Archives du mot-clé Bolloré

‘’Dieu, la science, les preuves’’ (VI) : QUI EST DIEU ?

 

Nous l’avons vu, les récentes découvertes en cosmologie et biologie permettent de savoir qu’il y a eu un commencement à l’univers. Un instant T où l’espace, le temps et la matière ont existé à partir de rien. Puis une succession de réglages tellement nombreux et tellement fins, que l’existence de notre planète telle qu’elle est et de l’humanité pensante ne peuvent en aucun cas être attribués au hasard. À tout cela il y a eu une « cause première », comme l’appellent les philosophes. Lire la suite

DIEU, LA SCIENCE, LES PREUVES (V) : mais quel Dieu ?

  Dans la 1re partie de leur ouvrage, Dieu, la science, les preuves (1), M.Y. Bolloré et O. Bonnassies (B&B) rassemblent les découvertes récentes de la cosmologie et de la biologie. Ils opposent deux théories : d’un côté le matérialisme, « il n’existe rien en-dehors de l’univers matériel » et de l’autre « il existe un Dieu créateur de l’univers ». Pour eux, si une théorie est exacte, l’autre est fausse. Or la science prouve que la théorie matérialiste est fausse, donc elle prouve l’existence de Dieu. CQFD.

Jusque-là leur démonstration est convaincante. Il s’est bien produit au milieu du 20e siècle ce qu’ils appellent Le Grand Retournement de la cosmologie et de la biologie. Selon eux nous sommes à l’aube d’une révolution de la pensée.

Mais cette révolution est-elle si nouvelle ? Car ce qu’ils prouvent n’est finalement rien d’autre que l’existence du ‘’Grand Horloger’’ du siècle des Lumières. D’ailleurs ils ne s’en cachent pas : « Je ne m’intéresse ici qu’à l’existence d’un Dieu créateur au sens du 18e  siècle » (2). Lire la suite

IDENTITÉ ET RELIGION (I). Où en sommes-nous ? Premier bilan.

Au début du 21e siècle, nous avons pris conscience que nous étions parvenus à la fin d’un cycle de l’Histoire humaine. Épuisement des ressources de la planète, incertitude économique, crises financières, dangers sanitaires, montée en puissance de la violence, renforcement des dictatures… C’est la fin d’un rêve où la croissance infinie allait apporter à 8 milliards d’êtres humains la prospérité, la tranquillité et la paix. Nous sommes au bord du gouffre, tout le monde le sait et nous allons plonger (nous plongeons déjà) en fermant les yeux.

Des dizaines d’auteurs ont tiré et tirent encore la sonnette d’alarme. Nous allons prendre ici du recul pour retracer l’histoire d’un aspect moins médiatisé de ce Crépuscule des Hommes. Lire la suite

M.Y. Bolloré et O. Bonnassies, DIEU, LA SCIENCE, LES PREUVES (IV) : Pauvre Jésus !

Le chapitre 18 de Dieu, la science, les preuves pose la question « Qui peut être Jésus ? ». Les deux auteurs, ingénieurs et rationalistes, campent ainsi le décor : « Contrairement aux chapitres scientifiques [qui précèdent], tout le monde ici peut arriver à une conclusion par ses propres moyens… Cher lecteur, prenez place parmi les jurés, l’audience commence » (p. 384). Autrement dit, bien qu’ils prétendent que « ce livre a une seule méthode, la raison et la science », ils ne traiteront pas la question brûlante de l’identité de Jésus de façon scientifique. Mais accoudés à la buvette du Prétoire. Lire la suite

M.Y. Bolloré & O. Bonnassies, DIEU, LA SCIENCE, LES PREUVES. (III). Quand la politique s’en mêle…

 

Dans l’article précédent, je citais la déclaration de M.Y. Bolloré lors de sa conférence du 20 novembre dernier, à propos de son livre Dieu, la science, les preuves : « Ce livre a un seul angle, disait-il, c’est-à-dire une seule méthode : la raison et la science… Nous ne parlerons ni de religion, ni de foi ». Et je signalais que les auteurs n’ont pas tenu parole, puisqu’ils font appel à la foi chrétienne pour conférer leur réalité historique à certains récits mythologiques de la Bible. Contrairement à leur affichage, ils mélangent la foi et la science pour prouver des thèses qui n’ont rien de scientifique. Alors se pose la question : en publiant ce livre, quelle a été leur intention réelle ? Lire la suite

DIEU, LA SCIENCE, LES PREUVES (II) : Difficile de tenir parole (M.Y. Bolloré et O. Bonnassies)

Sur la scène de la salle Gaveau à Paris, d’un côté Michel-Yves Bolloré et Olivier Bonnassies, les auteurs du best-seller Dieu, la science, les preuves (1) et de l’autre les frères Bogdanoff qui chauffent une salle comble et acquise d’avance (2). Dans la 1re partie de leur livre, les auteurs entendaient démontrer que les avancées récentes de la cosmologie et de la biologie prouvent sans contestation possible que l’univers a eu un commencement, qu’il aura une fin, et que dès son origine il a été réglé avec une extraordinaire précision pour aboutir à l’humanité pensante. Si cette 1re partie avait emporté mon adhésion, je terminais mon compte-rendu en signalant que la 2e partie est « décevante » – et le mot était courtois. De cette conférence, j’attendais donc des clarifications.

Or dès le début, M.Y. Bolloré annonçait la couleur : « Cette conférence comme ce livre a un seul objet, c’est-à-dire existe-t-il un Dieu créateur ? Un seul angle, c’est-à-dire une seule méthode : la raison et la science… Nous ne parlerons ni de religion, ni de foi… Je ne m’intéresse qu’à l’existence d’un Dieu créateur, au sens du XVIIIe siècle ». On n’a donc pas parlé ce soir-là de la 2e partie du livre, ses 328 dernières pages qui me posent problème : c’est d’elles qu’il s’agit maintenant. Lire la suite

DIEU, LA SCIENCE, LES PREUVES (I) : L’aube d’une révolution (M.Y. Bolloré et O. Bonnassies)

Jusqu’au 16e siècle, l’Occident puisait dans la Bible son savoir sur l’univers : il y a 6000 ans, Dieu avait créé le monde en cinq jours, et l’Homme le sixième jour. L’univers était immobile, la terre était en son centre, l’Homme était créé par Dieu à son image.  Or en 1543 un certain Copernic jeta un premier pavé dans la mare, suivi par Galilée, Newton, Buffon, Laplace, Darwin… Non, la terre n’était pas au centre de l’univers, il n’avait pas été créé en cinq jours. Oui, l’Homme apparaissait au terme d’une longue évolution, il descendait du singe. Sous ces coups de boutoir, la conception chrétienne de la création du monde vola en éclat. Tout pouvait s’expliquer par la science qui reléguait la religion dans l’obscurantisme des sacristies. Elle la rendait inutile, dérisoire, et les croyants avaient le choix entre deux solutions : ignorer la science ou perdre leur foi.   Lire la suite