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Portrait de Michel Benoit© Javotte BoutillierDroits 4 ans 10/06

Bonjour ! Ce blog n’a rien à vendre, j’y dépose de temps à autres l’écho de mes travaux.

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APOCALYPSE NOW…que faire ? Résister !

La pandémie nous a-t-elle enfermés dans une impasse, précipités dans un trou sans fond ? De plus en plus de voix se font entendre, qui dénoncent la dictature sanitaire et ses rouages – comme je l’ai fait ici depuis 15 mois. Une société de défiance et de méfiance dont les individus s’évitent, ne réfléchissent plus, mais se laissent mener aveuglément par la peur – la frousse, la trouille. Enfermés, isolés, ne communiquant plus que virtuellement. Nos libertés fondamentales, acquises depuis 1789, sans cesse bafouées avec le consentement des citoyens : droit de circuler, droit de commercer, droit de se rencontrer, droit de manifester. À quoi bon ressasser tout cela ? La pandémie va laisser des traces profondes, notre société ne sera jamais plus la même qu’avant. Comment réagir et non plus subir, redresser la tête et non la courber ? Comment survivre ? Lire la suite

APOCALYPSE NOW ? État des lieux (III) : les Français infantilisés

Avec la pandémie, ses confinements généralisés, bureaucratiques et policiers, nous avons annulé en quelques mois deux siècles de libertés fondamentales durement acquises. La liste des mesures anti-constitutionnelles décrétées arbitrairement, sans vote du Congrès, est longue. On a aboli d’un trait de plume la liberté d’association et de réunion, la liberté de commercer, la liberté de se déplacer. Nous avons été mis en détentions provisoires répétées, sans jugements. Lire la suite

DE GRAND MATIN, LE JOUR DE PÂQUE … (Jean, chap. 20)

« Le matin, étant encore ténèbre, Marie de Magdala vient au tombeau… » (1) Marie-Madeleine, qui avait assisté au supplice de Jésus de loin (on n’avait pas le droit de s’approcher des crucifiés) a suivi son petit cortège funéraire jusqu’au tombeau. Elle a vu qu’on le fermait en roulant la lourde pierre devant l’entrée. La fête juive de Pâque se terminant notre dimanche au lever du soleil, pendant cette fête nul ne pouvait s’approcher d’un tombeau sous peine d’impureté majeure. Quand, à l’aube ténébreuse, elle vient pleurer le mort, Marie-Madeleine devance l’heure de quelques minutes – mais elle s’aperçoit que d’autres l’ont précédée. Lire la suite

APOCALYPSE NOW ? État des lieux (II) : démocratie

 Au commencement était le clan, ensemble de familles se réclamant d’un ancêtre commun. Quand les clans se réunirent en tribus, leurs membres organisèrent une solidarité restreinte à eux seuls, et farouchement défendue par eux face aux autres. C’était chacun contre tous.

Un pas décisif fut franchi à Athènes avec l’invention de la démocratie, qui instaurait une certaine paix sociale. Très vite, la démocratie athénienne sombra dans deux sortes de dérives : la tyrannie – confiscation du bien commun au profit d’un seul -, et la démagogie – soumission du pouvoir aux désirs irrationnels du peuple. La tyrannie menait à la violence arbitraire, la démagogie au chaos et à l’injustice.

Ni la démocratie athénienne, ni la tyrannie, ni la démagogie ne connaissaient ce que nous appelons aujourd’hui les ‘’Droits de l’Homme’’. Les citoyens étaient jaugés, jugés et classés selon leur naissance, leur productivité ou leur valeur militaire. La femme et l’enfant n’avaient pas d’existence légale.

Aucun de ces régimes ne s’est intéressé à la personne humaine pour elle-même.

Le christianisme, naissance de la démocratie moderne ? Lire la suite

APOCALYPSE NOW ? État des lieux (I), la terre brûle

  « Hommes et femmes rassasiés d’ans, nous qui avons vécu, nous témoignons ». Nous avons connu un âge où la planète, encore généreuse, se laissait fouiller, extorquer, piller, sans protester. Où l’Occident saigné par deux conflits mondiaux se relevait, reprenait sa première place, se jurait d’être heureux. Où tout semblait, sinon facile, du moins à portée de main. Nous dominions le monde et les événements, nous étions les maîtres du destin, rien ne pouvait plus nous ébranler.

