PEUT-ON COMMUNIQUER AVEC LES MORTS ?

Au cours d’un repas, une amie, technicienne qualifiée, me raconte : le fils de sa belle-sœur est mort, jeune encore, dans des circonstances tragiques. Une personne qui ne connaissait pas la mère (et qui ignorait les circonstances du décès) parvient à lui faire dire par un tiers : « Votre fils m’a chargé de vous dire qu’il ne fallait pas être triste, que tout allait bien pour lui. » Puis la réceptrice du message ajoute des détails que seule la mère pouvait connaître.

Toute troublée, mon amie me demande : « Il n’y avait aucune relation entre la réceptrice du message et la maman du jeune homme mort. Qu’en penses-tu ? » Je lui raconte alors ce qui m’est arrivé : « Il y a 35 ans, ma mère est morte à 18 heures. Le soir de ce même jour, vers 22 heures, je n’arrivais pas à dormir quand j’ai entendu distinctement sa voix qui m’appelait d’une pièce voisine : « Michel, Michel ! » Je n’avais pas bu, j’étais bien éveillé, j’ai reconnu sa voix. Or le lendemain matin, ma sœur – parfaitement matérialiste et équilibrée -, me téléphone : « Hier soir, comme toi je n’arrivais pas à dormir et j’ai vu, distinctement, la silhouette de maman profilée sur le rideau de ma chambre. – Elle t’a parlé ? – Non, juste souri.  C’est dingue ! Je n’ose le dire à personne ».

Mon amie intervient : « Que faut-il en penser ? Moi, ça me dépasse ! » Alors, je lui ai résumé ce que j’avais déjà publié sur ce sujet. (1)

I. Un phénomène trop fréquent pour être rejeté

« Il y a longtemps, j’ai fait des recherches sur d’éventuelles relations entre les vivants et les morts chez des peuples anciens. Pour découvrir que dans l’histoire de toutes les civilisations, il y a des témoignages de contacts entre les vivants et le monde de l’au-delà. Mis par écrit dans des contrées éloignées les unes des autres, on trouve ces récits depuis la haute-antiquité jusqu’à nos jours. Ils ont été intégrés dans les mythologies de l’Égypte, de la Grèce, de Rome, mais dans la littérature de l’antiquité il y a aussi des récits factuels, souvent très brefs, de morts qui se manifestent aux vivants.

« Ce même genre de récits, les anthropologues les ont collationnés dans des traditions orales de tribus dites ‘’primitives’’, en tout cas sans littérature écrite. Lorsque pareille convergence se manifeste entre peuples hétérogènes, sans rapports entre eux et à travers les siècles, je dis qu’il faut faire attention : on ne peut pas éliminer un fait si largement attesté sous prétexte qu’il ne concorde pas avec notre science d’aujourd’hui.

  « Ce que tu me racontes sur ta belle-soeur et qui te choque, ai-je ajouté à mon amie, c’est beaucoup plus fréquent que tu ne penses. Le plus souvent, les témoins de contacts avec les morts ne disent rien parce qu’ils font un blocage sur ce sujet, ou parce qu’ils ont peur des moqueries, voire des soupçons de déséquilibre mental. Mais depuis que j’ai ‘’entendu’’ ma mère, je suis ouvert à cette possibilité. Et plusieurs personnes m’ont raconté des phénomènes similaires qu’elles avaient jusque-là enfouies dans leur arrière-boutique mentale. Parce qu’elles sentaient que je ne les jugerais pas, et que j’écouterais leur témoignage jusqu’au bout. Restait à vérifier la fiabilité de ces témoins, en leur posant quelques questions précises – ce que j’ai toujours fait. Ma collection s’augment lentement, mais sûrement.

« Désormais, pour moi la question n’est plus : « Ces faits existent-ils ? » mais « Comment les expliquer ? » Quand je me suis tourné vers des psys français, prisonniers de leurs dogmes freudiens et lacaniens, leur réponse a été unanime : autosuggestion. C’est-à-dire « circulez, y’a rien à voir ».

« Je connais, interrompt mon amie avec un sourire, j’ai fréquenté ces gens-là.

« Oui, mais moi, j’avais des faits rigoureusement contrôlés. Quand un scientifique rencontre un fait qui ne ‘’colle pas’’ avec les certitudes scientifiques en vigueur, il ne l’écarte pas, il l’examine sous toutes ses coutures jusqu’à ce qu’il l’explique. Et s’il constate que, pour l’instant, il ne peut pas l’expliquer, il ajoute toujours : « Pas encore. » Toute autre attitude mentale n’est pas scientifique, elle est religieuse.

II. La réponse du Bouddha Siddhârta

« Alors j’ai été voir ce que disait le Bouddha Siddhârta. Sa conception de l’Homme et de sa destinée est très différente de la nôtre, tu iras voir ce que j’en ai écrit (1). Elle tient en une phrase : « Rien ne disparaît, tout se transforme. »

« Ça veut dire quoi ?

« Quand une partie de la masse d’un atome disparaît, elle se transforme en énergie, c’est la bombe atomique. Rien ne disparaît, tout se transforme, c’est une loi universelle. Quand on meurt, on ne disparaît pas, on vit d’une autre façon, on vit différemment.

« Ça, dit mon amie, j’y crois pas !

« Parce que tu es totalement formatée (et bloquée) par ta culture à la fois judéo-chrétienne et positiviste. Écoute les autres cultures, celles de l’autre moitié du monde ! Le Bouddha ajoute qu’il faut au ‘’mort’’ un certain temps pour renaître, soit dans une vie terrestre s’il n’a pas fini de s’accomplir (de purifier son karma), soit dans le royaume des ‘’divinités supérieures’’ – qui correspond dans son langage au ‘’ciel’’ dont parlent toutes les civilisations, sous d’autres noms. Alors, le mort ne revient plus.

« Combien de temps dure ce « un certain temps », ajoute-t-elle ?

