PANIQUE SUR LA PLANÉTE : le coronavirus et nous (II)

 Ce qui se passe aujourd’hui fait penser aux Grandes Peurs du Moyen-âge, de la Révolution ou de l’ère atomique. Mais la mondialisation donne à l’épidémie de coronavirus des caractéristiques particulières, qu’on peut déjà tenter d’analyser (1)

I. Démarrage du cercle vicieux

La prise de conscience de l’épidémie sur la planète s’est déroulée en plusieurs temps.

1er temps : Une épidémie de pneumonies se déclare dans le sud-est de la Chine autour de Wuhan, ville de 6 millions d’habitants. La Chine donne très peu d’informations sur la propagation de l’épidémie, mais les télévisions du monde entier montrent en boucle les images de plusieurs mégapoles (Wuhan, puis Pékin) désertifiées par un confinement absolu. Largement diffusées dans les médias, ces images-choc frappent les esprits. Mais « ça se passe en Chine », c’est loin.

2e temps : L’épidémie arrive à l’ouest. On sait seulement que son agent pathogène est nouveau, inconnu, donc il fait peur. Les médias propagent cette peur, les réseaux sociaux la font circuler et l’exagèrent encore.

3e temps : Le 24 janvier l’épidémie atteint la France : les médias deviennent hystériques, convainquant chacun de nous qu’il est en danger de mort. On parle de pénurie mondiale. Affolées par ce matraquage médiatique, les populations se ruent dans les grandes surfaces qui sont dévalisées.

4e temps : Devant l’affolement généralisé, les gouvernements veulent préserver leur crédibilité. Soumis à une énorme pression populaire et médiatique, ils prennent l’un après l’autre des mesures de confinement généralisé. Le Président Français valide ces mesures en déclarant : « Nous sommes en guerre ». Cette déclaration martiale amplifie le mouvement de panique amorcé par les médias, qui assènent jour après jour les chiffres de mortalité sans les replacer dans leur contexte. Ces chiffres paraissent énormes aux populations terrorisées par l’avancée de l’épidémie.

5e temps : Un cercle vicieux s’est mis en place : les médias affolent les populations, ce qui provoque leur angoisse. Pour calmer cette angoisse les gouvernements installent des mesures qui les inquiètent. Les médias font un effet de loupe sur le nombre de morts, ce qui augmente l’angoisse les populations… et le cercle tourne.

Résultat : les bourses s’effondrent, le capitalisme tremble, la pollution diminue. Jamais Lénine, Mao, les gilets jaunes ou les écologistes n’étaient arrivés à ces résultats. Ce qu’ils n’ont pas réussi à faire pendant des années de luttes, un micro-organisme de 0,00015 à 0,00020 millimètres, visible seulement au microscope électronique, vient de le réaliser en 2 mois.

II. Quelques faits

En l’absence de vaccin (ce qui est ici le cas), toutes les épidémies se comportent de la même façon. Elles prélèvent leur quota de morts parmi les personnes âgées ou en état de faiblesse pathologique, tandis que l’ensemble de la population s’auto-immunise par contact non mortel avec le virus ou la bactérie. Quand une proportion suffisante de la population a contacté l’agent pathogène, l’épidémie s’arrête d’elle-même. Ce fut le cas de la variole, la rougeole, la rubéole avant les campagnes de vaccination massives. Ce phénomène s’appelle « l’immunité collective ».

En France depuis 2008 il meurt chaque année environ 600.000 personnes, soit  environ 12.000 morts par semaine. La mortalité des plus de 65 ans est en moyenne de 280.000 par an, soit environ 5.400 par semaine.

À l’heure où j’écris (2) le virus a tué en France 1700 personnes, soit environ 212 par semaine. Cela représente 1,75 % de la mortalité totale et 3,9 % de la mortalité des plus de 65 ans. C’est trop, mais cela justifie-t-il le confinement total de 67 millions d’individus ?

