DIDIER RAOULT ET LES MANDARINS : le coronavirus et nous (III)

 La crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus révèle un des handicaps les plus pesants de la société française : le mandarinat. Phénomène qui remonte très loin, à l’époque de la monarchie absolue d’Ancien Régime et du catholicisme triomphant.

« Vous délirez, me dira-t-on ! La monarchie absolue a été abolie en France depuis 229 ans ! » Oui, mais seule la ‘’République monarchique’’ de De Gaulle a pu mettre fin à l’anarchie parlementaire des 3e et 4e Républiques. « Le catholicisme est rangé au placard depuis 1905 ! » Oui, mais « En France, le mode de pensée qu’avait secrété la religion marque toujours les esprits » (1). Chez nous les mentalités formatées par les siècles passés sont toujours vivaces – et la preuve, ce sont les Mandarins

I. Le mandarinat

Phénomène typiquement français, décrit et dénoncé dans le monde politique par Simone de Beauvoir en 1954 (2). Le mandarinat prospère dans les professions liées aux intérêts vitaux de la population. Autrefois c’était le clergé, qui interdisait toute pensée et toute pratique autre que la sienne. Aujourd’hui c’est l’éducation nationale, ce sont certains parmi les 6000 médecins, professeurs et praticiens hospitaliers ou membres de l’Académie de médecine. Ils imposent leur pensée et les « bonnes pratiques » à toute la profession médicale. Puisqu’ils pensent possèder une science que les autres n’ont pas, on n’entend qu’eux dans les médias et sur les plateaux TV où ils délivrent leur parole d’évangile. Ce sont des stars incontestées, dont les oracles tombent de très haut sur nous autres pauvres ignorants, qui leur confions nos vies (3).

Chez nous le pouvoir, quel qu’il soit, fait l’objet de critiques permanentes et d’une  défiance systématique de la part d’une majorité de Français. Les médecins-mandarins échappaient à cette critique devenue habitude nationale jusqu’à ce que l’un d’entre eux, et non des moindres, le professeur Didier Raoult, s’oppose à leur pouvoir, rejette leur Pensée Unique et en propose une autre.

Sacrilège ! Levée de boucliers chez les médecins-mandarins – ce qui peut se comprendre. Attitude gênée au gouvernement, qui a l’habitude d’écouter plutôt les officiels que les francs-tireurs – ce peut aussi se comprendre. Surprenant en revanche : le monde médiatique (majoritairement de gauche) se range du côté des Mandarins conservateurs et les met en vedette. Chacun s’en mêle : « La  controverse autour… du docteur  Raoult est la quintessence de ce que ‘’l’expertocratie’’ des plateaux de télé produit de plus pitoyable.  Depuis que la controverse publique à tout propos est devenue le divertissement qui occupe l’info continue et les réseaux sociaux, depuis qu’Internet est devenu le comptoir du bistrot globalisé, chacun rivalise avec le spécialiste le plus pointu » (3).

Encore plus surprenant : « Dans cette foire d’empoigne, l’ancien soixante-huitard Daniel Cohn-Bendit s’est soudain mis à proférer une haine aussi violente que caricaturale à l’encontre de l’éminent Professeur Raoult. En des termes dont on peut apprécier toute la subtilité : « Qu’il ferme sa gueule et qu’il soit médecin! (…) Il y en a marre. Il y en a marre des gens comme lui ». Ce cri du cœur de Daniel Cohn-Bendit révèle une nouvelle fois les travers idéologiques d’un gauchisme moribond » (4). Quand à Mme Le Pen, mandarine d’extrême-droite, elle a fait entendre le même son de cloche que Danny-le-rouge. Comme le virus, le populisme n’a pas de frontières.