« Au cours des siècles, les Tibétains ont accumulé sur cette question quantité de témoignages. Un gros dossier, dont j’ai pu tirer l’essentiel grâce à l’aide de mon ami Matthieu Ricard. Selon eux, le défunt – souvent un maître ayant acquis un haut degré d’accomplissement -, peut se manifester à ses disciples ou à ses intimes pendant un laps de temps qui ne dépasse pas 7 semaines. Alors, ayant choisi soit de renaître (pour travailler à son karma), soit de ne plus renaître, les manifestations cessent.

« Et… il y a des témoignages ailleurs que dans le bouddhisme ?

« Plein ! Je te rappelle que selon les évangiles, Jésus, dans les jours qui ont suivi sa mort, serait apparu à ses disciples, femmes et hommes. Ensuite, dans l’histoire de l’Occident chrétien, quantité de mystiques ont eu des relations avec des personnes de l’au-delà…

« Les mystiques sont des névrosés, m’interrompt-elle !

« Détrompe-toi ! Je les ai beaucoup fréquentés, va voir ce que j’en dis ailleurs (1). Ce sont la plupart du temps des gens très équilibrés, qui ont réalisés une œuvre considérable et concrète comme François d’Assise, Jeanne d’Arc, Thérèse d’Avila ou le curé d’Ars. Ou tout récemment, comme la mère Yvonne-Aimée de Malestroit, grande résistante qui a tenu tête à la Gestapo et a été décorée par le général De Gaulle en 1945. Tous, ils ont eu des relations, parfois des entretiens, avec Jésus, Marie ou d’autres personnages de l’au-delà.

« Mais tu m’as dit que les morts ne se manifestent pas plus de 7 semaines après leur départ ?

« C’est ce que constatent les Tibétains chez leurs Éveillés ‘’ordinaires’’, si j’ose dire. Il est clair que pour des Éveillés d’un niveau exceptionnel comme Jésus ou Marie, ils peuvent se manifester longtemps après leur mort. Je te signale qu’on rencontre le même phénomène de contacts avec l’au-delà dans le soufisme, les chamanismes… et je n’ai pas fait une enquête mondiale !

III. Des explications ?

Mon amie reste songeuse un instant.

« Et… ces cultures, elles donnent une explication au phénomène ?

« Elles le constatent, parfois elles le valident, mais non, je n’ai trouvé nulle part d’explication comme celle que tu cherches, à la fois rationnelle, scientifique et positiviste. Sauf peut-être chez Karl Rahner, un théologien allemand dont j’ai été l’élève autrefois. Disciple de Hegel et Heidegger, il était difficile à comprendre. Il reprenait à son compte la métaphysique de saint Thomas d’Aquin (XIIIe siècle) pour dire qu’à sa mort, le défunt acquiert ce qu’il appelait un « statut pan-cosmique », c’est-à-dire une présence à l’ensemble du cosmos – ce qui expliquerait sa capacité d’être perçu en certaines circonstances par certaines personnes en certains endroits. Tu vois, Rahner n’expliquait rien : il se contentait de dire avec des mots modernes et très compliqués qu’il n’avait pas d’explication.

« Alors… personne ne peut me faire comprendre ce qui est arrivé à ma belle-sœur ?

« Pour l’instant. Notre science ne s’est pas encore emparée de ce problème. Mais il y a les faits, soit historiques soit contemporains, dont je t’ai parlé. Et je ne t’ai encore rien dit des EMI…

IV. Les Expériences de Mort Imminente (EMI)

« Ça, je connais, dit-elle. Des gens qu’on arrive à ranimer après qu’ils soient morts cliniquement. Ils racontent tous la même chose : le mort se sépare de son corps, il se « voit » sur la table d’opération puis pénètre dans un tunnel qui aboutit à une vive lumière. Il voit venir à lui des silhouettes de morts connus et aimés qui l’appellent, il ressent un bonheur intense… et puis, patatras ! Il est réanimé et se retrouve dans son corps terrestre, en regrettant d’avoir dû revenir parce qu’il était si bien dans l’au-delà !

« Je vois que tu es au courant. C’est un médecin américain, Raymond Moody, qui a découvert ce phénomène inconnu jusque-là. En 1970 il a publié un petit livre, La vie après la vie, où il dit avoir examiné 136 cas de patients réanimés après une mort clinique. Depuis, des dizaines de livres, souvent publiés par des médecins qui ont examiné des milliers de cas, ont confirmé l’existence des EMI. On en a même fait un film ! Moi-même, j’ai rencontré deux personnes qui ont vécu une EMI, toutes deux parfaitement équilibrées.

« L’existence des EMI est donc indiscutable. Ce qui me pose question, c’est que le cerveau n’étant plus irrigué pendant la brève période de mort clinique, comment la personne réanimée peut-elle se souvenir de son expérience ? Quelles sont les zones de son cerveau susceptibles d’avoir été imprimées pendant l’EMI, de sorte qu’il récupère le souvenir après réanimation ? Tu vois qu’il reste du travail pour la recherche en neuroscience !

 «  Les EMI confirment l’enseignement du Bouddha : tout se transforme, la mort n’existe pas. Qu’ensuite certains défunts puissent se manifester à leurs proches, c’est un fait. Pour l’instant chère amie, je ne peux pas t’en dire plus.

V. Cela peut-il m’arriver ?

« Mais alors… Cela pourrait-il m’arriver, à moi comme à ma belle-sœur ?

« Voilà comment je comprends les choses – ce n’est pas scientifique, c’est mon expérience d’historien et de témoin. Ceux qui nous ont précédés (et qui vivent dans un espace-temps autre que le nôtre) sont attentifs au moindre détail de nos vies. Il peut arriver qu’ils souhaitent – ou qu’ils tentent – de nous contacter. Mais pour que le message passe, il faut que le récepteur soit disposé à l’entendre ou à le percevoir. Et c’est rarement le cas puisque peu de gens, semble-t-il, ont intégré complètement, sans réticences à la fois affectives et intellectuelles, l’existence d’un monde de l’au-delà peuplé de vivants. Pas mal de gens croient à un « ciel », mais c’est abstrait et plus ou moins folklorique. Pour eux ce n’est pas concret, aussi évident et réel que cette bouteille de vin en face de nous. Si un message leur parvient, la plupart des gens se ferment et le rejettent à cause de leurs blocages culturels. Ils refusent de recevoir ! Et quand ils reçoivent, presque toujours – comme ma sœur -, ils n’osent pas en parler.