Pourtant des fissures, des crevasses apparaissaient ça et là dans l’orgueilleuse construction de notre gloire. Certains s’en inquiétaient et le disaient, de plus en plus fort. Avec mépris, on les traitait de déclinistes, de catastrophistes. Annonçaient-ils la fin de la croissance, l’inévitable nécessité de la décroissance ? On les moquait, on les méprisait, on les raillait : « Sachez, leur disait-on, que l’Homme sur cette planète n’a jamais cessé de croître, d’inventer, de réaliser. Rien, absolument, ne peut lui résister. Nous sommes invincibles, et peut-être un jour serons-nous immortels ». Lire la suite

À MES LECTRICES ET LECTEURS

Depuis vingt ans, ce blog a été fidèle à son titre, « La recherche de la liberté intérieure, morale et politique ». Près de 500 articles ont été lus et commentés par des milliers de lecteurs de toutes origines, de toutes sensibilités. Ils m’ont éclairé et stimulé dans mon travail et je veux leur dire ici mon immense reconnaissance pour ces partages parfois polémiques, toujours amicaux.

La fin de la recherche sur Jésus

Pendant ces vingt années, le blog a été un prolongement de mes recherches sur Jésus, les origines du christianisme, et accessoirement le Coran, le Bouddha. Sous cette lumière particulière, je n’ai pas hésité à aborder des sujets qui touchaient à l’actualité éthique, politique, sanitaire. Mais la recherche sur Jésus restait le fil directeur du blog comme de ma vie.

Or il semble que la grande époque de cette recherche (1) soit terminée. C’est normal : quand on cherche, c’est pour trouver. Et l’essentiel a été découvert, a été dit, a été expliqué, publié, mis en images sur cet homme, son identité, son enseignement, son étonnante postérité.

J’ai été un de ces chercheurs passionnés par l’homme Jésus – une recherche exigeante, historique, exégétique, technique. Cette étape de ma vie est derrière moi et une autre s’ouvre, tout naturellement. C’est la dernière : jouir et se réjouir des fruits de la recherche. C’est-à-dire faire silence, après avoir tant travaillé, tant cherché, tant parlé. Demeurer en présence de Celui sur lequel on a tant enquêté.

Et préparer sa rencontre dans la vie qui nous attend après cette vie-ci.

« Grand âge, nous voici… »

« … Lève la tête, homme du soir ! La rose des ans tourne sur ton front serein. Nous voici sur nos routes sans bornes, et ceci reste à dire : nous vivons d’outre-mort » (2).

Oui, quand tant de chemin a été parcouru, tant d’erreurs commises et de magnifiques découvertes, tant d’ombres affrontées, une douce lumière se fait.

Et la nature elle-même nous y prépare, puisque les forces du corps diminuent. Ou que des incidents nous rappellent que la vie est fragile, qu’il faut s’occuper de bien mourir, dans la dignité, debout et non couché. C’est sans tristesse et sans angoisse que j’ai vu ainsi mon cœur me rappeler qu’il bat depuis longtemps, et qu’il est fatigué. Rien que de très banal, de très attendu.

Dès que j’aurai repris des forces, je reviendrai à ce blog. Mais sa teneur sera différente : ce sera une chronique, non plus technique mais spontanée, intime, sans apprêts, de cette nouvelle étape.

Parler du silence ! Eh oui, car on ne peut se passer de mots. J’ouvrirai aux lecteurs l’intimité qu’autorise le « Grand Âge ». Certains regretteront que j’abandonne la technique et l’actualité pour aller à autre chose qu’il faudra ‘’laisser venir’’. Mais si l’on veut être honnête jusqu’au bout de sa vie, il faut savoir changer son regard quand elle fait signe qu’il est temps.

« Nous avons marché sur les routes lointaines, nous avons connu l’ombre, nous avons connu le feu où Dieu l’aveugle luit. Nous vous suivrons, aile du soir » (2).