II. Le vilain petit canard

Que reprochent-ils au Pr. Raoult ? Il est décrit par la plupart de ses confrères comme « très intelligent, un gros bosseur qui travaille vite et qui a apporté beaucoup à la science » (5).  Alors, quoi ? Eh bien, c’est un vilain petit canard qui a signé dans Le Point et dans Les Échos, des chroniques à contre-courant du reste du corps médical. Bien plus, en 2017 il a exprimé publiquement son différend avec le PDG de l’Inserm, Yves Lévy, qui est aussi le mari de la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Le conflit portait sur le statut des instituts hospitalo-universitaires. La ministre a décidé de le changer, mettant fin au statut de fondation de ces instituts. Elle les a transformés en groupes d’intérêts publics, ce qui a renforcé le poids de l’Inserm. Mais Didier Raoult a refusé ce statut. Il a déclaré qu’il y avait conflit d’intérêt entre la décision de la ministre et son mari, PDG de l’Inserm. En représailles Yves Lévy lui a retiré son label de l’Inserm, ce qui le décrédibilise aux yeux de l’establishment scientifique – les Mandarins.

On comprend mieux alors ce qui se passe quand Raoult propose un traitement contre le coronavirus par association de la chloroquine avec un antibiotique dérivé de l’érythromycine, l’azithromycine. Et non par la chloroquine seule, comme le répètent les médias incompétents. « La combinaison des deux médicaments a un effet synergique qui inhibe totalement la réplication du virus », indique l’équipe de Raoult. « Utilisés séparément, la chloroquine et l’antibiotique ont un effet faible ou nul sur la production virale ».

Les Mandarins ont rejeté et interdit le traitement de Raoult parce que, disent-ils, il n’a pas respecté leur protocole : expérimentation in vitro, suivie d’expérimentation animale suivie d’expérimentation humaine en doubleblind. Long protocole qui ne s’applique pas en médecine de guerre, rétorque Raoult. Mais le refus des Mandarins a une autre raison : ce ne sont pas eux qui ont trouvé ce traitement, ils sont jaloux de Raoult. Et ravis de clouer son bec trop vite ouvert au vilain petit canard qui les nargue insolemment.

La mode dominante est à dénoncer les sachants et les experts : parce qu’il n’est pas à l’image des Mandarins, une partie de la population trouve en Didier Raoult un maître à penser. Ce qui montre à quel point les Mandarins sont déconnectés de la réalité sociale.

Ce matin sur Radio-classique on a entendu Didier Raoult les dénoncer d’une voix tranquille. Quand le journaliste – réflexe conditionné habituel – lui a demandé ce qu’il pensait des réactions qu’il suscite, il a répondu : « Je suis médecin, je ne m’occupe pas de ces bavardages. Ne me demandez pas mon avis sur la politique, je ne vous le dirai pas ».

Pendant ce temps la polémique enfle et occupe les esprits. Le gouvernement hésite entre les uns et les autres. On perd un temps précieux, mais c’est la France, monarchiste et catholique. On ne peut rien y faire.

                                       M.B., 1er avril 2020
Contrairement à mon habitude, cette série d’articles colle à l’actualité du moment. C’est toujours avec l’intention de vous pousser à la réflexion.
(1) Alain Peyrefitte, voyez l’article précédent La peut prend le pouvoir : le coronavirus et nous
(2) Dans son roman les Mandarins publié chez Gallimard, prix Goncourt 1954..
(3) Voyez Odile Plichon, Le Livre noir des médecins stars (Éditions Stock 2020)
(4) Thomas Legrand sur le site de France-Inter.
(5) Anne-Sophie Chazaud sur Figarovox/tribune
(6) Sophie Bécherel et Laetitia Chérel sur le site de France-Inter.

 

 

19 réflexions au sujet de « DIDIER RAOULT ET LES MANDARINS : le coronavirus et nous (III) »

  1. Jojo

    Beaucoup de passion politique et surtout d’ignorance dans certaines réactions. J’ai fait 68, j’avais 20 ans et j’étais étudiant, et je peux vous garantir que Cohn-Bendit était la figure de proue du gauchisme. Par ailleurs, on connaît la formule de Lénine: le gauchisme est la maladie infantile du communisme, qui profite au grand capital. Le lien entre les deux est évident, comme le montrent la trajectoire de Cohn-Bendit et le simple fait que la grande presse (de gauche) soit détenue par des banquiers ou des milliardaires, alors qu’elle est truffée de trotskistes.