« Quel genre de message ?

« En état de sommeil ou demi-sommeil, il y a les rêves. Les Anciens leur accordaient une grande importance, mais depuis il y a eu le docteur Freud et ces perceptions oniriques doivent être analysées avec soin.

« En état de veille il y a des perceptions auditives (on entend, comme moi avec ma mère) ou visuelles (on voit, comme ma sœur.) Certains grands mystiques vont beaucoup plus loin, ils parlent et on leur répond – mais ce sont des happy few et ils n’en tirent aucune gloire.

« Et puis, toujours en état de veille, il y a cette sensation diffuse, indescriptible, de la présence à nos côtés d’un défunt aimé : « Il ou elle est là, près de moi. » Ça, c’est beaucoup plus fréquent. Mais pour nos amis psys c’est le terrain privilégié de l’autosuggestion. Chacun se fera son opinion en analysant honnêtement ce qui lui arrive ou ce qu’il ressent.

« Alors je conclus comment, moi ?

« Inutile de chercher des contacts sensibles avec nos morts : il suffit de savoir qu’ils vivent, dans un autre espace-temps que le nôtre, et qu’ils sont présents à nos côtés à chaque instant – même si on ne perçoit pas leur présence. On peut leur parler – mais ça aussi c’est inutile, puisque leur « statut pan-cosmique » leur permet de lire dans nos pensées, avant même qu’elles ne parviennent à nos lèvres !

« En fait, dit mon amie, on vit dans un monde à quatre dimensions, trois dont on a l’habitude et une quatrième dont on ne sait pas grand-chose ?

« Dont nous ne savons plus grand-chose ! Soit parce que nous avons oublié ce que savaient les Anciens, soit parce que nous les considérons comme des ignorants. Mais pour beaucoup d’entre eux, l’univers était multidimensionnel et la vie humaine ne se résumait pas à une brève parenthèse entre une maternité et un cimetière !

« Bon, dit-elle, et maintenant si on débouchait cette bonne bouteille ? »

                                                                                                                         M.B., 11 mars 2018

(1) Sur ce sujet, plusieurs articles à consulter dans ce blog :

La mort, et après ? : La mort, et après ? . Peut-on rester en communication avec les morts ? . La mort en face . L’ombre de la mort dans le christianisme et l’islam . Le Suaire de Turin a-t-il un avenir ? Comprendre la mort

L’enseignement du Bouddha Siddhârta : L’Homme et sa destinée selon le Bouddha Siddhârta . A l’amie qui voulait croire en Dieu (sans y arriver) : petit traité d’anti-Athéologie . Et la deuxième partie de Dieu malgré lui, « un Bouddha juif »

Les mystiques Le diable existe-t-il ? Les mystiques (I) et Les mystiques (II)

32 réflexions au sujet de « PEUT-ON COMMUNIQUER AVEC LES MORTS ? »

  1. Lucien M. Martin

    Par la réflexion, je suis depuis longtemps convaincu de la réalité de âme, entité distincte de notre corps physique, bien qu’elle lui soit liée durant notre vie physique. Je crois pouvoir dire que je suis certain de son existence ; la formule peut sembler quelque peu contradictoire, tant croire et être certain semblent rationnellement peu compatibles. Je veux seulement dire que ma certitude ne me rend pas aveugle au fait que je serais bien incapable d’en prouver l’exactitude.

    Mais, de la croyance dans l’âme – d’où découle nécessairement la croyance dans un au-delà – à la croyance dans la possibilité de communication avec les morts, il y a un pas que, rationnellement, je ne franchis pas ; j’entends : par moi-même.

    Mais j’ai lu récemment un ouvrage écrit par un chercheur américain, Gary E. Schwartz, qui a enseigné notamment à Yale et à Harvard – ce qui est tout de même une référence – un ouvrage intitulé « The Afterlife Experiments : Breakthrough Scientific Evidence en Life After Death.

    Il s’est lancé dans une recherche scientifique extrêmement pointilleuse sur l’éventuelle possibilité de communication avec les morts. L’ouvrage retrace avec une précision quasi tatillonne l’organisation des expériences auxquelles il s’est livré, avec la collaboration de quelques médiums réputés (tous ne sont pas des charlatans, même si cette corporation y est très largement représentée). C’est extrêmement impressionnant et il y a toute apparence scientifique qu’il a ainsi fait la preuve de tels contacts. C’est capital.

    Cela dit, un aspect de ces recherches appelle une observation. Lors de certains de ces contacts, les « chers disparus » donnent de leur vie outre-mort une description idyllique : en un mot, tout de notre monde, nettoyé de toutes ses faiblesses et de ses défauts. J’avoue que mes réflexions (évoquées plus haut) ne me permettent pas de croire à la vérité factuelle de ces descriptions, tout simplement parce qu’elles sont trop matérielles, terrestres, anthropomorphes dirais-je, tant je suis profondément convaincu que cette vie de l’au-delà – que je pense être la vraie vie – est ontologiquement étrangère à la matière (cette matière que la science contemporaine tend à dématérialiser, d’ailleurs).

    Pour autant, cela ne me conduit pas à révoquer en doute les conclusions de cet ouvrage. Je ne doute pas que ces disparus aient bien tenu les propos rapportés dans l’ouvrage. Ce que je crois c’est qu’ils ne se sont exprimés que par métaphore, tant, par nature, la description de cette vie de l’au-delà est inexprimable avec notre langage d’êtres de chair et de sang ; d’où cette idéalisation de la vie future, seule accessible à notre esprit empêtré dans la vie matérielle.

