Archives du mot-clé Mort

À UNE AMIE INCROYANTE (III) : Pourquoi le Mal et la souffrance ?

Dans nos conversations, tu revenais sans cesse à cet argument imparable : s’il y a un ‘’Dieu’’ créateur, si sa création est « toute bonne » comme l’affirme la Bible, pourquoi tant de maux et de souffrances sur terre ? ‘’Dieu’’ a-t-il créé Le Mal ? Et si ‘’Dieu’’ est amour, pourquoi tant de haines et de détresses ? Ce ‘’Dieu’’ nous a-t-il donc créés pour la souffrance ?  Lire la suite

QU’EST-CE QUI NOUS ARRIVE ?

Mais qu’est-ce qui nous arrive en ce moment ?

Souvenirs, souvenirs…

Au début de l’été 1939 la France est partie en vacances en famille, comme d’habitude. On a rencontré des amis et tout plein de gens avec qui on a passé des bons moments, comme d’habitude. On a ri, on a parlé de choses et d’autres, des enfants, de la rentrée prochaine. On était si bien ensemble, comme d’habitude ! Lire la suite

APOCALYPSE NOW ? État des lieux (III) : les Français infantilisés

Avec la pandémie, ses confinements généralisés, bureaucratiques et policiers, nous avons annulé en quelques mois deux siècles de libertés fondamentales durement acquises. La liste des mesures anti-constitutionnelles décrétées arbitrairement, sans vote du Congrès, est longue. On a aboli d’un trait de plume la liberté d’association et de réunion, la liberté de commercer, la liberté de se déplacer. Nous avons été mis en détentions provisoires répétées, sans jugements. Lire la suite

DE GRAND MATIN, LE JOUR DE PÂQUE … (Jean, chap. 20)

« Le matin, étant encore ténèbre, Marie de Magdala vient au tombeau… » (1) Marie-Madeleine, qui avait assisté au supplice de Jésus de loin (on n’avait pas le droit de s’approcher des crucifiés) a suivi son petit cortège funéraire jusqu’au tombeau. Elle a vu qu’on le fermait en roulant la lourde pierre devant l’entrée. La fête juive de Pâque se terminant notre dimanche au lever du soleil, pendant cette fête nul ne pouvait s’approcher d’un tombeau sous peine d’impureté majeure. Quand, à l’aube ténébreuse, elle vient pleurer le mort, Marie-Madeleine devance l’heure de quelques minutes – mais elle s’aperçoit que d’autres l’ont précédée. Lire la suite

À MES LECTRICES ET LECTEURS

Depuis vingt ans, ce blog a été fidèle à son titre, « La recherche de la liberté intérieure, morale et politique ». Près de 500 articles ont été lus et commentés par des milliers de lecteurs de toutes origines, de toutes sensibilités. Ils m’ont éclairé et stimulé dans mon travail et je veux leur dire ici mon immense reconnaissance pour ces partages parfois polémiques, toujours amicaux.

La fin de la recherche sur Jésus

Pendant ces vingt années, le blog a été un prolongement de mes recherches sur Jésus, les origines du christianisme, et accessoirement le Coran, le Bouddha. Sous cette lumière particulière, je n’ai pas hésité à aborder des sujets qui touchaient à l’actualité éthique, politique, sanitaire. Mais la recherche sur Jésus restait le fil directeur du blog comme de ma vie.

Or il semble que la grande époque de cette recherche (1) soit terminée. C’est normal : quand on cherche, c’est pour trouver. Et l’essentiel a été découvert, a été dit, a été expliqué, publié, mis en images sur cet homme, son identité, son enseignement, son étonnante postérité.

J’ai été un de ces chercheurs passionnés par l’homme Jésus – une recherche exigeante, historique, exégétique, technique. Cette étape de ma vie est derrière moi et une autre s’ouvre, tout naturellement. C’est la dernière : jouir et se réjouir des fruits de la recherche. C’est-à-dire faire silence, après avoir tant travaillé, tant cherché, tant parlé. Demeurer en présence de Celui sur lequel on a tant enquêté.

Et préparer sa rencontre dans la vie qui nous attend après cette vie-ci.

« Grand âge, nous voici… »

« … Lève la tête, homme du soir ! La rose des ans tourne sur ton front serein. Nous voici sur nos routes sans bornes, et ceci reste à dire : nous vivons d’outre-mort » (2).

Oui, quand tant de chemin a été parcouru, tant d’erreurs commises et de magnifiques découvertes, tant d’ombres affrontées, une douce lumière se fait.

Et la nature elle-même nous y prépare, puisque les forces du corps diminuent. Ou que des incidents nous rappellent que la vie est fragile, qu’il faut s’occuper de bien mourir, dans la dignité, debout et non couché. C’est sans tristesse et sans angoisse que j’ai vu ainsi mon cœur me rappeler qu’il bat depuis longtemps, et qu’il est fatigué. Rien que de très banal, de très attendu.

