LONGUE EST LA NUIT (VI) : Et Notre-Dame brûla

Les Français n’aiment pas qu’on leur rappelle les racines chrétiennes de leur pays. Dans les articles précédents (1) j’ai montré que l’Occident s’est pourtant construit à partir d’une religion, le christianisme. Que l’un et l’autre ont vécu une relation fusionnelle avant de décliner lentement. Ce n’est qu’en 1905 que la France a officiellement rompu cette relation, la nation française affirmant qu’elle n’avait plus rien à voir avec son catholicisme natal.

Mais aucune loi ne peut mettre fin à une relation fusionnelle aussi forte que celle qui unissait les Français à leur religion. Après 1945, le catholicisme avait encore de beaux restes en France. Intellectuellement, socialement et spirituellement, il continuait de tenir une place considérable dans l’espace politique français.

J’ai évoqué la déchristianisation massive de la France après 1968, tandis que l’Occident connaissait un déclin parallèle – ce qui montre à quel point le destin de ces deux géants était lié. Aujourd’hui, après une période de gloire, Occident et christianisme ont perdu de leur influence dans le monde et sont atteints dans leur identité.

Pourtant, sous ces décombres deux courants souterrains circulent, discrets, presque invisibles.

I. Le courant mystique et les ‘’mystiques anonymes’’

J’appelle ‘’mystiques’’ ceux qui savent que le monde ne se limite pas aux apparences de ce que nous voyons. Que la mort n’existe pas, qu’après la mort nous continuons de vivre – autrement. Ces’’ mystiques’’, on les trouve dans toutes les religions et hors des religions.

Dans le christianisme ils n’ont cessé de se manifester, dès son origine et jusqu’à aujourd’hui. Certains sont connus, ils ont laissé des écrits en Orient, en Occident. De Grégoire de Nazianze († 390) à Yvonne-Aimée de Malestroit († 1951) la liste est longue, les talents sont multiples au service d’une même expérience, celle de la transcendance.

D’autres, les ‘’mystiques anonymes’’, vivent cette expérience de la transcendance au plus intime d’eux-mêmes, secrètement, sans se faire connaître. Parfois ils en sont conscients, souvent c’est sans s’en rendre compte. Et ils sont nombreux, fenêtres à peine voilées par lesquelles l’Occident respire et s’ouvre à sa vraie nature comme à sa destinée.

Les mystiques ont toujours été mal vus des religions auxquelles ils appartenaient. Parfois même ils ont été persécutés par elles. Pourquoi ? Parce qu’ils prétendaient n’avoir plus besoin des médiations, des outils proposés par ces religions pour accéder à l’au-delà des apparences. Ces outils – les dogmes, les sacrements, les rites – étaient utilisés par les clergés pour canaliser la religiosité naturelle des peuples, pour l’encadrer mais aussi pour la circonscrire dans les limites étroites. Hors de ces limites, disaient les Églises, il n’y avait pas de salut. Le troupeau des fidèles devait rester sur le chemin tracé par elles. Interdiction d’aller brouter en liberté sur les bas-côtés.

D’une part des mystiques qui quittaient la route commune, sécurisée, tracée par leur Église, pour aller directement à Dieu en free-lances. D’autre part des Églises qui contraignaient le troupeau à suivre cette route, quitte à châtier ceux/celles qui s’en écartaient pour aller batifoler hors des chemins battus.

Presque tous les mystiques ont commencé par suivre la route commune, ils ont été éduqués dans leur jeunesse par l’une ou l’autre Église. Puis ils en ont mesuré les limites, ils ont été tentés par la saveur de l’herbe broutée en toute liberté hors du chemin tracé. Ils sont alors devenus des marginaux de la bien-pensance, de la Pensée Unique. Parfois ils gardaient un lien avec leur Église, parfois ils en sortaient : on les appelait alors ‘’hérétiques’’ et on les faisait souffrir pour qu’ils reviennent dans les rangs du troupeau.

Aujourd’hui les Églises n’ont plus les moyens de condamner les mystiques. Si ces derniers restent discrets ce n’est plus par peur des sanctions mais parce que le monde (tel qu’il est devenu) n’est plus capable ni de les comprendre, ni de recevoir leur témoignage. L’association des ‘’mystiques anonymes’’ compte ainsi un nombre considérable d’adhérents de tous pays, de toutes cultures – et vous en faite peut-être partie sans le savoir.