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  2. Olivier

    Bonjour,
    Encore un récit (bien mené) sur ce sujet, agrémenté de 26 participations. Mais si l’on voit réapparaitre, comme d’habitude les noms de Moody, Eben Alexander, Charbonnier, Stephane Alix, et bien sûr les innombrables EMI, jamais n’apparaissent les noms de Pierre Monnier, Paqui Lamarque, Roland de Jouvenel et Arnaud Gourvennec, dont les messages après leurs décès, n’ont jamais été provoqués, ni n’ont eu besoin de médiums. Beaucoup, comme Jean Prieur (+ en 2016 à 102 ans), les ont appelés « messagers christiques », car dans le sillage des évangiles, auxquels il est souvent fait référence sans jamais aucune opposition. Les derniers messages connus, ceux d’Arnaud Gourvennec, décédé à 13 ans et demi, ont été reçu par son père Paul, lui-même décédé le 5 février 2018. Ils ont été regroupés sous le titre « Vers le soleil de Dieu » (VSD), en 5 tomes, éditions Lanore (comme tous les autres messagers christiques cités). Pour les personnes intéressées, commencer d’abord par « Dis leur Mamoune » de Nicole Gourvennec, et pour les quatre messagers par « Où irons-nous ? » de Pierre-Marc Anthonioz, mais malheureusement introuvable aujourd’hui.
    Pour finir, quelques citations : «  » Chacun sur Terre doit déjà forger sa vie future, car la vie éternelle n’est qu’un prolongement. Dis-toi que ta vie humaine n’est qu’une racine en terre, une graine dans l’argile, et que ton éclosion sera au Ciel.  » et  » Toute concrétisation est une vision fausse. Vous avez tous raison et tous tort, car le paradis pour chacun ressemblera à son paradis intérieur, puisque de l’autre côté de vous-même, c’est encore vous-même.  » (Roland de Jouvenel).
    « la Bible peut être comparée à une galerie sacrée de tableaux vivants ; aussi comme dans une œuvre picturale, ne faut-il jamais gommer la perspective : les Prophètes annoncent le drame glorieux du Christ et peignent avec leurs mots, le décor moral et spirituel de l’humanité de leur temps. » et
    « Votre siècle n’est pas aussi spirituel qu’il le croit parce que ce n’est plus du Christianisme que jaillit la profusion d’amour et d’espérance. Même les sectes et les courants nouveaux qui prolifèrent n’en sont plus issus, quand bien même ils y feraient référence. » V S D T V (Arnaud Gourvennec).  » « Je vais aborder le sujet si préoccupant pour nous de l’indifférence voire de la négation de la Vie après la vie, de la résurrection immédiate, attitude tellement courante dans l’Église qu’elle révèle une grave crise de la foi, plus grave encore que vous ne pensez car elle atteint des pans entiers de l’Eglise à travers des fidèles, des prêtres, des théologiens, que vous pouvez tous les jours lire ou rencontrer et qui manifestent une foi morbide par ce refus d’accepter la mort dans toutes ses conséquences donc la vie difficile qu’il leur faudra affronter dans l’Au-delà !
    Ces négateurs de la foi vous disent qu’ils ne voient dans l’Évangile qu’allusions brèves, rares et voilées à notre résurrection. Ce n’est pas pour rien qu’ont été inventées les expressions : « repos éternel », « ici repose. etc. »
    Ce n’est pas ça du tout ! Chassez ces paresses, ces peurs et ces lâchetés de l’esprit.
    « Non, debout les morts !  »
     » Point de sommeil, paresseux !  »
    Pas de repos, égoïstes !  »
    Voilà ce que vous entendrez si vous ne vous êtes pas préparés.
    Dites-vous que mourir, c’est se lever tôt, ce n’est pas faire la grasse matinée dans les draps de Dieu. »
    Arnaud Gourvennec.

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Merci pour toutes ces citations. Ce genre de messages de l’au-delà est + fréquent qu’on ne croit (cf. les « Dialogues avec l’ange ») mais on n’en parle pas. La forme et le fond du message dépend beaucoup du réceptionnaire, de sa culture etc., c’est normal. Notre bref passage sur terre n’est qu’un moment dans une destinée infiniment + grande puisqu’elle est … infinie. Ce que l’esprit humain peine à comprendre.
      M.B.

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      1. Olivier

        Bonjour,
        Je vous remercie de votre réponse, mais sans aucunement chercher la polémique, je ne suis pas complètement d’accord quand vous dites: » La forme et le fond du message dépend beaucoup du réceptionnaire »et avant: « … pour que le message passe, il faut que le récepteur soit disposé à l’entendre ou à le percevoir. Et c’est rarement le cas puisque peu de gens, semble-t-il, ont intégré complètement, sans réticences à la fois affectives et intellectuelles, l’existence d’un monde de l’au-delà peuplé de vivants ».
        Si j’en crois les quatre messagers christiques, ce que Jean Prieur a écrit à leur sujet, et pour avoir rencontré le dernier « récepteur » connu, Paul Gourvennec, ils étaient très éloignés de ce monde et cette représentation (pas comme ceux qui font appel au médium, ceci dit sans jugement). Par ailleurs les messages de Paqui ont été reçus par trois « scribes » différents et on retrouve le même style d’écriture.
        Par ailleurs, pour avoir entendu des témoignages d’amis, et vécu la présence « entourante », par sa mère de notre fils disparu, il est vrai que ces phénomènes interviennent peu de temps après le décès du proche (les « 7 semaines »des tibétains…). Mais les messages de Pierre, Paqui, Roland, se sont étalés chacun sur une vingtaine d’années. Point n’est besoin cependant, de messages de l’au delà de nos « éveillés » 😉 chrétiens, comme par exemple d’Yvonne Aimée dont vous parlez , pour ressentir encore sa présence dans la clinique de Malestroit.
        Evidemment vous avez le droit de croire et d’affirmer, si vous en avez eu la vision, ou au moins l’intime conviction: « On peut leur parler – mais ça aussi c’est inutile, puisque leur « statut pan-cosmique » leur permet de lire dans nos pensées, avant même qu’elles ne parviennent à nos lèvres ! » , j’eu préféré lire quelque chose d’un peu plus porteur, comme :  » Priez pour eux, priez avec eux, mais ne les priez pas » (Jean Prieur).
        Mais, au bout du compte, pour reprendre les « Dialogues avec l’Ange » que vous évoquez, eux aussi dans le sillage des évangiles, « CEUX QUI QUESTIONNENT SONT PLUS CHERS DEVANT LUI QUE CEUX QUI SAVENT » (Entretien 4 avec Gitta).

