armes modernes. C’est devenu une unité d’élite de la garde nationale. Des Ukrainiens sont séduits, des combattants étrangers (des Géorgiens, des Russes, des Biélorusses et même quelques Français) viennent grossir les rangs d’un régiment qui passe d’une centaine de soldats à sa création à près de 2 500 à la fin de 2017, selon une enquête du magazine allemand Spiegel. Ses soldats sont réputés durs, et certains crimes de guerre dans le Donbass (tortures, viols) leur ont été attribués en 2016 par des rapports des Nations unies ainsi que d’Amnesty International et Human Rights Watch.

      De nombreux volontaires s’engagent dans le régiment Azov sans pour autant être militants d’extrême droite. « [Le] rejoindre (…) n’était qu’un moyen de se battre pour leur pays de la façon qu’ils jugeaient la plus efficace, écrivait, en 2016, Viatcheslav Likhatchev, historien et expert en sciences politiques, dans une note de l’Institut français des relations internationales. Cependant, toutes les nouvelles recrues étaient endoctrinées aux idées d’extrême droite, souvent xénophobes. »

      Néanmoins, pour Michael Colborne, chercheur et journaliste pour le site d’enquête Bellingcat et auteur d’un livre publié en 2022 (en anglais) sur « le mouvement Azov », seule une minorité des soldats du régiment sont aujourd’hui portés par des idées d’extrême droite ou néonazies. En 2015, un porte-parole de la brigade, Andriy Diachenko, affirmait au site du quotidien américain USA Today que « seuls 10 % à 20 % des membres du groupe [étaient] nazis ».

      Cette minorité constitue le noyau du régiment et continue ses provocations à la haine raciale, comme récemment lorsque des soldats se sont filmés enduisant de graisse de porc leurs balles destinées aux militaires tchétchènes musulmans qui aident la Russie.
      Malgré cela, « ce n’est pas une milice qui peut faire tout ce qu’elle veut, rappelle Michael Colborne. Elle n’est pas indépendante et doit répondre aux ordres de l’Etat ukrainien ». Comme le souligne Adrien Nonjon, « l’objet de leur intégration au sein de la garde nationale a été justement d’empêcher que ces bataillons se retournent contre l’Etat ».
      – – –
      Bien que la galaxie constituée autour d’Azov ait connu un échec dans les urnes, Michael Colborne souligne que des ultranationalistes comme Andreï Biletski ont réussi à s’intégrer et à être normalisés dans le paysage politique ukrainien. De par sa grande liberté de parole et sa capacité à multiplier ses branches (militaire, politique…), Azov a également bénéficié d’une forte popularité au sein des mouvements d’ultradroite occidentaux. Des néonazis américains, norvégiens et même français se sont ainsi rendus en Ukraine pour rencontrer ses membres.

      Difficile de dire précisément combien de personnes compte actuellement le régiment Azov. Michael Colborne estimait ce chiffre à 2 000 avant la guerre avec la Russie. Adrien Nonjon avance plutôt un chiffre situé entre 3 000 et 5 000 membres (avec les réservistes).
      Selon l’International Institute for Strategic Studies, l’Ukraine comptait au total, au début de cette année, 196 000 soldats et 60 000 membres de la garde nationale.

      Le régiment ne représenterait donc pas plus de 2 % des forces armées du pays.

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      1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

        Merci.
        Régiment Azov d’un côté, mercenaires Wagner de l’autre, personne n’a de leçons à donner à l’autre.
        La montée des passions nationalistes fait penser aux années 1933/1940.
        l’Histoire est un perpétuel recommencement ?
        M.B.

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        1. M.Bon

          L’extrait de l’article du Monde ci-dessus n’était pas destiné à « donner des leçons », mais à préciser la réalité des commandos ukrainiens « Azov » qui font les gorges chaudes des soutiens à Poutine.

          Car s’il y a bien effectivement des fascistes « Azov » d’un côté et des mercenaires Wagner de l’autre, tous les pays ont leurs fascistes ou leurs mercenaires : la France, l’Allemagne, la Hongrie, l’Angleterre, les USA, le Brésil, l’Inde, la Chine, le Japon, …etc…

          Or, c’est sous le prétexte d’éliminer les « fascistes » d’Ukraine que Poutine fait viser délibérément par son armée, des écoles, des hôpitaux, des immeubles d’habitation etc.

          C’est tout simplement criminel, et cela n’a aucune justification.

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          1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

            En effet.
            Je n’ai pas connaissance que la France ait des régiments de mercenaires (c-à-d des militaires payés par le privé, et utilisés hors contrôle de l’autorité de l’état) ?
            M.B.

