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Portrait de Michel Benoit© Javotte BoutillierDroits 4 ans 10/06

Bonjour ! Ce blog n’a rien à vendre, j’y dépose de temps à autres l’écho de mes travaux.

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LE GRAND DÉCOURAGEMENT

Incapable d’écrire quoi que ce soit dans ce blog depuis fin mai.

C’est que la psychose paranoïaque collective qui nous est tombée dessus paralyse la pensée, empêche toute réflexion, bloque nos réflexes habituels d’humains libres, chercheurs de vérité.

Un immense, un profond découragement gagne ceux qui refusent d’être asservis à la dictature de la Pensée Unique. Il isole ceux qui résistent, les sépare de  »ceux qui se soumettent ».

Il va pourtant falloir commencer à faire le point. Prendre du recul pour tenter de comprendre en profondeur ce qui nous est arrivé depuis le 17 mars 2020.

Pour moi c’est un peu trop tôt. Il faut encore un temps au ‘’désert’’, avant de reprendre place devant l’établi.

                                                           M.B.  20 août 2020

CHRONIQUE DE LA FOLIE ORDINAIRE

Bibliothèque municipale de ma petite ville. On n’entre pas mais on peut demander ou rendre un livre à travers un guichet extérieur, à une employée masquée et gantée. Au-dessus du guichet, grande affiche : « Les livres rendus seront mis en quarantaine pendant dix jours ».

Vous avez bien lu : des livres, du papier, mis en quarantaine après avoir été lus.

Pauvres livres, victimes de la folie ordinaire !. (1)

Érasme, Éloge de la folie (1511) : « La folie blanchit ce nègre que je vois, crée ce monstre que je ne vois pas et fait de cette mouche un éléphant ».

Pour échapper à la psychose paranoïaque ambiante, l’auteur de ce blog part quelques temps au désert. Je répondrai à vos commentaires dès mon retour. Naviguez dans les 440 articles du blog, et surtout ne devenez pas fous !

                                                M.B., 22 mai 2020
 (1) on sait que sur un support sec à température ambiante, un virus ne survit pas plus de 3 ou 4 heures. Encore moins s’il fait chaud. Voyez les articles précédents, série « Le coronavirus et nous ».

 

FIN DU CAUCHEMAR ? Le coronavirus et nous (VII)

Il est rare qu’un historien vive en direct des événements dont il sait, dès leurs commencements, qu’ils vont s’inscrire dans l’Histoire mondiale. Stefan Zweig : « Je crois connaître un peu l’Histoire, mais elle n’a jamais produit une époque où la folie eût pris sur la planète des proportions aussi impressionnantes » (1). Comment des populations entières ont-elles pu tomber dans cette folie ? Jamais leur niveau de vie n’avait été aussi élevé, les biens à leur disposition aussi abondants. Le crédit était gratuit, les fluctuations monétaires avaient disparu, l’inflation aussi. Les grandes guerres du passé n’étaient plus qu’un souvenir, les frontières s’étaient effacées. Jamais on n’avait tant voyagé, tant communiqué, tant manifesté librement sur les ronds-points. Lire la suite

DARWIN, PROMÉTHÉE ET L’HOMME MODERNE : le coronavirus et nous (V)

Au sortir de son enfance, l’Homme Moderne était devenu un dieu.

Il avait domestiqué l’atome, conquis l’espace, envahi la planète jusqu’au moindre recoin. La terre ? Comme un dieu il l’avait modelée à son caprice, détournant les fleuves, asséchant les marais, aplanissant les collines pour y faire passer des routes. Les animaux sauvages ? il en avait épargné quelques-uns pour pouvoir les prendre en photos, et les avait confinés dans des réserves qui n’avaient de ‘’naturelles’’ que le nom. Sans se douter qu’un jour, lui aussi, il serait confiné.

La croissance allait croissant à l’infini. En les cachant aux objectifs de ses caméras, l’Homme Moderne avait supprimé la misère et la famine. Il allait bientôt dépasser toutes les limites que lui assignait la condition humaine, ce n’était plus qu’une question de temps.

L’Homme Moderne allait surpasser l’Homme humain.