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        1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

          Paul Gouvernec était fort éloigné du monde de l’au-delà ? Dans son conscient peut-être. Mais dans son inconscient ? Nous refoulons tellement de choses ! Le fait qu’il ait « reçu » un message montre qu’il POUVAIT le recevoir. C’est ce que je voulais dire.
          M.B.

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  3. Stéphane MICHAUD

    Cher Michel,
    un sujet passionnant et encore mystérieux, passionnantes aussi les réactions des lecteurs. Merci pour cette intervention. En marge du sujet, vous dites à un moment que « Il est clair que pour des Éveillés d’un niveau exceptionnel comme Jésus ou Marie, ils peuvent se manifester longtemps après leur mort. »
    La question que je me pose concerne Marie: je n’ai certes pas les connaissances pour en juger, mais je ne pensais pas, ne savais pas que l’on pouvait la considérer comme une « éveillée ». Il me semblait que son culte était extrêmement tardif dans la religion catholique, et par conséquent que son image était plutôt destinée uniquement à mettre en « valeur » l’origine miraculeuse de Jésus et sa filiation divine. Son action dans les Evangiles est extrêmement limitée et fragmentaire (sans doute a t-elle eu un rôle bien plus important que celui décrit), et je ne connais pas les autres textes, de ce fait je me demande pourquoi vous la considérez également comme une « éveillée »
    Pourriez-vous m’éclairer sur le sujet (peut-être que cela devrait faire l’objet d’un article à part entière!)
    Merci!

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Dans les évangiles le rôle de Marie est très effacé, mais à Cana (Jean) on voit qu’elle a une relation mère-fils normale pour l’époque. On n’en sait pas plus. C’est la suite, dans l’histoire de la chrétienté, qui permet de la qualifier d’Éveillée. Là encore, les faits priment : il y a eu de nombreuses apparitions/relations entre Marie et des mystiques. Certains dignes de foi. D’où la conclusion. L’historien considère les faits.
      Je ne ferai pas un article là-dessus, cela me demanderait trop de documentation : tant et tant de témoignages à vérifier, qui ont fait l’objet d’études serrées de la part de quelqu’un comme Laurentin !
      Merci, M.B.

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  4. Jojo

    Cher MB,
    Pour toute personne intellectuellement honnête, la survie des morts est une question qui ne se pose plus. C. Flammarion, qui n’était pas un ésotériste allumé, mais un scientifique soucieux d’éducation populaire, avait déjà, au début du siècle précédent, collecté de très nombreux témoignages sur la communication avec les morts. Plus près de nous, dans de nombreux ouvrages, J. Prieur a, lui aussi, accumulé une immense documentation établissant la possibilité de communication entre les deux mondes. Et le P. Brune, dans un livre capital, en deux volumes, » Les morts nous parlent », fait une synthèse magistrale de la question, en s’appuyant sur des faits irrécusables. À la suite de Moody, plusieurs médecins américains, comme Sabom, ont publié de nombreux cas prouvant que lors des états de morts provisoires, ceux qu’on appelle expérienceurs voyaient leurs facultés perceptives et intellectuelles beaucoup plus développées alors même que leur cerveau ne fonctionnait plus, ce que confirme le livre d’Alexander. Enfin le remarquable « Mort ou pas » du neurochirurgien néerlandais P. van Lommel, qui a publié un cas irrécusable dans une revue médicale de premier plan, fait passer ainsi tous ces faits à l’état de réalité scientifique. Les livres des docteurs Jourdan et Charbonier apportent à tout cet énorme dossier de tout aussi irrécusables confirmations, faites dans une logique parfaitement scientifique. Il faut aussi rappeler le dernier livre de S. Allix, qui montre comment il a pu communiquer avec son père défunt.
    L’information est donc disponible, validée par nombre de témoins, et de médecins. Les morts ne disparaissent pas. Il est donc assez logique qu’ils puissent, dans certaines conditions, communiquer avec nous. Les médiums ont assez mauvaise presse, mais il faut reconnaître qu’il leur arrive de faire des révélations étonnantes à ceux qui les consultent (et aussi de ne rien percevoir du tout).
    La question est donc entendue, et ceux qui ont pu recueillir des témoignages d’expérienceurs et de constater qu’ils correspondent à toute cette littérature qu’ils ne connaissaient pas, ne peuvent qu’admettre que la mort n’est que la fin d’une existence terrestre, qui s’ouvre sur autre chose.
    Evoquer le Bouddha, qui niait l’atman, me semble en revanche assez singulier en l’occurrence. S’il n’y a pas d’âme, comme disent les bouddhistes (en réaction à l’hindouisme), elle ne peut pas survivre puisqu’elle n’existe pas. L’autorité du Bouddha, si tant est qu’il en ait une, est donc ici réfutée par l’incontestable permanence de l’âme.
    Nous savons donc aujourd’hui de façon certaine que la vie ne s’arrête pas à la mort. C’est une réalité scientifique validée par l’expérience. Penser le contraire relève de la pure croyance. Les positions se sont donc inversées: le matérialisme est devenu une foi, tandis que l’esprit scientifique nous montre que la mort n’est qu’un changement d’état.

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Merci. Concernant le rejet de l’âme par Siddârtha, c’est + complexe et + nuancé que ce que vous en dites. Ce qu’il rejette, c’est l’âme comme entité séparée du corps, ayant une vie autonome en-dehors de lui. Et donc l’idée d’in-carnation. Je n’ai pas la place ici d’en dire +, voyez le Digha Nikaya (et bon courage pour l’avaler)
      M.B.