Alors il faut se rappeler comment s’effectue la propagation du coronavirus. Logé dans les poumons il n’a pas de petites jambes, ne saute pas. Il n’a pas d’ailes, ne vole pas dans l’air. Il se transmet par contact rapproché, face à face, entre un individu contaminé et un individu sain. Autrement dit, il faut que le contaminant tousse, postillonne, crache ou se mouche sur son vis-à-vis à moins d’un mètre.

Sachant comment ‘’fonctionne’’ le virus, il existe quatre « gestes barrière » qui empêchent sa propagation : ne pas parler face à quelqu’un à moins d’un mètre. Tousser ou éternuer dans un mouchoir. Se laver les mains en revenant d’un lieu public. Porter un masque quand on a été testé positif. Si ces gestes étaient respectés, le confinement généralisé serait inutile. Pourquoi les gouvernements choisissent-ils ce confinement, solution la plus dévastatrice pour l’économie et le moral des populations ? D’abord parce que ces populations, prisonnières du cercle vicieux de la panique, l’exigent – « quoi qu’il en coûte » a dit M. Macron. Mais aussi, et je ne suis plus le seul à le dire, parce qu’ils ont peur non pas du virus, mais de la peur de leurs concitoyens.

Les gouvernements des Pays-Bas et de la Suède ont d’abord décidé de « construire l’immunité collective » en adoptant une politique « ni confinement ni laisser-aller ». Faire respecter les ‘’gestes barrière’’ sans confiner l’ensemble de leur population. Les écoles restent ouvertes, les commerces aussi. Le premier ministre suédois a déclaré la semaine dernière : « Ce soir je n’ai pas de message facile pour vous… une grande partie de la population sera infectée par le coronavirus ». Mais sous la pression des médias et de sa population, il est en train d’abandonner cette politique Churchillienne de « blood and tears ». sang et larmes.

En France, plusieurs grands noms de la médecine comme le professeur Gentilini ont dit : « Imposez les ‘’gestes barrière’’ avec contrôles stricts, et confinez uniquement les personnes contaminées, leurs familles et leur entourage ». Ils n’ont pas été entendus. C’est pourtant ce qui a été fait en Corée du Sud, avec succès.

III. Et après ? Les réveils douloureux            

Un jour ou l’autre, il faudra lever le confinement généralisé de la population. Comme, à cause de ce confinement, peu de valides auront eu la possibilité d’entrer en contact avec le virus, ce dernier va se retrouver en face d’une population non-immunisée où il va pouvoir proliférer à son aise. Et tout risque de repartir comme début janvier.

Les conséquences sur l’économie mondiale vont être incalculables. La Chine, qui n’a pas pu confiner 1 milliard 300 millions d’habitants, va s’en tirer plus vite que nous parce que sa population aura plus contacté le virus – causant un nombre de morts que le gouvernement chinois dissimule ou ignore, et qu’on ne connaîtra jamais. La Chine va donc renforcer encore sa puissance économique mondiale.

Dans les pays strictement confinés comme la France, l’Italie ou l’Espagne, le moral déjà en berne des populations va être sévèrement atteint. On signale 38% en plus de femmes battues ces jours-ci. Les gamins, les ados enfermés dans quelques mètres carrés vont exploser. Si ce confinement dure plus de 15 jours, il faut s’attendre en France à des accès de rage qui éclateront un peu partout.

Depuis 2017 l’économie française était en voie de convalescence. Quand la vie reprendra, elle se trouvera encore plus affaiblie. On sait ce que ça veut dire : manifestations de rue et violences de toutes sortes.

Quant au « comité scientifique » sur lequel s’appuie le gouvernement pour imposer le confinement généralisé, le Pr. Raoult a dénoncé ces « maniaques de la méthodologie », mandarins auto-proclamés qui imposent leur Pensée Unique (3). En fait, la communauté scientifique est profondément divisée sur les mesures à prendre mais on n’entend qu’une seule voix. Le confinement généralisé n’était pas l’unique solution, l’avenir nous dira si ce n’était pas la pire de toutes. Sachons qu’en l’imposant le gouvernement a pris une décision politique. Il en paiera le prix politique.

