Archives pour la catégorie CRISE DE L’OCCIDENT

L’occident chrétien en crise.

LE DIABLE ET L’ENFANT : petite fable pour temps de pluie

   Un jour, le démon se réveilla de fort mauvaise humeur. Il revenait d’une tournée d’inspection sur la planète. Depuis des siècles et des siècles, tant d’efforts, tant d’intelligence, tant de dévouement avaient été dépensés pour y répandre le Mal, la violence et la souffrance ! Or il s’apercevait qu’il y avait encore, par endroits, des poches de résistance. Certes la guerre et la famine étaient en constante augmentation, et il avait mis au point une arme terrifiante : une collection de virus invisibles, mortels, hyperactifs. Le rendement du premier qu’il venait de lancer sur la planète, le corona, était excellent. Terrorisée, la population mondiale rasait tristement les murs en baissant les yeux, en cachant son visage derrière un masque. Chacun s’écartait des autres avec un geste d’effroi. Pourtant il avait aperçu quelques personnes qui marchaient d’un pas vif et allègre, avec une lueur de joie dans le regard et un sourire limpide sur leur visage découvert. Lire la suite

TÉNÈBRE MA VIEILLE AMIE, SALUT !

Les anciens se souviennent du film Le Lauréat avec Dustin Hoffman, réalisé en 1967. Rythmé par la chanson de Simon & Garfunkel, Sounds of Silence, ce film connut un succès planétaire. On était en pleine révolution de mai 68, la jeunesse rêvait d’un monde nouveau, l’utopie était au pouvoir. Écrites par Paul Simon, les paroles décrivaient le monde dont on ne voulait plus et se terminaient par un cri de désespoir.

Depuis 55 ans, rien n’a changé. Voici un extrait de Sounds of Silence, traduit et adapté par mes soins. Lire la suite

VACCIN POUR LES NULS (et corona-circus)

Nous avons vu comment fonctionne le corona-vaccin le plus répandu en France (1) : une molécule biologique, l’ARN messager, va chercher ‘’l’empreinte’’ – ou le moulage, si vous voulez – des protéines d’un coronavirus et transfère cette empreinte à l’intérieur des cellules de notre système immunitaire, sans affecter leur noyau c’est-à-dire sans modifier notre propre génome. Ces cellules immunitaires réceptionnent l’empreinte transmise et à partir d’elle, produisent l’anticorps qui va neutraliser ce virus-là quand il pénètrera dans notre organisme

I. Peut-on être contaminé quand on est vacciné ? Lire la suite

LES VACCINS POUR LES NULS (1re partie)

Depuis des mois, nous sommes noyés dans un torrent d’informations parfois fausses, mensongères, souvent approximatives, toujours contradictoires. La France est devenue une grande lessiveuse à cerveaux, plus personne ne sait que croire, qui croire, que penser. Il y a désormais chez nous 67 millions de virologues qui ne savent pas de quoi ils parlent mais ont tous un avis tranché. La dernière péripétie de cette corrida mentale, c’est le vaccin. Faut-il, faut-il pas ?

Avant de descendre dans l’arène, il faut savoir de quoi on parle. Lire la suite

QUOI DE NEUF ? LES PSAUMES (II)

 

Les psaumes sont des prières juives écrites par des Juifs entre le 6e et le 3e siècle avant J.C. En fait, certains remontent peut-être à l’époque du roi David (1) à qui l’ensemble du Psautier (le recueil des 150 psaumes) a été attribué par la tradition juive. Or – et c’est étonnant -, alors qu’elle se séparait de la Synagogue, dès son origine la jeune Église chrétienne a considéré ces textes juifs comme sa prière de référence. Au 6e siècle, la Règle des moines dite ‘’de Saint Benoit’’ explique que, « puisque les moines d’aujourd’hui n’ont pas la force comme les Anciens de réciter les 150 psaumes en une journée », qu’ils en récitent au moins une bonne quantité répartie sur les 7 Offices du jour et de la nuit. Plus tard au milieu du Moyen-âge, le bréviaire imposé aux prêtres les a obligés à dire la totalité du psautier en une semaine. Et les psaumes furent introduits dans le rituel de la messe.