Dès que j’aurai repris des forces, je reviendrai à ce blog. Mais sa teneur sera différente : ce sera une chronique, non plus technique mais spontanée, intime, sans apprêts, de cette nouvelle étape.

Parler du silence ! Eh oui, car on ne peut se passer de mots. J’ouvrirai aux lecteurs l’intimité qu’autorise le « Grand Âge ». Certains regretteront que j’abandonne la technique et l’actualité pour aller à autre chose qu’il faudra ‘’laisser venir’’. Mais si l’on veut être honnête jusqu’au bout de sa vie, il faut savoir changer son regard quand elle fait signe qu’il est temps.

« Nous avons marché sur les routes lointaines, nous avons connu l’ombre, nous avons connu le feu où Dieu l’aveugle luit. Nous vous suivrons, aile du soir » (2).

                              M.B.  4 mars 2021
 (1) Voyez dans le blog la catégorie « La question Jésus »
(2) Saint-John Perse, Chronique. Voyez dans le blog Le monde de Saint-John Perse

POUR NE PAS MOURIR…

Pour ne pas mourir, la France s’est arrêtée de vivre.

Pour ne pas mourir d’un virus invisible, les Français ont choisi de ne plus voir leur visage, de ne plus se voir entre eux, de ne plus rien voir d’autre que les murs de leur logement.

Vivre sous une tyrannie sanitaire, ce n’est plus vivre. Lire la suite

SUR LES RIVES DU STYX

Comme vous le savez, le Styx est le fleuve qu’on franchit pour passer du monde des vivants à celui des morts. Du moins c’est ce que prétendaient les anciens Grecs, et il faut croire ces gens-là parce qu’ils étaient très savants. Dit-on.

Savoir si tout le monde était heureux de franchir le Styx, si ça se faisait dans la joie et l’allégresse, bref si on était bien contents de quitter ce bon vieux monde pour l’autre, c’est une autre histoire. Les anciens Grecs (qui étaient très savants, dit-on), ont invoqué leur droit de retrait (déjà)  pour ne pas se prononcer sur cette question.

Toujours est-il qu’au moment de Noël mon cœur s’est mis à jouer perso et non plus en équipe avec les copains, comme d’hab. Je l’oxygène pourtant consciencieusement à raison d’environ 1500 inspirations par  24 heures, assurant ponctuellement le service de nuit de la respiration : de quoi se plaignait-il ? Mais vous savez, on peut plus se fier aux employés d’aujourd’hui. Lire la suite

LE PRINCIPE DE PRÉCAUTION : UN COÛTEUX DÉSASTRE

 Le 14 juin 1836, le grand physicien Arago prononça à l’Assemblée nationale un discours, resté célèbre, sur les dangers  du chemin de fer naissant. Il redoutait que les passagers suffoquent dans les tunnels, que les locomotives explosent, que les wagons se décrochent. Les agriculteurs affirmaient que la machine empêchait leurs vaches de donner du lait, que la fumée noircissait la laine des moutons, et plusieurs médecins assurèrent que le bruit du train rendrait sourd. Unanimement terrorisée, l’opinion publique exigea la fin de l’expérience. Par miracle, les députés ne cédèrent pas à sa pression : s’ils avaient appliqué alors le ‘’Principe de Précaution’’, nous circulerions encore en charrettes.

Vivre, c’est risqué. Ou plutôt ça l’était, jusqu’à une période récente.

Le refus de la maladie et de la mort Lire la suite

DARWIN, PROMÉTHÉE ET L’HOMME MODERNE : le coronavirus et nous (V)

Au sortir de son enfance, l’Homme Moderne était devenu un dieu.

Il avait domestiqué l’atome, conquis l’espace, envahi la planète jusqu’au moindre recoin. La terre ? Comme un dieu il l’avait modelée à son caprice, détournant les fleuves, asséchant les marais, aplanissant les collines pour y faire passer des routes. Les animaux sauvages ? il en avait épargné quelques-uns pour pouvoir les prendre en photos, et les avait confinés dans des réserves qui n’avaient de ‘’naturelles’’ que le nom. Sans se douter qu’un jour, lui aussi, il serait confiné.

La croissance allait croissant à l’infini. En les cachant aux objectifs de ses caméras, l’Homme Moderne avait supprimé la misère et la famine. Il allait bientôt dépasser toutes les limites que lui assignait la condition humaine, ce n’était plus qu’une question de temps.

L’Homme Moderne allait surpasser l’Homme humain.

L’Homme Moderne, c’était nous. Lire la suite

QUE SE PASSE-T-IL APRES LA MORT ?

 Dès leur apparition sur cette planète, les civilisations se posent une question lancinante : qu’est-ce qui se passe au moment de la mort, et (juste) après ? Les tombes préhistoriques montrent que nos ancêtres avaient conscience que tout ne se termine pas avec la vie. Mais comment se déroule le processus de la mort ? Lire la suite