Et nous, comme d’habitude, nous allons la payer cher. Très cher.

                                                 M.B. 27 mars 2020
(1) Bien que ce soit un peu tôt (en France l’épidémie n’a pas atteint son pic), j’écris ceci pour stimuler votre réflexion.
(2) Le 27 mars après-midi.
(3) « Pensée Unique » : cliquez sur ces mots dans la case « rechercher »

22 réflexions au sujet de « PANIQUE SUR LA PLANÉTE : le coronavirus et nous (II) »

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  3. carteret jean

    Cher Michel
    Depuis des mois je m’insurge sur le fait que les médias ne mettent pas en cause que notre systéme de santé se consacre surtout à soigner mais pas à prévenir.
    J’ai pdt 15 ans accompagné ma femme à La Pitié Salpetrière et j’aimai discuter avec les internes allemands qui me disaient que ce qui les frappaient le plus était justement cette disparité entre le systéme de santé allemand et français.
    en France 30 % des aides soignantes sont vaccinées contre la grippe qui fait 10 000 morts par an
    40 % des infirmières…………………………………………………………..
    70% des médecins ………………………………………………………………
    pour moi c’est inadmissible.
    Sa mère est en HEPAD à Limoges et il est imposible de savoir quel % du personnel n’est pas vacciné
    Ma compagne qui a démarré sa carrière comme infirmière me disait que dans les années 70/80 la vaccination contre la grippe était obligatoire
    Que pensez vous de mon commentaire ?
    cordialement
    Jean Carteret

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      En effet, la seule raison « raisonnable » que je vois au confinement généralisé est l’état désastreux dans lequel se trouve l’hôpital public. Sa dégradation remonte à des années. Tout le monde le sait, on n’a rien fait. Arrive une pandémie et pan ! On est obligé de consigner 67 millions de Français pour pouvoir soigner quelques milliers de malades qui saturent nos hôpitaux.
      Ce confinement va nous coûter des milliards. Qu’on n’ait pas décidé d’en consacrer quelques uns au sauvetage de l’hôpital public est une connerie et un scandale confondants.
      Est-ce qu’enfin « ils » ont compris ?
      M.B.

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  4. claude

    Tout de même depuis fin janvier date du rapatriement des 2 avions ramenant des fraçais de Wuhan, et depuis le début en Italie où l’épidémie a débutée dans une ville où il y a bcp d’étudiants asiatiques, et compte tenu qu’en Chine sont restés des medecins français et des journalistes en lien avec nos médias, gouvernants, scientifiques, ceux-ci n’étaient pas ignorant du développement de l’épidémie, ni de celle en Italie. Qu’à cela ne tienne, on laisse se dérouler 2 matchs avec l’Italie du nord déja contaminée dont les supporters se bousculent dans les rues, combien de contaminations ? On laisse s’organiser un rassemblement de 8 jours et 2500 personnes venant de tous horizons, qui se tiennent par la main, s’embrassent etc….et dont l’organisateur est médecin, quelle insouciance ! Un seul en 8 jours en a contaminé au minimum 1000, qui se sont répartis dans tous les horizons d’où ils venaient. On laisse atterrir des avions venant de Chine, d’Italie etc sans contrôle des passagers, (on n’a pas de test !) on laisse passer, sans contrôle, les italiens, les allemands, les belges….aux frontières mais pas les français. Quant aux « gestes barrières » des plus logiques comme pour toute épidémie, voir simple hygiène de vie, comment l’imposer et surtout contrôler ?
    Il ne reste que le dépistage, en a t’on les moyens (matériel, humains) ? Car pourquoi ne pas l’avoir fait dans ces rassemblements, au travail, ………
    Sont ils sécurisants ? Et si malgré tout la personne immunisée reste contaminante ?
    Ils auraient eu (et auront si ça se fait) au moins le mérite de détecter les malades et de pouvoir ainsi les isoler.
    Certes le confinement respecté ou pas n’est qu’une solution de désengorgement (momentané) des services de soins, qui, côté personnel comme matériel vont coûter une somme astronomique.
    Depuis fin janvier on aurait pu accélérer la fabrication de masques, de respirateurs, de gels hydroalcooliques (fin février il n’y en avait déjà plus dans les supermarchés ni les pharmacies) relancer des entreprises…….et tenir compte des alertes et avis des médecins restés à Wuhan, et qui y sont encore.

