Archives pour la catégorie LA FRANCE ENRHUMÉE

Réactions de l’auteur sur quelques éternuements de son pays

ILS CONTEMPLERONT CELUI QU’ILS ONT TRANSPERCÉ : POURRISSEZ MACRON !

Macron remet-il à sa place un lycéen qui lui a manqué de respect ? On ne diffuse que les premières secondes – la semonce, pas le dialogue pédagogique détendu qui a suivi. Après le remaniement, fait-il une allocution télévisée ? On ne parle que de l’éclairage déficient du plateau, « crépusculaire comme son règne » commente un député LR. Fait-il un long déplacement dans les Antilles ? On ne le voit que parlant à un adolescent délinquant. Fait-il un le pont à la Toussaint ? On l’accuse de se la couler douce. Propose-t-il (comme avant lui De Gaulle, Chirac et Mitterrand) une distinction entre le Pétain vainqueur de Verdun et le traître de 1940 ? On l’accuse de racolage fasciste. Et ainsi de suite.

Avoir la peau du Président

À la radio, sur les plateaux TV, dans la presse écrite, pas un journaliste, pas un commentateur ne défend son action, ni même ne reprend les grands discours fondateurs (Ouagadougou, La Sorbonne, au Congrès de Versailles etc.) où il  a situé son action politique dans un contexte géopolitique et historique. Ne sont invités devant les micros que des opposants amers, vindicatifs, méprisants ou insultants, qui s’emparent des détails pour cracher leur haine sans jamais rien proposer. Comment en est-on venu à ce harcèlement de chaque instant, à cet acharnement, à ce niveau de violence verbale ? Lire la suite

IMPOSSIBLE ‘’NOUVEAU MONDE’’ ? E. Macron à la croisée des chemins

      Changer le monde, faire advenir un monde différent, meilleur, qui supplanterait ‘’l’Ancien Monde’’ pourri, ce n’est pas nouveau mais est-ce réaliste, ou bien utopique ? Hannah Arendt définit l’utopie comme une abolition « de la distinction entre la réalité et la fiction. » Plus de limites, les valeurs traditionnelles s’effacent devant l’urgence du rêve à accomplir. L’utopie possède une vérité supérieure à toutes les autres, elle est donc foncièrement religieuse, aussi absolue que Dieu lui-même. La remettre en cause c’est aller à contresens de l’ordre du monde, refuser le sens de l’Histoire. Lire la suite

UN CŒUR EN FORME DE BALLON

Ça y est ! Pendant quelques heures, quelques soirées, quelques jours, les Français sont devenus un peuple.

Dans l’article précédent, j’ai rappelé comment, depuis l’Antiquité, deux sortes d’événements s’étaient montrés capables de transformer une masse d’individus confuse, désordonnée, en peuple – c’est-à-dire en un organise vivant, autonome, ayant pris conscience d’être lui-même et fier de l’être : les jeux d’abord, la religion ensuite. Lire la suite

UN BALLON À LA PLACE DU CERVEAU : Panem et Circenses

Quand est-ce que ‘’le Peuple’’ s’est mis à exister ? Quand donc ‘’les masses’’ ont-elles pris conscience d’elles-mêmes, de leur identité et de leur pouvoir ?

I.Dans l’Antiquité gréco-romaine, deux sortes d’événements rassemblaient des foules.

La religion d’abord, qui va évoluer du culte rendu aux dieux au culte rendu à l’empereur. En Grèce, les temples étaient des lieux incontournables, chaque Grec s’y rendait pour se mêler à ses compatriotes. À Rome, les triomphes impériaux rassemblaient toute la plèbe dans la vénération de l’empereur et de Rome divinisés. Lire la suite

VIOLENCE FRANÇAISE : NI DIEU NI MAÎTRE

Est-ce reparti pour un tour ? L’histoire du peuple français commence avec la Guerre des Gaules. Quand Jules César envahit le pays au-delà les Alpes, il trouve un territoire occupé par des tribus celtes qui passent leur temps à se faire la guerre les unes aux autres. Un chef charismatique, Vercingétorix, tente de fédérer ces tribus pour résister à l’envahisseur. Il dispose de 100.000 hommes en armes tandis que César n’en a que 60.000, il connaît parfaitement le terrain, ne manque pas d’approvisionnement.