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Mais les êtres humains sont des ETRES DE PASSION, c’est même ce qui les différencie des animaux ! Quant à l’ignorance, elle est tellement entretenue par les médias !
      Dites-moi : de quoi le communisme est-il la maladie infantile ?
      M.B.

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  2. elizabeth

    Ave, mon oncle ( commentaire entre nous, svp)

    Vous écrivez : La mode dominante est à dénoncer les sachants et les experts.

    Que faisait notre bon Jésus ? Que disait-il, à propos des « scribes », et des « docteurs » de la Loi ?
    Les philosophes et les spécialistes, en somme, de son temps vs les nôtres des plateaux (ou des « tribunaux » médiatiques, comme on veut…).
    Il y a un verset qui parle de chiens couchés sur la mangeoire des boeufs, et un autre qui parle de porte dont certains auraient caché la clé, sans même s’en servir eux-mêmes.
    J’ai entendu certain animateur parler de « rétention d’informations » (dans le but de soumettre, non de servir).
    Donc, à certains égards, c’est vrai, on pourrait dire que c’est une mode. Ou un cycle ? Ou peut-être même une philosophie, à savoir identifier et dénoncer, non pas bêtement les sachants et les experts, qui existent, (je crois que Raoult par exemple, est ultra spécialisé en virologie, mais sans doute nul à chier en sculpture) , donc, non pas tous les docteurs, mais les « faux docteurs » de la Loi, oui, mais de toutes les lois aussi, naturelles, juridiques, morales, j’en ignore bien d’autres.
    Ce n’est pas forcément un réflexe de rebelle, mais juste de bon sens ? A moins que Jésus, ce petit rebelle…. ? Galiléen, « merde, quand même ». Trève de manuelvallserie, cher tonton, je dis souvent que ce n’est pas parce que l’on n’est pas musicien que l’on ne sait pas reconnaître/entendre une fausse note.
    Je ne suis docteur de rien du tout, ou pour le dire autrement, je ne connais pas la liturgie, mais par contre j’ai un bon terrain, et je le connais bien. Quand on me ment, je l’entends. Et quand micron parle de « grand test », je l’entends aussi. Quand on me verse du poison dans les oreilles, je le sais.

    J’ignore exactement les détails, et qui fait quoi, mais d’un point de vue d’historienne du dimanche, nous assistons tout simplement à un changement de paradigme, qui n’est voulu que par certains. Comme souvent, comme toujours je crois (je ne suis pas spécialiste). Nous entrons, de gré ou de force, dans l’ère du virtuel, de l’IA, ou comme on commence à le répéter (et à nous y contraindre) l’ère de la dématérialisation. [gouvernement.fr sur 2022 et la dématérialisation de toutes les démarches – administratives, qu’ils disent, c’est à dire que c’est vague, très vague].
    Il y a d’autres infos sur gouv.fr, toujours, sur l’installation « de moyens permettant de faciliter les télécommunications », ils ont fait une vingtaine de décrets spécial covid, je vous dis ça de mémoire.
    Très facilement trouvable sur le site officiel de nos « élus », et sinon, simplement, googlez covid 5G, je crois même avoir vu passer une pétition contre l’installation de ces « antennes » ou « capteurs » ou trucs, qui balanceraient des ondes dont nous ne connaissons pas les effets.
    Là encore, je ne suis pas spécialiste…

    Sinon, personnellement, je repense beaucoup à ce titre de Pagola, « Approche historique », et j’espère que oui, Jésus approche. J’ai beaucoup de mal avec le mensonge, il est temps de révéler un peu.
    J’ai lu un texte d’un exégète qu’on m’a fait parvenir ce matin : le truc des purs (sains) et des impurs (infectés) s’immisce dans les esprits, et cela est mauvais, surtout que j’ai lu un article anglais qui disait qu’on avait trouvé le virus carrément dans des tests de dépistage. (info à vérifier, pas eu le temps, ni l’envie d’ailleurs, je ne pense qu’à tout entendre et tout regarder, le tri se fera naturellement).
    En tout cas, on a entendu des cas d’infectés, déclarés négatifs, et à l’inverse des personnes saines déclarées positives… (témoignages infirmiers/médecins)…Donc finalement qui donc dira qui est pur ou impur ?