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Évidemment, la solution la moins coûteuse (adoptée par l’Allemagne) eût été un dépistage massif des personnes contaminées et leur mise en quarantaine, laissant le reste de la population vivre et travailler. Pourquoi cela n’a pas été fait par les pays « latins » ? Pourquoi et comment le cercle vicieux de la panique s’est-il mis en place ? Trop tôt pour répondre. Mais un jour il faudra faire les comptes. Je crains que comme d’habitude, une fois la crise passée, on ne fasse rien et reprenne les habitudes comme avant.
      M.B.

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  5. HATERT

    La moins mauvaise des solutions aurait été certainement l’imposition des « gestes barrière » mais malheureusement c’est INCONTROLABLE , n’en déplaise au Pr. Gentilini. Le confinement généralisé est déja difficilement contrôlable….Il ya par exemple toujours aujourd’hui des irresponsables qui organisent des « lockdowns parties » privées pour narguer les consignes.
    Alors, à défaut, le confinement généralisé est la seule moins mauvaise solution…. Sinon, c’était la théorie du « laissez aller » avec l’immunité collective et 1% de morts…. et surtout à annoncer : « restez chez vous, ne venez pas dans nos hôpitaux …il ya 10 respirateurs et il en faut 2000…Mourez étouffés chez vous… »

    Message hallucinant et impossible à prononcer….heureusement.
    Nos gouvernants ont choisi la moins mauvaise des solutions.

    Répondre
    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      En effet. Je remarque que ce sont des Anglo-saxons, Allemands ou Suédois, qui ont adopté d’autres solutions que le confinement généralisé. Les peuples latins, et spécialement les Français, ne supportent pas qu’on leur ordonne quoi que ce soit.
      Je n’espère qu’une chose, c’est d’avoir eu tort. Si dans 6 mois la solution « confinement » s’avère avoir été la meilleure, j’avalerai mon chapeau avec délices.
      M.B.

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  6. monic34

    Merci MR BENOIT, votre vision claire et sensée est très appréciable en ce moment !!! tant de gens paniquent… …compréhensible évidemment mais également inutile. Notre société étant ce qu’elle est normal que notre planète se révolte..
    Vos articles me font toujours du bien…
    Amicalement

    Répondre
  7. Jean-Marie

    Bonjour Michel et compagnie.

    Merci pour cet angle de vue intéressant et déniaisant

    Vous suivez tout de même « Les aventures du professeur Raoult », un type bien aussi « sachant » que modeste; à la différence du gamin qu’à peine environ 18 % des inscrits (au premier tour) ont mis à l’Elysée.

    Vous ne le dites pas ainsi, mais ne serait-il pas grand temps de faire pression – par pétition ? – sur les irresponsables qui nous gouvernent afin que, tous les soirs « en même temps » qu’ils nous communiquent très officiellement les statistiques encore insuffisamment diversifiées des victimes du Covid 19, ils nous donnent parallèlement les statistiques des victimes de la « simple » la grippe (Y’en a plus?) aussi par tranches d’âge et état de santé il y a six semaines par exemple. avec les mêmes précisions donc

    Évidemment ça serait trop demander que d’avoir aussi les mêmes statistiques s de l’Allemagne tous les soirs pour comparer , même si les « scientifiques » du microcosme médical parisien français sont les meilleurs et les plus beaux, c’est bien connu.

    Répondre
    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      En cherchant un peu, vous trouverez sur Internet les chiffres en question.
      vous persiflez l’élection de Macron dans un suffrage démocratique. Quand nous en serons privés, vous pleurerez tout aussi inutilement.
      M.B.