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        2. ange lini

          L’Histoire est un éternel recommencement (…) surtout pour les russes … Demandez à Mr Bon qu’il se renseigne aussi sur le « secteur droit » et aléatoirement sur les lois ukrainiennes d’interdire la langue russe dans le dombass entres autres massacres de civils. Histoire de ne pas devenir une brute ou un truand avec des émotions à géométrie variable…

          Répondre
          1. M.Bon

            Le chef de l’Eglise orthodoxe russe, qui revendique environ 150 millions de fidèles dans le monde, principalement en Russie, a multiplié les sermons soutenant l’offensive du Kremlin en Ukraine.

            Le 27 février, il y a vu un combat contre les « forces du mal » opposées à « l’unité » historique entre la Russie et l’Ukraine. Comme Vladimir Poutine, Kirill Ier prône des valeurs conservatrices face à un Occident présenté comme décadent.

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            1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

              Remember : « saint » Bernard a prêché la 2e croisade. Les papes de la Renaissance étaient souvent des chefs de guerre. Des évêques catholiques allemands ont béni des régiments SS. Je ne sais plus quel prélat français bénissait les paras pendant la « sale guerre » d’Algérie. Conclusion : méfiez-vous des religions, mais ne doutez jamais de Dieu.
              M.B.

  2. P.Kerlois

    Michel, vous nous dites : « même si nous parvenons à éloigner la foudre, un nouveau monde vient de naître en quelques semaines. Il va falloir souffrir à notre tour. ».
    « Un monde nouveau » : nouveau, pour notre monde occidental plutôt chrétien et plutôt démocrate, mais refusant de voir ses profondes dérives financières.

    Or par qui sont actuellement dirigés les plus vastes populations du monde : par Poutine, Xi Jinping, Erdogan, Ram Nath Kovind (Inde), c’est-à-dire de grandes théocraties (religieuses et politiques), mais aussi des régimes bassement financiers comme Bolsonaro au Brésil, ou populistes comme Viktor Orbán ou comme la moitié des américains qui ont voté, et qui risquent encore de voter pour Trump.

    Ces bouleversements ne sont pas qu’anecdotiques.
    Ils reposent sur la volonté délibérée d’un certain nombre d’acteurs mondiaux, qui, par leurs richesses et leurs relations, visent à créer un chaos qui leur permettra d’assoir leur pouvoir.

    L’un de ces manipulateurs s’appelle Steve Bannon.
    Il a, entre autres, délibérément aidé à truquer les élections américaines et encouragé la prise du Capitol ; il a aidé à la mainmise de Bolsonaro sur les richesses du Brésil, et il a fortement aidé à la mise en œuvre du BREXIT, par la diffusion de fausses informations. Et cela, grâce à son immense fortune personnelle et surtout la puissance de ses logiciels qui ont permis la diffusion de faxe-news ciblées permettant d’influencer les votes.

    Pour en savoir plus sur ce personnage de l’ombre : https://www.youtube.com/watch?v=qV7OsT6GdCI

    Répondre
    1. Rimbaud,1870

      Le Mal

      Tandis que les crachats rouges de la mitraille
      Sifflent tout le jour par l’infini du ciel bleu ;
      Qu’écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
      Croulent les bataillons en masse dans le feu ;

      Tandis qu’une folie épouvantable broie
      Et fait de cent milliers d’hommes un tas fumant ;
      – Pauvres morts ! dans l’été, dans l’herbe, dans ta joie,
      Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !…

      Il est un Dieu qui rit aux nappes damassées
      Des autels, à l’encens, aux grands calices d’or ;
      Qui dans le bercement des hosannah s’endort,

      Et se réveille, quand des mères, ramassées
      Dans l’angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
      Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir !

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      1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

        Merci ! Cher Rimbaud. Il vibrait aux horreurs de la guerre de 1870. Rien n’a changé, n’est-ce pas ? et seul le poète est capable d’en dire quelque chose. Ou le mystique, mais n’est-ce pas pareil ?
        M.B.

        Répondre
    2. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Oui, tout cela est vrai. Nous sommes une petite poignée de petits pays qui croyons encore à la démocratie. Combien de temps allons-nous résister ? Devant un tsunami, que peut-on faire et que peut-on dire ? Le beau poème de Rimbaud ci-dessus montre qu’il n’y a rien de nouveau.
      Sauf peut-être l’étendue des souffrances.
      M.B.

      Répondre
    3. P.K.