II. Le « mouvement Jésus » et les Jesus followers

Dans le christianisme, le mouvement mystique s’est caractérisé par son attachement à la personne de l’homme-Jésus. Dès le début du IIe siècle, toute une frange du christianisme a refusé sa transformation en Dieu – sa dénaturation. Nazôréens, Ébionites, Ariens, Euthychiens, ils restaient attachés à la réalité humaine de Jésus. Faire de lui un Dieu, pour eux c’était trahir sa personnalité exceptionnelle en même temps que trahir un Dieu dont on ne savait qu’une chose, c’est qu’il est précisément autre que nous.

En Europe les Protestants avaient hésité à mettre en cause le dogme de la divinité de Jésus. Quand ils émigrèrent aux U.S.A, certains ne s’embarrassèrent pas plus des dogmes que des pratiques religieuses des pays dont ils venaient. Sans le proclamer sur les toits, ils centrèrent leur foi sur Jésus lui-même, sa personne, sa personnalité. Une série de renewals les amena à transformer complètement leur christianisme et son culte : les Églises américaines devinrent des communautés dont les membres choisissaient leurs pasteurs et se réunissaient pour faire l’expérience directe de la présence de Jésus-sauveur. Ils le rencontraient personnellement par l’intermédiaire de l’Esprit vivant en eux et en Lui. Ce fut le mouvement Pentecôtiste qui se répandit dans l’Europe catholique à partir de 1970.

À ce mouvement spontané et informel, il manquait une assise intellectuelle solide. Après les Allemands, ce sont les protestants Américains qui développèrent la recherche ‘’historico-critique’’ (2) sur les origines du christianisme. Très vite, catholiques et Juifs leur emboitèrent le pas. Des centaines de chercheurs de haut niveau ont ainsi transformé la compréhension des textes, et par voie de conséquence notre connaissance de l’homme-Jésus, de sa vie, de ses gestes, de son enseignement. D’autres, dont je suis, se sont efforcé de vulgariser cette recherche pour la rapprocher du public.

Peu à peu cette quête du Jésus historique (3) pénètre le ‘’mouvement Jésus’’ : les Jesus followers sont devenus une espèce d’Église informelle, transfrontalière et transculturelle.

Peut-être y a-t-il dans ce mouvement encore discret la promesse d’une nouvelle aube pour le christianisme. Ce bourgeon prendra-t-il racine, pourrait-il rendre à l’Occident l’identité qu’il semble avoir perdue ? Qui vivra verra.

III. Et Notre-Dame brûla : le catholicisme patrimonial

Orphelin de sa religion native, l’Occident ressemble aujourd’hui à un navire sans gouvernail, dérivant sur les flots. Mais l’incendie de Notre-Dame nous a fait prendre conscience que la réalité est plus complexe. Car si l’émotion a été mondiale, en France elle a touché tous les courants politiques, toutes les couches sociales, toutes les sensibilités. Comme si chaque Français se sentait brusquement orphelin de quelque chose.

De quoi ? Au soir de l’incendie, devant la cathédrale encore fumante, M. Macron a parlé de « la perte subie par les catholiques français ». Mais le lendemain, dans sa déclaration officielle, il s’est bien gardé de les mentionner. Et tous, politiques et commentateurs, lui ont emboité le pas. Comme s’ils étaient honteux de s’être laissé prendre par la sincérité de leur émotion, comme s’ils regrettaient cette injure faite par leur cœur au dogme républicain de la laïcité. On les a entendu dire « Notre-Dame n’est pas une cathédrale, c’est un édifice mémoriel », « Notre-Dame n’est pas seulement une cathédrale », « Notre-Dame est une maison du peuple »… Comme s’il fallait à tous prix masquer la réalité : que Notre-Dame a été bâtie par une France qui était encore catholique, qu’elle est admirée et vénérée aujourd’hui par des catholiques mais aussi par beaucoup d’autres qui ne le sont pas, ou qui sont honteux de l’avoir été.

L’émotion ressentie par « celui qui croyait en Dieu et celui qui n’y croyait pas » montre qu’en France, l’ancien catholicisme spirituel s’est transformé en un catholicisme patrimonial sincère. Si très peu pratiquent encore la religion de leurs pères, tous les Français ressentent viscéralement que le catholicisme est leur patrimoine commun, que Notre-Dame symbolise une part de leur identité perdue. Et ils frémissent lorsque ce patrimoine est menacé de disparaître.

Unanime, cette émotion a cloué le bec des laïcards de droite comme de gauche. Pendant un instant elle a retissé le lien rompu entre notre passé, notre présent et notre avenir. Elle a réveillé dans la conscience française ce ‘’quelque chose’’ de vital que nous avions tout fait pour oublier.

Est-ce suffisant pour que la France retrouve une identité après laquelle elle court désespérément ? Non, bien sûr. Ce fort moment d’émotion nationale, inattendu, va-t-il projeter sa lumière sur les ‘’mystiques anonymes’’ ? Va-t-il donner un élan au mouvement Jésus, lui conférer une visibilité qu’il n’a pas ? Va-t-il obliger l’Église officielle à le reconnaître officiellement ?