      Répondre
      1. Jean-Marie

        Pardon j’avais oublié que votre logiciel ne me réussit pas; ça part sans même cliquer sur « laisser un commentaire »

        On n’est pas éthiquement légitime quand on a recueilli environ 18 % des voix des inscrits au premier tour, le second n’ayant été qu’une formalité irrationnellement cautionnée par beaucoup tout comme pour Chirac.

        Mais est-on « démocrate » quand on décide – sous pression et chantage de Larcher et Baroin – de ne pas reporter le premier tour alors qu’il est évident que l’abstention sera accrue par le contexte ?

        On aura beau dire, on aura beau faire « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire »(A.E)  

        « Nous sommes victimes d’un abus de mots. Notre système (les « démocraties » occidentales) ne peut s’appeler « démocratique » et le qualifier ainsi est grave, car ceci empêche la réalisation de la vraie démocratie tout en lui volant son nom. »  (S-C.K)

        « La démocratie, c’est le nom volé d’une idée violée » (J-P.M).

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        1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

          si l’on veut. Mais quand elle nous sera retirée (comme elle le fut pour les Allemands en 1933 ou pour les Russes un peu avant), alors vous pleurerez en disant « Quand même, cette p….. de démocratie c’était mieux que ce que nous avons ». Mais il sera trop tard.
          M.B.

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        2. SL

          Sur Macron… et vu de “l’étranger”, je trouve très étrange de parler de la France comme d’une sorte de dictature, de Macron comme d’un roi, etc. Des élections libres ont très régulièrement lieu en France (contrairement aux dictatures…) et le programme de Macron avait été très clairement décrit (ce qui est assez rare pour le relever). Je comprends donc que des gens n’ayant pas voté pour lui, ou n’ayant pas lu ses propositions, ou n’étant tout simplement pas d’accord avec lui manifestent, évidemment, mais en venir à traiter la situation de non-démocratique a quelque chose de très populiste. A noter que M. Mélenchon, qui aime rappeler que Macron a été « mal élu » car il n’aurait obtenu au premier tour que 24% des votants (et donc 18.19% des inscrits en raison des abstentions) et appelle donc au retournement de ce chef d’Etat non-représentatif des français, ce même Mélenchon donc n’a, me semble-t-il, pas refusé son poste à Marseille en 2017 alors qu’il a obtenu… 14.17% des inscrits au 1er tour des législatives et … 19.96% des inscrits au second tour… (c’est ici: https://mobile.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__legislatives-2017/(path)/legislatives-2017//013/01304.html). En étant généreux, et en regardant le nombre de votes qu’il a reçu au deuxième tour, il en a obtenu… 11’912. Onze mille. Et pourtant, « La France c’est MOI! ». Bref, arrêtons le cinéma et votez

          Quand au virus, l’impact économique est tragique et nous concerne tous. Je ne sais pas si la solution actuelle et la moins mauvaise ou pas, mais je sais que la culture asiatique de port du masque et de respect des distances me semble un doux rêve en pays latin.

          Répondre
          1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

            MERCI, vous dites très exactement ce qu’il faut dire à ceux qui critiquent M. Macron sans l’avoir entendu, ni constaté ce que son gouvernement a fait en application de son programme – jusqu’au déclenchement de l’épidémie. Car le programme de M. Macron va être profondément modifié par cette crise, ce qui prouve qu’il ne fait pas mal son job.
            Mais il est INUTILE d’argumenter avec les populistes et ceux qui les suivent : ils ne voient et n’entendent qu’eux-mêmes.
            Oui, nous sommes un pays latin de culture catholique. Tout vient de là…
            M.B.

            Répondre
          2. Jean-Marie

            Je ne suis pas melonchoniste, ni .., ni … Alors que j’ai beaucoup donné depuis 1964 pour la politique (5 candidatures écolo pour l’honneur sans aucune chance)

            On ne peut pas nous priver de ce que nous n’avons pas, alors que nous vivons sous une dictature déguisée des pouvoirs d’argent qui possèdent une bonne partie des médias qui nous conditionnent

            Si Macron avait appliqué son beau programme démago il n’y aurait plus eu un SDF dans la rue le 1er janvier 2018. Et ça n’est qu’un exemple.