Pourtant à Alésia, il va se rendre. Pourquoi ? Parce qu’il a été incapable de faire accepter son autorité par les chefs des tribus gauloises. Sous les yeux de César ils se chamaillent sans autre projet que de prendre la place du chef. Ils préfèrent perdre la guerre, être anéantis plutôt que d’unir leurs efforts sous la bannière d’un seul. Nous ne connaissons pas les arguments des uns et des autres, mais le résultat est là : Alésia est un suicide collectif. Lire la suite

DES ANGES ET DES HOMMES : E. Macron, le discours aux Bernardins

Cent vingt ans que la République française traîne un boulet : ses relations avec l’Église, avec la religion, avec Dieu. C’est que nous revenions de loin : depuis Charlemagne, le trône et l’autel ne faisaient plus qu’un, ils avaient construit ensemble la Maison France et l’habitaient sans contestation possible. En 1905 ils ont divorcé : depuis ils cohabitent sous le même toit, se regardent et s’épient. Les vieilles rancœurs, les haines recuites entre calotins et laïcards sont toujours là. Périodiquement elles ressurgissent, et alors dans la Maison France la cohabitation devient difficile. Lire la suite

LES POLITIQUES DANS LE CANIVEAU : JUSQU’OÙ TOMBERONT-ILS ? Laurent Wauquiez et Cie

 Dans la IVe comme dans la Ve République, les élus du peuple savaient qu’ils représentaient ce peuple. Ils parlaient en son nom, et au-delà à l’Europe, au monde. Les Français appréciaient d’être représentés par des hommes qui voyaient les choses d’en-haut, Même s’ils n’étaient pas d’accord, ceux den-bas aimaient la tenue des affrontements de leurs hommes politiques. Leurs mots n’étaient pas toujours les nôtres, mais ils venaient de loin, ils portaient loin parce qu’ils avaient du contenu. Ni attaque personnelle ni grossièreté, on savait se tenir, on était les héritiers d’une certaine élégance française.

 Et nous les petits, les sans-grade, on se sentait respectés, presque valorisés par les mots avec lesquels nos politiques allaient au combat. « Oui, c’est comme ça qu’on doit parler en notre nom ». Lire la suite

ISLAM « DE FRANCE » : POLITIQUES & MÉDIAS, IGNORANTS OU HYPOCRITES ?

C’est reparti ! Comme ses prédécesseurs, E. Macron veut « réorganiser complètement l’islam de France » :

« La question, c’est celle des rapports entre l’islam et la République… Je considère que nous devons nous inspirer fortement de notre histoire, celle des catholiques et des protestants. Un nouveau concordat ? Mon objectif en tout cas est de retrouver ce qui est le cœur de la laïcité, la possibilité de croire comme de ne pas croire… Nous travaillons à la structuration de l’islam de France et aussi à la manière de l’expliquer, ce qui est extrêmement important »  (1)

 Reprenons ces propos, l’un après l’autre.

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GAUCHISTES : LA DICTATURE DES MOTS

 Cela fait soixante ans que j’entends le même discours dans la bouche des gauchistes français. J’ai  cru d’abord qu’il avait été élaboré dans la fièvre de la Libération de 1945 – alors, c’étaient les communistes et les trotskystes -, pour m’apercevoir qu’il apparaît déjà (et pour la première fois) dans la conscience et la langue française après la prise de pouvoir des Jacobins sur la Convention, au début de l’été 1793. Lire la suite

FIN D’UNE CIVILISATION, OU FIN (d’une certaine) HUMANITÉ ?

 Quelque chose est en train de changer, sous nos yeux. Quelque chose qui ne s’est encore jamais produit dans la brève histoire de l’humanité

I. Nous autres civilisations savons que nous sommes mortelles Lire la suite