                              M.B.  4 mars 2021
 (1) Voyez dans le blog la catégorie « La question Jésus »
(2) Saint-John Perse, Chronique. Voyez dans le blog Le monde de Saint-John Perse

POUR NE PAS MOURIR…

Pour ne pas mourir, la France s’est arrêtée de vivre.

Pour ne pas mourir d’un virus invisible, les Français ont choisi de ne plus voir leur visage, de ne plus se voir entre eux, de ne plus rien voir d’autre que les murs de leur logement.

Vivre sous une tyrannie sanitaire, ce n’est plus vivre. Lire la suite

LA MÉDECINE : ART, OU SCIENCE ?

Les médecins ont toujours été ce que nous voulions qu’ils soient. Nos peurs, nos angoisses, nos psychoses, nos ambitions, les ont formés et façonnés. C’était vrai autrefois, ça l’est toujours, et la médecine d’aujourd’hui est le résultat de l’image que nous nous faisons de nous-mêmes. Maladie et guérison reflètent la perception de ce que nous sommes à nos propres yeux. Est-on mieux soignés quand on est plus savant ? Lire la suite

MARTHE ET MARIE (petit cadeau de bonne année)

Il était deux sœurs, point mariées ni l’une ni l’autre.

L’ainée, sévère, un peu revêche parfois, faisait tourner

La maison au vent de son tablier, et le feu crépitait,

La pâte montait, les viandes cuisaient, le vin était tiré.

Marthe était son nom. Fille d’Ananias elle était fière

De sa maison, Beth-Ananias, où tout passant

Etait accueilli, nourri, soigné, aimé comme s’il eût été

Le prophète Élie soi-même, l’attendu, le désiré d’Israël.

L’autre, la Marie, était songeuse, malhabile peut-être,

Encline à rêver plutôt qu’à se lever dès l’aube

Pour découper une à une les parts de pain, les parts

De viandes préparées pour tous ceux qui frapperaient

À la porte. Et justement, ce jour-là n’était pas banal :

Jésus et sa troupe d’affamés venait de débarquer

Dans la cour, devant Marthe affolée. « Où est Marie,

Criait-elle à tout vent ?  Je suis seule, qui m’aidera

À trancher pour donner à chacun la part qui lui revient » ?

Assise aux pieds de Jésus, les mains posées et la tête inclinée

Marie n’osait pas même lever les yeux vers le visage

Le beau visage de l’Aimé, si tendre et si fougueux,

Le désiré des siècles, l’attendu des pauvres et des petits

D’où coulaient, comme source, des paroles de miel brûlant.

Jésus vit et Marie tranquille et sa sœur affolée :

« Marthe, Marthe, dit-il, tu remues tout ce vent pour donner

À chacun des miens sa part, et c’est bien, et grand merci.

Mais Marie, ici à mes pieds, toute recueillie en elle-même

Et en moi, son âme n’étant qu’une avec la mienne, sa joie

Étant celle du ciel même, Marie, je te le dis,

A choisi la meilleure part, qui ne lui sera pas retirée »

                                     M.B., 13 janvier 2021
P.S. : Haï kaï écrit pour vous d’une traite d’après Luc 10

SUR LES RIVES DU STYX

Comme vous le savez, le Styx est le fleuve qu’on franchit pour passer du monde des vivants à celui des morts. Du moins c’est ce que prétendaient les anciens Grecs, et il faut croire ces gens-là parce qu’ils étaient très savants. Dit-on.

Savoir si tout le monde était heureux de franchir le Styx, si ça se faisait dans la joie et l’allégresse, bref si on était bien contents de quitter ce bon vieux monde pour l’autre, c’est une autre histoire. Les anciens Grecs (qui étaient très savants, dit-on), ont invoqué leur droit de retrait (déjà)  pour ne pas se prononcer sur cette question.

Toujours est-il qu’au moment de Noël mon cœur s’est mis à jouer perso et non plus en équipe avec les copains, comme d’hab. Je l’oxygène pourtant consciencieusement à raison d’environ 1500 inspirations par  24 heures, assurant ponctuellement le service de nuit de la respiration : de quoi se plaignait-il ? Mais vous savez, on peut plus se fier aux employés d’aujourd’hui. Lire la suite