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      1. Jojo

        Merci de votre réponse, mais justement le fait que les EMI montrent que l’âme continue à exister, à percevoir et à penser (et à mémoriser, sans passer par le cerveau, ce qu’elle vit à ce moment), montre clairement que l’âme existe aussi quand elle est séparée du corps, qu’elle a une vie autonome après la mort, tandis qu’elle est incarnée quand nous sommes ici-bas. Le bouddhisme est par là même réfuté sur ce point, tandis que la position de Socrate s’en trouve validée.

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        1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

          Encore une fois, l’anthropologie de Siddârtha (à distinguer du « bouddhisme ») est plus complexe que celle de Socrate et du judéo-christianisme. Quant à l’anthropologie de l’hindouisme, elle est variable selon les lieux & époques, son interprétation est délicate. Ce qui est sûr, c’est que Siddârtha rejetait celle qu’il connaissait, qui était en vigueur dans la vallée du Gange à son époque (Ve siècle ?)
          M.B.

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          1. Jojo

            Effectivement c’est plus complexe, et les pensées orientales, en général, sont suffisamment englobantes pour ne pas s’arrêter à ce qui pour nous serait contradictoire, de sorte que nous avons du mal à les plier à nos logiques binaires. Il reste que la position socratique (qui n’est pas exactement celle du christianisme et encore moins celle du judéo-christianisme, dont votre dernier livre montre la fin terrible dans l’indifférence générale, est celle qui correspond le mieux à l’anthropologie qui se dégage de toutes ces expériences.

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  5. Angelini

    Peut être pourrais je amener un éclairage nouveau sur cette question en vous relatant l’expérience récente et toujours en cours dans une unité de soins palliatifs quelque part aux états unis…Une chambre de ce complexe est équipé d’un spectromètre capable par observation de déceler la plus petite diffusion d’énergie (le même procédé scientifique que la télescopie à l’envers)…Il semblerait d’après les premiers résultats qu’une infime énergie s’échappe de notre hypophyse au moment électroniquement constaté du décès. Les scientifiques appellent ce phénomène la « mémoire quantique » à cause des émetteurs récepteurs situés aux bouts de notre ADN…Que recevons nous et qu’émettons nous de notre vivant sauf des informations (quantiques) appelées pensées ! Voila leur piste… Nous baignerions dans un océan informationnel qui se propage dans l’ombre parce que la vitesse de son énergie dépasse celle de lumière ! Mais sa trajectoire serait rectiligne et non ondulatoire…D’où l’espace temps expliqué…Maintenant, ne leur demandaient pas encore où va remettre son rapport cette « mémoire quantique » ou a qui et pourquoi ! Pour le moment cela reste un mystère et chaque chose en son temps…Conclusion : l’Âme communément appelée mémoire quantique ou inversement serait bien immortelle…et baladeuse !…Le secret du 33 ème degré du rite Écossais dit : « Nous ne sommes pas des êtres matériels qui cherchons la spiritualité. Nous sommes des êtres spirituels qui expérimentons la matérialité »… Il manque à l’organisation de l’univers sa partie invisible…notre science commence a regarder non plus la lumière mais la chaleur. Détail subtil…Intéressant non ! … A titre personnel cet article me rapproche de vos Livres…De vos bons Livres…Merci… Quand aux EMI, « les revenants » reviendraient sous la forte pression d’un proche a ce qu’il reste encore ! (des infos a prendre sans doute)…Il serait temps de remplacer nos tombes par des arbres Mr Benoit… Devant la bonne nouvelle nos cimetières en deviendraient forêt de joie…

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Oui, on cherche beaucoup sur ces sujets aux USA et en Russie. Attendons les résultats confirmés.
      M.B.

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  6. cil

    A ce sujet qui me tenaille depuis que j ai conscience de vivre pour mourir soit depuis l âge de 7 ans environ voici comment mon père m a prévenu de son départ.
    je rêve que mon père est allongé sur une pierre tombale dans 1 grotte à peine éclairée Il a les yeux clos Il est mort j entends des chants qui s élèvent enveloppant l atmosphère de ce lieu calme
    Je me réveille mal à l aise car mon père est hospitalisé et je vais le voir ce matin là ( parler avec le docteur ai sujet de la maison de repos qui pourrait l accueillir) . Lui même cherche à travers diverses lectures le : » qui suis je ou vais je dans quel état j erre ? »on est en 1980.
    Je raconte mon rêve funeste à mon père on en rit avec le docteur puis Il se lève de son lit d hôpital pour me raccompagner à la porte vitrée et me fait signe de la main.
    Ma mère doit venir avec moi l après midi même.
    Je passe les détails de ce 5 juillet.
    Mon père est décédé à 14h ce jour là j ai pu l embrasser lui dire que je l aime le matin mais son coeur a lâché .
    la nuit suivante j ai l impression de continuer le rêve morbide de la veille : mon père est toujours étendu sur cette pierre grise dans cette grotte qui s éclaire cependant de plus en plus d une douce luminosité puis je sens et perçoit des fleurs et zoom au chevet de mon père lequel se soulève sur un coude sourire aux lèvres et comme s il allait se lever pour partir il dit : » woh »
    et je me réveille.
    Ma mère a rêvé d un aigle noir dans ses rêves ce soir là . Merci à Michel et à tous.
    Françoise

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      La littérature sur les rêves prémonitoires existe depuis l’Antiquité. Depuis, il y a eu M. Freud. Je ne sais que penser des cas concrets dont on me parle, merci de votre témoignage.
      M.B.