    Pour conclure, anecdote personnelle… je me suis penchée la semaine dernière sur les fameuses stèles des serments de vassalité, ou d’alliance, que les rois s’échangeaient entre eux, du côté de Babylone ou de l’Egypte…Le code d’Hammourabi, tout ça…Des commandements, des malédictions…
    C’était pour une raison toute bête, j’avais envie de peindre les tables de la Loi, brisées…(rapport à Galates, 3). Cherchant des images, j’ai trouvé des sites, et je suis très dispersée comme nièce.
    Mon esprit l’est aussi : bizarrement, il a lié l’article sur les stèles de l’antiquité, aux stèles qu’on appelle : Georgia Guide Stones, plantées aux USA par on ne sait pas trop qui, à la vue de tous apparemment (je n’ai vu qu’en vidéo, je n’ai pas fait le déplacement).
    Elles sont rigolotes, ces stèles, vous ne trouvez pas ?
    Allez, bien à vous, cher tonton.

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Vale, chère nièce informatique.
      Votre (long) commentaire me servira pour l’article suivant : « Est-ce la fin de l’homme moderne ? »
      Attention aux « fake news ».
      Avunculairement vôtre, M.B.

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      1. elizabeth

        Oui mon oncle, énormément de fake news circulent, et toujours par les mêmes…
        Depuis 2-3 jours, c’est le petit décret sur l’administration du Rivotril qui fait parler.
        Je suis allée voir, et en effet, je comprends mieux d’un coup l’affaire « Vincent Lambert ».
        Quant au nouvel Adam, oui ça se prépare tout doucement.
        Bonne journée, bonne écriture.

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  3. Jojo

    Tout cela est malheureusement très juste. Il faut cependant ajouter quelque chose: tous les mandarins qui s’opposent à Raoult sont liés à des laboratoires pharmaceutiques. Et Raoult est le seul, dans cet affrontement, à n’être payé par aucun laboratoire. Il est clair que les médecins qui travaillent avec les laboratoires ne vont pas soutenir un traitement qui ne leur rapporte rien. Ils ne font qu’attendre une nouvelle molécule, en espérant que la pandémie durera assez longtemps pour que ces mêmes labos puissent trouver un vaccin. Ce qui est dramatique est que ces mandarins soient assez stupides pour ne pas comprendre qu’ils ridiculisent la médecine, et font le lit des médecines parallèles. Aucun individu normalement intelligent ne fait plus confiance à la médecine. Et le pire est que les médecins s’en étonnent. À en croire qu’ils sont les seuls à ne pas avoir entendu parler du Médiator, dont le procès est encore en cours. La médecine mandarinale a atteint un étonnant degré de corruption.
    D’un point de vue plus général, pour être certes un peu moins scandaleuses, les situations de l’université et de la recherche en général, ne sont pas beaucoup plus brillantes. Les recrutements et les promotions relèvent beaucoup plus du copinage que du mérite. J’ai vu, de l’intérieur, le système à l’œuvre: c’est un monde de carriéristes prêts à toutes les compromissions pour réussir. Renvoi classique d’ascenseur: si tu votes pour mon candidat, je voterai pour toi quand tu auras besoin d’une mutation ou d’une promotion… Et comme nous sommes tous membres de commissions de recrutement… Les mesures drastiques de méfiance du ministère à l’égard des universitaires montrent bien qu’il n’est pas dupe. Un conseiller du ministre m’avait d’ailleurs dit, il y a longtemps, que tout le système universitaire était rongé par la corruption. Le fond du problème est que les arrivistes cherchent les places, se démènent pour les avoir, et les obtiennent. Les vrais chercheurs passent après. La promotion des médiocres est systématique, mais comme ce sont eux qui arrivent au sommet de la hiérarchie, c’est à eux que le pouvoir, quel qu’il soit, s’adresse. Les réseaux comptent beaucoup plus que le talent, et ils assurent le triomphe du conformisme et de la bêtise.

