Archives pour la catégorie LA FRANCE ENRHUMÉE

Réactions de l’auteur sur quelques éternuements de son pays

VIOLENCE FRANÇAISE : NI DIEU NI MAÎTRE

Est-ce reparti pour un tour ? L’histoire du peuple français commence avec la Guerre des Gaules. Quand Jules César envahit le pays au-delà les Alpes, il trouve un territoire occupé par des tribus celtes qui passent leur temps à se faire la guerre les unes aux autres. Un chef charismatique, Vercingétorix, tente de fédérer ces tribus pour résister à l’envahisseur. Il dispose de 100.000 hommes en armes tandis que César n’en a que 60.000, il connaît parfaitement le terrain, ne manque pas d’approvisionnement.

Pourtant à Alésia, il va se rendre. Pourquoi ? Parce qu’il a été incapable de faire accepter son autorité par les chefs des tribus gauloises. Sous les yeux de César ils se chamaillent sans autre projet que de prendre la place du chef. Ils préfèrent perdre la guerre, être anéantis plutôt que d’unir leurs efforts sous la bannière d’un seul. Nous ne connaissons pas les arguments des uns et des autres, mais le résultat est là : Alésia est un suicide collectif. Lire la suite

DES ANGES ET DES HOMMES : E. Macron, le discours aux Bernardins

Cent vingt ans que la République française traîne un boulet : ses relations avec l’Église, avec la religion, avec Dieu. C’est que nous revenions de loin : depuis Charlemagne, le trône et l’autel ne faisaient plus qu’un, ils avaient construit ensemble la Maison France et l’habitaient sans contestation possible. En 1905 ils ont divorcé : depuis ils cohabitent sous le même toit, se regardent et s’épient. Les vieilles rancœurs, les haines recuites entre calotins et laïcards sont toujours là. Périodiquement elles ressurgissent, et alors dans la Maison France la cohabitation devient difficile. Lire la suite

LES POLITIQUES DANS LE CANIVEAU : JUSQU’OÙ TOMBERONT-ILS ? Laurent Wauquiez et Cie

 Dans la IVe comme dans la Ve République, les élus du peuple savaient qu’ils représentaient ce peuple. Ils parlaient en son nom, et au-delà à l’Europe, au monde. Les Français appréciaient d’être représentés par des hommes qui voyaient les choses d’en-haut, Même s’ils n’étaient pas d’accord, ceux den-bas aimaient la tenue des affrontements de leurs hommes politiques. Leurs mots n’étaient pas toujours les nôtres, mais ils venaient de loin, ils portaient loin parce qu’ils avaient du contenu. Ni attaque personnelle ni grossièreté, on savait se tenir, on était les héritiers d’une certaine élégance française.

 Et nous les petits, les sans-grade, on se sentait respectés, presque valorisés par les mots avec lesquels nos politiques allaient au combat. « Oui, c’est comme ça qu’on doit parler en notre nom ». Lire la suite

ISLAM « DE FRANCE » : POLITIQUES & MÉDIAS, IGNORANTS OU HYPOCRITES ?

C’est reparti ! Comme ses prédécesseurs, E. Macron veut « réorganiser complètement l’islam de France » :

« La question, c’est celle des rapports entre l’islam et la République… Je considère que nous devons nous inspirer fortement de notre histoire, celle des catholiques et des protestants. Un nouveau concordat ? Mon objectif en tout cas est de retrouver ce qui est le cœur de la laïcité, la possibilité de croire comme de ne pas croire… Nous travaillons à la structuration de l’islam de France et aussi à la manière de l’expliquer, ce qui est extrêmement important »  (1)

 Reprenons ces propos, l’un après l’autre.

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GAUCHISTES : LA DICTATURE DES MOTS

 Cela fait soixante ans que j’entends le même discours dans la bouche des gauchistes français. J’ai  cru d’abord qu’il avait été élaboré dans la fièvre de la Libération de 1945 – alors, c’étaient les communistes et les trotskystes -, pour m’apercevoir qu’il apparaît déjà (et pour la première fois) dans la conscience et la langue française après la prise de pouvoir des Jacobins sur la Convention, au début de l’été 1793. Lire la suite

FIN D’UNE CIVILISATION, OU FIN (d’une certaine) HUMANITÉ ?

 Quelque chose est en train de changer, sous nos yeux. Quelque chose qui ne s’est encore jamais produit dans la brève histoire de l’humanité

I. Nous autres civilisations savons que nous sommes mortelles Lire la suite

MACRON À OUAGADOUGOU : CHAPEAU L’ARTISTE !

Première tournée en Afrique d’un président de la République française. Depuis De Gaulle c’est un exercice codifié, intouchable : à l’arrivée, trajet aéroport-palais présidentiel dans une décapotable, acclamé par une foule agitant des drapeaux français. Entretiens polis avec ses homologues africains, embrassés, flattés, cajolés, coconnés. Et surtout, rassurés : « oui, maman-France continuera de vous maintenir au pouvoir aussi longtemps que possible. » Ensuite, dans un salon doré à l’ambiance feutrée, devant des caméras muettes, déclaration pleine d’empathie de papa-président français : « L’Afrique (et le fric) je t’aime, tu m’aimes, on s’aimera toujours. » Enfin, retour vers l’aéroport sous les vivats des mêmes qu’à l’aller. La messe de la Françafrique a été dite, circulez.

Tous les prédécesseurs d’Emmanuel Macron ont respecté ce rituel millimétré.

Tous ? Oui, mais pas lui.  Lire la suite

LA FRANCE, SES ROIS, SON ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

Il faut aux Français un chef à qui remettre leur destinée. Roi, Empereur, Lider maximo, Duce, Raïs… quelqu’un dont ils décident qu’Il décidera, en théorie avec eux, mais en fait pour eux.  Et ça ne date pas d’aujourd’hui : au début du IXe siècle Alcuin, abbé de Saint-Martin de Tours et conseiller de Charlemagne, tailla sur mesure pour son patron la doctrine fondatrice de l’empire franc, la ‘’monarchie de droit divin’’. Élu par Dieu, désormais le roi gouvernerait le peuple au nom de Dieu, puis à sa place : « Ce que le roi veult, Dieu le veult. » Lire la suite

FRANÇOIS FILLON ET LA VÉRITÉ

« … Je dirai aux juges ma vérité, qui est LA vérité », affirmait récemment M. Fillon devant les français. Quand Jésus dit à Pilate : « Je suis venu rendre témoignage à la vérité », ce dernier, en politicien sceptique, lui répond d’un ton désabusé : « Qu’est-ce que la vérité ? »

Qu’est-ce que la vérité ? Donald Trump vient d’introduire en politique la notion de « vérité alternative ». Pour tout le monde, mentir c’est dire ou faire le contraire de la vérité. Quand un politicien ne veut pas être accusé de mensonge (faute politique), que fait-il ? Il change la nature de la vérité, tout simplement. Donc il ne ment pas, puisqu’il sa vérité devient LA vérité et qu’il s’y conforme. Lire la suite

TRUMP, BREXIT, FRANCE, etc… Y a-t-il une vérité (alternative) ?

La vérité politique, économique, juridique, existe-t-elle ? Quand l’administration Trump parle de « vérité alternative », où est-ce que cela nous mène ? Vers le chaos ?

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