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  7. Emile Hesta

    Bonjour,
    Il m’a fallu un de temps de réflexion avant d’aborder le sujet ici,tant il est complexe et dérangeant comme vous l’écrivez si bien.C’était au début des années ’60 du siècle passé,je venais de perdre ma mère(en 1959),une nuit je fus reveillé par un bruit parfaitement identifiable:celui de quelqu’un qui frappe à la porte,je n’étais pas chez moi,mais dans ma garçonnière d’étudiant,maman est passée comme à travers cette porte,rapidement,mais elle était aussi très reconnaissable,portant le peignoir qu’elle avait au moment de son hospitalisation quelques jours avant sa mort,moins de deux ans au paravant.C’était très rapide et sombre.
    Il me semble me rappeler que le catholicisme romain pré-conciailre avait une explication à ce sujet.
    Quelques années plus tard,à Uskudar,loin d’ici tant en kilomètres qu’au point de vue psychologique,dans une Turquie pas encore ouverte au tourisme de masse,m’est apparu,pendant mon sommeil,un camarade de classe,rien de plus,j’insiste,que ma femme et moi avions visité quelques semaines avant,très mal en point sur son lit d’hôpital suite à une mauvaise grippe faite de complications qui ont entrainé sa mort quelques jours plus tard.Quelque peu poublié par nos autres camarades,il s’exprimait très difficilement,parfois avec des gestes,il nous a semblé qu’il voulait en dire plus
    Quel contraste avec son « apparition »:un être entouré de lumière,souriant,heureux à l’évidence, avec un indicible sourire qui me semblait exprimer de la gratitude.J’ai d’ailleurs immédiatement réveillé ma femme qui s’en souvient parfaitement.
    Maman était chrétienne,priant son chapelet en écoutant les émissions religieuses du dimanche à la radion,car grande cardiaque,elle n’était plus en état de se déplacer.
    Le camarade de classe,lui était athée militant et anti-clérical rabique.
    Cordialement.
    Emile.

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Merci d’augmenter ma « collection » ! Les morts, en effet, traversent les obstacles matériels (voyez l’une des apparitions de Jésus) Les Éveillés aussi, de leur vivant, selon Siddhârta qui n’attribuait à ce phénomène aucune importance.
      Notre horizon s’élargit !
      M.B.

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      1. Emile Hesta

        J’en suis bien aise.
        Siddhârta est un exemple de bon sens,particulièrement envers l’ordre des phénomènes supra-naturels,c’est évident.
        Effectivement,la question n’est plus de se demander si ces faits existent,mais les expliquer?
        Bien sûr,essayer de comprendre est le propre de l’homme.
        Dans mon cas,je me place dans la tradition séculaire de l’Eglise Indivise,qui prie pour les morts,non seulement suivant le calendrier liturgique ,mais aussi en remplissant les diptyques lors des divines liturgies…et plus on prend de l’âge plus le volet de droite se rempli…
        Emile.

        Répondre
      2. Debanne

        Bonjour Michel Benoit,

        Votre sujet m’a rappelé une histoire singulière. Il y a quelques années, l’une de mes élèves (brillante), à la fin de l’un de mes cours de psychopathologie est venue me voir.
        Monsieur, je souhaite vous raconter ce qui m’est arrivé au décès de ma grand-mère, j’avais 8 ans. Je ne l’ai jamais raconté à personne. Voici son récit.
        « Ma grand-mère habitait une maison toute proche de celle de mes parents. J’adorais aller chez elle tellement j’aimais cette mamie, incarnation de l’amour et de la douceur. Puis un jour elle est décédée, et mes parents ont dû mettre en vente sa maison. Je m’y suis opposée de toutes mes forces, tant j’y avais de souvenirs heureux. A tel point qu’à plusieurs reprises, j’ai retiré (sans qu’on me voit), la pancarte « à vendre » installée sur le portail. Mes parents pensaient que des gens leur en voulait de vendre cette jolie maison…
        Et un matin, alors que la pancarte avait été remise, je suis allée pour la retirer à nouveau. Mais lorsque je suis arrivée dans le jardin, j’ai vu ma grand-mère décédée assise sur le vieux banc en bois. Je me suis demandé ce qui se passait. C’est alors que ma mamie s’est levée, souriante, et m’a dit : « Marie, tu dois laisser tes parents vendre ma maison, ils ont besoin de cet argent ».
        Comme je restais sans voix, ma grand-mère m’a encore souri et je me suis sentie aimée comme lorsqu’elle était vivante… Puis, progressivement, sa personne s’est évanouie « comme dans un léger brouillard ». Je ne savais pas quoi penser mais je n’ai pas eu peur. Quelques jours plus tard la maison a été vendue… ».

        Je n’ai aucun doute sur la sincérité de cette personne qui, après avoir été diplômée, est devenue une amie. Qu’en penser ? Je vous laisse, ainsi qu’à chacun, le soin de se faire sa propre opinion…

        Amicalement,

        H de D.

        P.S. J’ai changé le prénom de cette personne.

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        1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

          C’est un cas parmi tant d’autres. La réceptrice ne voulait en parler à personne, c’est aussi fréquent. Il faut s’assurer de la validité du témoignage, ce que vous avez fait. Un de + dans ma « collection » !

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  8. JEAN-CLAUDE ROUSSIE

    questin difficile à apporter une réponse . Chaque naissance est porteuse de la mort , c’est sûr .Avant ou après la mort personne ne peut nous apporter de répnse et pourtant :
    il peut s’établir une communication par la pensée, de coeur à coeur avec le défunt et les défunts de notre famille proche, comme s’ils étaient là, avec nous.
    on a l’intuition comme s’ils étaient là avec nous à nos côtés
    un JE PARLE A UN TU ET VIS VERSA
    le tout silenceiusement, un peu comme dans un rêve
    c’est de cette façon que je me relie avec mes défunts proches cordialement

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  9. Martin Lucien

    Le fait que vous relatez là m’en rappelle un autre, tout aussi troublant.

    Il y a quelques décennies, une de mes cousines m’a raconté un rêve qu’elle venait de faire et qui l’avait fortement frappée. Je précise ici qu’il s’agissait d’une femme mûre, mère de famille, catholique pratiquante ; les pieds tout à fait sur terre et tout à fait incapable de plaisanter sur pareils sujets.