Fallait-il donc devenir un Juif-aux-psaumes pour être chrétien ? Lire la suite

QUOI DE NEUF ? LES PSAUMES (I)

En ce printemps qui tarde à venir, je ressens comme un goût d’automne. Le poids des souvenirs de toute ma vie se fait plus lourd. Cruellement, elle m’apparaît non pas telle que je l’avais rêvée, mais pour ce qu’elle fut – et rien n’y peut changer. Échecs, déceptions, tristesses, abandons, désespoir parfois, semblent y avoir laissé des empreintes plus durables que les joies. Très tôt, quand l’air s’obscurcissait, quand ce que je croyais stable et acquis pour toujours disparaissait, quand je perdais souffle au milieu des flot déferlants, très tôt j’ai cherché une bouée pour survivre intérieurement. Et je suis tombé sur un petit livre qui tient au creux de la main : le Psautier, ce recueil de 150 poèmes attribués au roi David, un Juif qui vécut il y a trois mille ans. Lire la suite

APOCALYPSE NOW ? État des lieux (III) : les Français infantilisés

Avec la pandémie, ses confinements généralisés, bureaucratiques et policiers, nous avons annulé en quelques mois deux siècles de libertés fondamentales durement acquises. La liste des mesures anti-constitutionnelles décrétées arbitrairement, sans vote du Congrès, est longue. On a aboli d’un trait de plume la liberté d’association et de réunion, la liberté de commercer, la liberté de se déplacer. Nous avons été mis en détentions provisoires répétées, sans jugements. Lire la suite

APOCALYPSE NOW ? État des lieux (II) : démocratie

 Au commencement était le clan, ensemble de familles se réclamant d’un ancêtre commun. Quand les clans se réunirent en tribus, leurs membres organisèrent une solidarité restreinte à eux seuls, et farouchement défendue par eux face aux autres. C’était chacun contre tous.

Un pas décisif fut franchi à Athènes avec l’invention de la démocratie, qui instaurait une certaine paix sociale. Très vite, la démocratie athénienne sombra dans deux sortes de dérives : la tyrannie – confiscation du bien commun au profit d’un seul -, et la démagogie – soumission du pouvoir aux désirs irrationnels du peuple. La tyrannie menait à la violence arbitraire, la démagogie au chaos et à l’injustice.

Ni la démocratie athénienne, ni la tyrannie, ni la démagogie ne connaissaient ce que nous appelons aujourd’hui les ‘’Droits de l’Homme’’. Les citoyens étaient jaugés, jugés et classés selon leur naissance, leur productivité ou leur valeur militaire. La femme et l’enfant n’avaient pas d’existence légale.

Aucun de ces régimes ne s’est intéressé à la personne humaine pour elle-même.

Le christianisme, naissance de la démocratie moderne ? Lire la suite

APOCALYPSE NOW ? État des lieux (I), la terre brûle

  « Hommes et femmes rassasiés d’ans, nous qui avons vécu, nous témoignons ». Nous avons connu un âge où la planète, encore généreuse, se laissait fouiller, extorquer, piller, sans protester. Où l’Occident saigné par deux conflits mondiaux se relevait, reprenait sa première place, se jurait d’être heureux. Où tout semblait, sinon facile, du moins à portée de main. Nous dominions le monde et les événements, nous étions les maîtres du destin, rien ne pouvait plus nous ébranler.

Pourtant des fissures, des crevasses apparaissaient ça et là dans l’orgueilleuse construction de notre gloire. Certains s’en inquiétaient et le disaient, de plus en plus fort. Avec mépris, on les traitait de déclinistes, de catastrophistes. Annonçaient-ils la fin de la croissance, l’inévitable nécessité de la décroissance ? On les moquait, on les méprisait, on les raillait : « Sachez, leur disait-on, que l’Homme sur cette planète n’a jamais cessé de croître, d’inventer, de réaliser. Rien, absolument, ne peut lui résister. Nous sommes invincibles, et peut-être un jour serons-nous immortels ». Lire la suite

POUR NE PAS MOURIR…

Pour ne pas mourir, la France s’est arrêtée de vivre.

Pour ne pas mourir d’un virus invisible, les Français ont choisi de ne plus voir leur visage, de ne plus se voir entre eux, de ne plus rien voir d’autre que les murs de leur logement.

Vivre sous une tyrannie sanitaire, ce n’est plus vivre. Lire la suite