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  4. Ange Lini

    Bonjour Mr Benoit :
    « Surprenant en revanche : Le monde médiatique (majoritairement de gauche)… »

    Au risque de me répéter Mr Benoit, vous êtes aussi bon écrivain que bien piètre analyste politique pour sortir une telle ineptie. Elle se justifie seulement par une profonde méconnaissance de ce qu’est une réelle pensée de gauche. Mais n’a t’elle pas toujours été l’ennemi juré de l’église, ou plutôt l’inverse… Ceci explique sans doute cela malgré votre apostasie. L’illustration est à son comble avec un « danny le rouge » que je qualiefierais plus de brun que de mauve et qui dans les années 68/69 était tout simplement un entriste, d’ou l’intérêt des médias à son encontre… Le « gauchisme » est en réalité une idéologie de droite (mais camouflée)…
    Au plaisir de vous lire
    Amicalement

    Répondre
    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      En effet, « il y a deux hommes en moi » : l’historien-exégète qui sait à peu près de quoi il parle quand il reste dans le domaine de sa compétence, et le citoyen qui, comme tant d’autres, se pose des questions qui le dépassent. Alors que la planète connaît une crise unique dans son histoire (cf. les articles à venir), le citoyen que je suis peut-il rester confiné dans sa « science » ?
      Sur Daniel C.B. et le gauchisme, remarquez que je cite une source.
      Merci, M.B.

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  5. Guitton

    Ça rappelle l’affaire de la Souffrière lorsque les experts officiels exigeait l’évacuation de la région et qu’Harun Tazief « indépendant »le déconseillait et se faisait rancardiser et menacer de ne plus avoir de financement (Alors qu’il n’en demandait pas!) . …

    Répondre
  6. Jean Devos

    Vous m’avez enfin déçu ..il fallait bien que ça arrive
    Trop facile , pas de votre niveau cher Mr Benoît
    Vite un autre svp
    Cordialement

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Quand on quitte les gradins pour descendre dans l’arène, on prend forcément des coups. Croyez-moi, ce n’est pas « facile ». Amicalement, M.B.

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  7. Max Dessus

    Bonjour,
    Le Professeur Raoult mérite le respect. Mais il s’est trop mis en avant publiquement sur un sujet qui aurait dû rester une discussion de spécialistes. Dans quel but ? Ego démesuré ou souhait de partager ses expériences ?
    Dans quelques jours, on saura de façon certaine si ce médicament est efficace et s’il faut le généraliser. N’oublions pas que 85% des malades guérissent de façon naturelle. Il n’est donc pas étonnant que M Estrosi (par exemple) soit guéri en prenant ce médicament. Seul des tests rigoureux donneront une réponse fiable, car il ne faut pas prendre des risques inconnus avec une application généralisée et prématurée.

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Raoult s’est mis en avant et a placardé un calicot devant son hôpital de Marseille pour briser le « plafond de verre » – ou plutôt le plafond de béton – des Mandarins. Parce qu’il craignait, à juste titre, d’être étouffé par les « spécialistes ». Sur Radio-classique, il a rappelé ce que tout pharmacologue sait (j’en suis un) : que la chloroquine a été administrée depuis des dizaines d’années à des milliards de patients, sans effets nocifs. Et que l’azythromycine, comme l’érythromycine, est bien tolérée sauf allergies aux macrolides.
      Seule la mandarine est un fruit délicieux.
      M.B.

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  8. Thomas

    Bonjour,
    Si je partage globalement votre analyse politique et sociétale, je suis plutôt dubitatif quant à votre affirmation de ranger u une grande partie du paysage médiatique et Cohn-Bendit comme étant de gauche alors que l’un comme l’autre étant plutôt clés chantres du macronisme, donc d’un centrisme de droite voire d’un néolibéralisme assumé.
    Et je ne parle pas des querelles individuelles supposées entre le patron de l’Inserm, mari d’Agnès Buzyn et le professeur Raoult, qui dépassent la seule problématique du mandarinat…

    Répondre
    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Cohn-Bendit ; remarquez 1° que je cite une source et 2° que cette source le qualifie à juste titre « d’ancien gauchiste ».
      J’ai mentionné le heurt entre Raoult et Lévy pour en informer mes lecteurs, qui pourraient ignorer cet aspect sordide (mais si fréquent) d’une collusion d’égos et d’intérêts.
      M.B.

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