            La culture Hara kiri n’étant pas dans les gènes des parlementaires français de tous âges çà n’est évidemment pas demain qu’on pratiquera, par exemple, en France, la sophocratie.

            Le peuple participe obligatoirement sous peine d’amende dissuasive à l’élection parmi des candidates et candidats de moins de 65 ans – considérés comme savants et/ou sages par « le peuple » – 3 co-présidentes et 2 co-présidents ou l’inverse ayant obtenu le plus grand nombre de voix ; et ce pour une durée de cinq ans définitivement non renouvelables Avec en fait de ministres des directrices ou directeurs d’une vingtaine de grandes administrations dont le mandat peut être renouvelé une seule fois par les cinq co-présidents, un an après leur propre élection Une assemblée nationale constituée d’une femme et d’un homme par département est élue par vote départemental entre des candidats pouvant ou non être proposés par des partis (au sens traditionnel), et ce pour un seul et unique mandat avec pour charge essentielle et première de faire des recommandations aux cinq co-présidents éclairés par ailleurs par une consultation du peuple à propos de leurs futures décisions à la majorité des quatre cinquième à défaut du consensus.

            Répondre
            1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

              La « dictature des pouvoirs d’argent » n’est pas déguisée !
              j’ignorais ce qu’est la « sophocratie ». Il me semble seulement que pour tenir le volant d’une machine aussi compliquée qu’un pays de 67 millions d’habitants en 2020, il faut des gens de compétence et d’expérience. Cela ne se trouve pas sous les sabots d’un cheval !
              M.B.

  8. Darling

    Merci Monsieur Benoit pour votre voix en ces temps de pensée unique. L’esprit critique est mal vu ces jours-ci. Moi j’aime beaucoup vous lire !

    Répondre
  9. Jean-Pierre CASTEL

    Quid de la saturation des moyens de réanimation? Le but du confinement n’est-il pas uniquement de ralentir (et non pas d’arrêter) la propagation du virus, de façon à éviter le plus possible leur engorgement ? Cet engorgement n’est-il pas une réalité déjà attestée par exemple dans le « Grand Est »? Ne pas confiner n’obligerait-il pas, faute de moyens, à faire un tri drastique entre ceux qu’on soigne et ceux qu’on abandonne? L’euthanasie des rentiers en somme. Ca pourrait d’ailleurs faciliter le problème des retraites…
    A vous lire

    Répondre
    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Le sous-équipement de nos hôpitaux ne date pas de cette épidémie. N’aurait-on pas pu consacrer un peu des milliards que vont nous coûter le confinement généralisé à étendre ou construire de nouveaux hôpitaux, à produire ou acheter du matériel ? La Chine l’a fait, en 3 semaines. Pourquoi pas nous, qui – voue le savez – ne sommes pas des « barbares » comme eux ?

      Répondre
      1. Jean-Pierre CASTEL

        La question, votre honneur, n’est pas celle de l’impéritie antérieure, mais, si j’ai bien compris la position que vous défendez : le gouvt a-t-il tort de décider le confinement ? les choses étant ce qu’elles sont, pouvait-il faire autrement ?

        Une question de béotien : une personne immunisée a développé les anticorps nécessaires pour se protéger elle-même de l’action du virus, mais reste-t-elle éventuellement porteuse du virus, et donc potentiellement contaminante? Je crois avoir entendu que non, mais comment ça marche ?

        Répondre
        1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

          Très honoré en effet de votre question. Une personne immunisée est-elle « porteur sain » et donc contaminant ? C’est possible, mais on ne connaît pas encore assez bien le comportement du Covid19 pour dire si oui ou non.
          Soumis à la pression médiatique/populaire, les gouvernements n’ont pas eu le courage d’une autre solution (blod and tears) que le confinement, relisez mon article.
          M.B.

          Répondre

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