    Une nuit, elle avait reçu un appel de l’évêque de son diocèse, qu’elle connaissait bien de vue et de nom, mais comme tant d’autres fidèles. Cet évêque la suppliait de prier pour lui. Cela l’avait tirée du sommeil, comme eut pu le faire un cauchemar. Dans le courant de la journée, elle apprit que l’évêque était mort dans la nuit. Coïncidence, ce serait vraiment très curieux ; prémonition, encore eût-il fallu qu’elle ait préalablement su que l’évêque était gravement atteint, ce qui n’était pas le cas ; message de l’âme de l’évêque mourant, c’est envisageable. Et le « rasoir d’Ockham » (« les hypothèses suffisantes les plus simples sont les plus vraisemblables ») ne militerait-il pas pour cette hypothèse ?

    Dans cet ordre d’idées, j’attire l’attention sur le travail scientifique effectué par le professeur Gary E . Schwartz ; « The afterlife experiments » Les expériences de vie après la mort, Atria Books.

    Je suis porté à prendre cela au sérieux. Avec une réserve, toutefois. Les descriptions idylliques de l’au-delà que donnent certains interlocuteurs passés de l’autre côté d’ « expérienceurs » d’EMI me laissent sceptiques. Je pense plus probable qu’ils se mettent à notre portée en n’utilisant ainsi que des métaphores « terrestres » de l’ineffable bonheur qu’ils disent vivre, ce que je crois volontiers. Pour ma part, tout en acceptant l’idée d’un tel bonheur, je n’essaie même pas d’imaginer comment il peut se présenter, tant je le crois radicalement étranger aux normes de temps et d’espace d’ici-bas.

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      C’est vrai, mais on pénètre par effraction dans un monde qui n’est pas (encore) le nôtre. L’accumulation des témoignages d’EMI leur donne une certaine force de vraisemblance.
      Quant aux rêves, vous savez le rôle qu’ils jouaient dans l’Antiquité.
      Merci, M.B.

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  10. Marie-Odile SANSAULT

    Chacune des expériences que nous vivons trouve une explication relative à la décision que nous avons prise sur ce qu’est l’univers, la terre, l’homme. Personnellement, j’ai décidé, à la suite de mes expériences de transcendance, d’inclure la dimension spirituelle dans ma vision du monde et donc dans ma compréhension des phénomènes. Mes explications sont aussi rationnelles et rigoureuses que celles des scientistes et « laïcistes » qui font religion aujourd’hui en France et elles prennent en compte la présence de l’énergie dans la matière, le fait que la création est Esprit manifesté.
    Il y a bien longtemps que je ne tente plus de convaincre ceux qui ne peuvent pas reconnaître les expériences spirituelles parce qu’ils ont banni de leur conscience tout ce qui touche au divin : on ne peut reconnaître que la réalité que l’on sait exister.
    J’ai l’expérience de communiquer de conscience à conscience avec des êtres vivants ou défunts, avec des entités spirituelles. Je trouve étonnant qu’aujourd’hui encore, bien souvent, la conscience soit confondue avec la pensée et donc localisée dans le cerveau. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé entendre le neurochirurgien Eben ALEXANDER témoigner de son expérience de conscience durant un coma où ses capacités cognitives étaient annihilées. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Eben_Alexander_III).
    En fait, les hypothèses ne manquent pas pour expliquer les phénomènes de communication avec le non visible par nos yeux de chair. Chaque école spirituelle, chaque tradition a la sienne. La science matérialiste n’a pas d’explication et sa seule issue est donc de nier la réalité de cette communication. Rien de grave après tout, tant que cette science ne s’impose pas, à l’instar des religions, comme vérité unique et absolue, tant qu’il n’est pas répréhensible d’avoir une autre représentation des choses. Pour combien de temps encore ?
    Marie-Odile

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  11. wintrebert

    Le premier arrivé informe l’autre …J’avoue que l’idée de la « présence » des morts parmi nous ne m’enchante pas ! Si heureuse d’en avoir quitté quelques uns…Mais ça doit être prévu . Merci en tous cas d’aborder ces sujets à la lumière de la pensée orientale -à découvrir en ce qui me concerne . et merci, en général pour vos récents articles . Adèle

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  12. MAX DESSUS

    Le propre de toute religion est, entre autres, de rassurer sur ce qui nous attend après la mort. Il n’est donc pas surprenant de constater que « dans l’histoire de toutes les civilisations, il y a des témoignages de contacts entre les vivants et le monde de l’au-delà ». Nul besoin de démonstration scientifique en matière de religion et de foi. Chacun se rassure comme il peut, mais il ne faut pas exclure la « brève parenthèse » qui n’est déjà pas si mal lorsqu’on a mené une vie passionnante et riche en rencontres.
    Carpe diem. Un tien vaut mieux que deux tu l’auras….
    Cordalement

    Répondre
    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      L’ensemble des témoignages (historiques, contemporains + EMI) permet une approche relativement « scientifique » (c-à-dire raisonnée) du phénomène. Laissant la foi de côté.
      Le « tien » dure si peu de temps !
      meci, M.B.

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  13. de Potter Yvan

    Jean d’Ormesson, dans son dernier livre, dit : on nait pour mourir: est-ce une fin en soi?
    Je retourne la question en disant : si l’on doit mourir pourquoi sommes nous nés?
    Or la règle première de notre état est d’assurer la continuité de l’espèce : c’est vrai pour les plantes, les animaux et les hommes. Ceci étant dit, cela ne suffit pour expliquer les raisons de cette continuité qui semble sans fin.
    Il faut dès lors aller chercher d’autres raisons instaurées par le Créateur pour essayer de comprendre la vrai raison de notre vie sur terre et ensuite celle que nous ne connaissons pas mais dont les survivants
    d’une mort clinique nous assurent de la beauté inexprimable dans notre langage terrestre!
    Cordialement
    Yvan

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      1re question : chaque nourrisson est un « condamné à mort » en sursis
      2eme question : Personne n’en sait rien. Le christianisme dit « pour rendre gloire à Dieu ».
      Les EMI nous assurent que l’au-delà est un lieu de bonheur absolu. Ma foi, j’accueille cette information avec satisfaction. Et quand j’y serai, je vous contacterai (mais serez-vous réceptif ?)
      Amicalement
      M.B.

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