L’Homme Moderne, c’était nous. Lire la suite

CORONAVIRUS (IV) : GARDONS NOS NERFS !

  La panique créée par les chaînes d’information continue depuis début janvier est démesurée. Amplifiée jour après jour, cette panique a conditionné les décisions politiques de nombreux pays, créant un cercle vicieux qui rend les gens fous d’angoisse.

Pour que mes lecteurs ne perdent pas leurs nerfs, voici quelques notions de base ignorées par ces médias et occultées par les pouvoirs politiques. Lire la suite

DIDIER RAOULT ET LES MANDARINS : le coronavirus et nous (III)

 La crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus révèle un des handicaps les plus pesants de la société française : le mandarinat. Phénomène qui remonte très loin, à l’époque de la monarchie absolue d’Ancien Régime et du catholicisme triomphant.

« Vous délirez, me dira-t-on ! La monarchie absolue a été abolie en France depuis 229 ans ! » Oui, mais seule la ‘’République monarchique’’ de De Gaulle a pu mettre fin à l’anarchie parlementaire des 3e et 4e Républiques. « Le catholicisme est rangé au placard depuis 1905 ! » Oui, mais « En France, le mode de pensée qu’avait secrété la religion marque toujours les esprits » (1). Chez nous les mentalités formatées par les siècles passés sont toujours vivaces – et la preuve, ce sont les Mandarins Lire la suite

PANIQUE SUR LA PLANÉTE : le coronavirus et nous (II)

 Ce qui se passe aujourd’hui fait penser aux Grandes Peurs du Moyen-âge, de la Révolution ou de l’ère atomique. Mais la mondialisation donne à l’épidémie de coronavirus des caractéristiques particulières, qu’on peut déjà tenter d’analyser (1)

I. Démarrage du cercle vicieux

La prise de conscience de l’épidémie sur la planète s’est déroulée en plusieurs temps. Lire la suite

QUAND LA PEUR PREND LE POUVOIR : le coronavirus et nous (I)

 « L’an 1348, la peste se répandit dans Florence. Quelques temps auparavant ce fléau avait dévasté diverses contrées d’Orient, où il fit mourir quantité de monde. Ses ravages s’étendirent dans une partie de l’Occident d’où nos péchés, sans doute, l’attirèrent dans notre ville. Malgré la vigilance des autorités et le soin de n’y laisser rentrer aucun malade, il fit en quelques jours des progrès rapides dans Florence. Les esprits furent si alarmés que chacun ne songeant qu’à soi, on ne visita plus les malades, on évita avec soin de s’approcher des bien portants et les citoyens s’enfermèrent dans leurs maisons sans vouloir avoir communication avec les gens du dehors » (1)

I. Les « Grandes peurs » d’Occident Lire la suite

Cycle : La civilisation occidentale peut-elle mourir ? (III) DESTINÉES DE LA CIVILISATION OCCIDENTALE

  Au terme de ces trois conférences sur la civilisation occidentale, vous attendez peut-être de moi une conclusion. Comme disait Flaubert, « La bêtise, c’est de vouloir conclure ». Je vais donc replacer notre réflexion dans un contexte plus vaste, entr’ouvrir quelques portes et vous laisser le soin de pousser l’une ou l’autre selon vos besoins.

Nous avons vu qu’une civilisation ce sont d’abord des valeurs, étroitement liées à une religion qui les précède ou les accompagne. Alain Peyrefitte écrivait en 1976 : « En Occident, la ferveur religieuse est retombée. Mais le mode de pensée qu’avait secrété la religion marque toujours les esprits. La société religieuse a fait naître une civilisation à son image, et cette civilisation se reproduit » (1). C’était le thème de la 1re conférence.

Des valeurs, qui engendrent une culture et un art de vivre en commun. C’est ainsi que la civilisation occidentale est née du christianisme en même temps que de l’héritage gréco-romain. Mais ces valeurs sont fragiles et aujourd’hui menacées. En 1957, recevant à Stockholm son prix Nobel, Albert Camus faisait ce bilan amer mais réaliste : « Nous sommes les héritiers d’une histoire de révolutions déchues, de techniques devenues folles, de dieux morts et d’idéologies exténuées ». Reprenons d’abord chaque point de ce bilan.

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