      Dans mon commentaire ci-dessus, j’ai précisé pour l’Inde, le nom du Président Ram Nath Kovind.
      En réalité c’est Narenda MODI, premier ministre, qui est celui qui gouverne et impose sa vision nationaliste indouiste.
      Reporters sans frontières :
      « À la tête du Gujarat à partir de 2001, Narendra Modi se sert de cet État d’Inde de l’ouest comme d’un laboratoire de son système de contrôle de l’information, qu’il va pleinement déployer après son accession au poste de Premier ministre, en 2014.
      Sa première arme consiste à saturer les médias grand public de discours et d’informations susceptibles de légitimer son idéologie nationale-populiste. Pour mener à bien ce dessein, il a développé des liens privilégiés avec les grands industriels du pays qui dirigent de vastes empires médiatiques. »

      Répondre
  3. Claude Trogler-Briand

     » le premier « crime contre l’humanité » attesté par l’Histoire. »…
    le  » attesté par l’Histoire  » est d’importance, parce que le Livre de Josué, bien antérieur, est un meilleur exemple de « premier « crime contre l’humanité » « … des dizaines de cités pacifiques, attaquées le plus souvent par surprise, où TOUTE la Population : hommes, femmes, enfants et souvent jusqu’au bétail, aurait été exterminée par une horde d’Hébreux autrement plus féroce que celle d’Attila !
    Heureusement, les historiens sont à présent formels, tout cela est pure invention !… Les Hébreux n’ont pas (re-) conquis la Terre de Canaan, ils se sont progressivement fondus dans la population (les confrontations génétiques avec le contenu de tombes antérieures montre que les habitants de Canaan n’ont pas été exterminés… (ce qui était le moyen idéal pour que des descendants ne puissent pas demander des comptes aux futurs sionistes !) Josué n’a pas exigé – et obtenu- de Jéhovah qu’Il suspende la course du Soleil le temps d’achever les adversaires vaincus et en fuite à la bataille de Gabaon ! Le récit même de la prise de Jéricho fait glousser les archéologues : si ce fut, bien avant et à nouveau bien plus tard, une cité fortifiée, dans une « fourchette » de plusieurs siècles avant et après Josué, Jéricho n’était enceinte d’aucun rempart !!!… Bref, La Bible est une fabrication tardive (datant du règne de Josias, pour l’essentiel) visant à « justifier » le futur sionisme… par exemple en glissant à la fin du Déluge, l’incohérente malédiction de Canaan, qui bien que totalement innocent, se voit condamné à devenir « le serviteur » ( = l’esclave) de ses frères (en fait, de ses oncles, plus particulièrement Sem, l’ainé) et « à vivre sous leurs tentes » ( = donc à ne plus avoir de domicile propre)… Compte tenu de l’héritabilité de la faute chère à La Bible, les descendants de Canaan, seront donc spoliés de leur Terre au profit des descendants de Sem !!!
    Si l’on ajoute à cela que l’Exode, avec ses 600000 hommes (sans compter les femmes et les enfants, ce qui faisait 1500000 à 2000000 personnes… plus de la moitié de la population TOTALE de l’Égypte à l’époque) emboitant le pas au fictif Moïse… sans qu’aucune trace n’en subsiste dans les chroniques égyptiennes… Et puis, tout ce monde, même sans prendre en compte le bétail, çà représentait, au bas mot, 3000 à 4500 m³ d’eau à distribuer chaque jour… et 225 à 300 tonnes d’excréments à collecter et éliminer au quotidien ( Ah, ben m***e alors !!!).
    Se fier à La Bible requiert VRAIMENT une Naïveté étonnante !

    Répondre
    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Se fier à Poutine et aux infos russes requiert aussi, une naïveté étonnante ! Come les écrivains bibliques, il ré-écrit l’histoire à coup de mensonges assuumés.
      Poutin’h ben Wladimir, auteur de la Bible russe…
      M.B.

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      1. Gris

        Il n’y a pas de vérités en tant de guerre.
        Les gens aiment le drame et excluent la vision plus générale de l’histoire ou encore la sagesse spirituelle d’un peuple. Ils ignorent aussi les approches plus nuancées comme celle du bourreau, de la victime et du sauveur. C’est en direct sous nos yeux.
        On peut condamner car ça nous rassure ou parler jusqu’à l’hystérie. Malheureusement je constate que les « sauveurs » sont hystériques pour le moins (pour le plus ce sont les gens de pouvoir qui invectivent à la façon Biden) car il ne sont que des chiens de Pavlov, sans maîtrise de leurs opinions et je ne prendrai qu’un exemple parmi des milliers :
        https://www.anguillesousroche.com/actualite/un-grand-maitre-dechecs-russe-est-interdit-de-competition-pour-avoir-exprime-une-opinion-politique-erronee/
        Et certains parlent de démocratie ???

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