Catholiques déclarés, Jesus followers, ‘’mystiques anonymes’’ ou chrétiens patrimoniaux, à chacun de se faire son idée et d’aller plus avant.

                                                                           M.B., 27 avril 2019
 (1) Cet article conclut la série LONGUE EST LA NUIT (I) : comment notre monde a cessé d’être chrétien,  (II) : La « révolution-Jésus »,   (III) : Un homme devient Dieu, (IV) : La puissance et la gloire, (V) : Et le crépuscule tomba…
(2) Voyez dans ce blog le mot-clé « Exégèse » à taper dans la case « rechercher », colonne de droite de la page d’accueil.
(3) Voyez dans ce blog la catégorie « Quête Jésus historique »

12 réflexions au sujet de « LONGUE EST LA NUIT (VI) : Et Notre-Dame brûla »

  1. Jean-Pierre Castel

    Lactance autorisera aussi la musique, mais à condition qu’elle soit consacrée à la louange de Dieu. On a vu que les chrétiens ont utilisé très tôt le chant dans leurs liturgies. Mais le débat le plus important devait être celui qui concernait l’héritage littéraire de l’Antiquité, un héritage qui combinait à la fois des techniques, les genres littéraires, et leur contenu, les beautés de la poésie et de la rhétorique, la sagesse de la philosophie. Le problème se posa d’abord concrètement dans le cas de l’école : les chrétiens pouvaient-ils enseigner cet héritage païen, pouvaient-ils aussi envoyer leurs enfants l’acquérir ? Mais derrière ce problème ponctuel il en était un plus fondamental : que faire de l’héritage transmis par la paideia, l’éducation antique?
    Le christianisme des origines à Constantin
    Pierre Maraval, Simon Claude Mimouni
    Presses Universitaires de France, 2 oct. 2006
    https://books.google.fr/books?hl=fr&id=7JEKCwAAQBAJ&dq=paideia+spanneut&q=paideia#v=onepage&q=paideia&f=false

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  2. Ange Lini

    Bonjour Mr Benoit

    Bien résumé 2000 ans d’Histoire de ce qu’est devenu l’empire occidental (bloc BAO) depuis Rome et le rôle que l’église y exerça tout du long … jusqu’à leur chute commune (on y est) et solidaire (unis pour le meilleur et le pire) mais fallait s’y attendre … Trop de mensonges…
    Une remarque toutefois :  » l alliance du trône et de l’autel  » ne serait elle pas antérieure à Charlemagne et l’an 800 mais plutôt le sacre de Clovis roi des Francs lots de sa conversion chrétienne (baptême) en l’an de grâce 496 ? Mes professeurs m’auraient trompé ou une nuance m’échappe ?
    Quand à Notre Dame elle est tout un symbole. Son toit était le seul au monde à ne pas se satisfaire de l’absence de Dieu…D’où son ascension…

    Merci pour tous vos écrits même ceux qui m’écorchent

    Ps : Connaitriez vous par hasard une personne où un lieu où l’on peut faire traduire quelques phrases Françaises en Araméens svp ?

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      C’est Alcuin, le théologien de Charlemagne, qui a formulé le premier la notion de « monarque de droit divin ». On peut dater de ce moment l’alliance indéfectible trône/autel, qui était déjà en place dès Clovis mais pas formulée explicitement.
      Non, je ne connais personne. Cherchez dans la communauté Syrienne en France (le Syrien ancien est un araméen) = les paroisses de rite syro-chaldéen ? Ou chez les rabbins = les synagogues parisiennes ? Ce ne sera pas facile. A défaut, faites traduire en hébreu, qui est très proche de l’araméen ?
      Bon courage, M.B.

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  3. Jean-Marie CHUCHTIMI

    Au doigt mouillé, cher Michel :-))))

    Je veux simplement souligner qu’une fois de plus on a mis tous les Français dans le même sac

    Cette globalisation ultra-fréquente est nuisible à la réflexion et à une bonne conceptualisation évolutive

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  4. Jean-Pierre Castel

    Merci Michel pour cette passionnante fresque.
    J’aurais pour l’essentiel deux remarques à faire
    1. Je voudrais rappeler que le christianisme est un syncrétisme judéo-grec. Dire que l’Europe est chrétienne, c’est occulter cette double origine. Cela me semble patent d’une part dans le mépris que vous affichez pour Rome (réduire sa paideia au culte de l’argent est pour le moins réducteur), d’autre part dans votre vision de la Renaissance : pour vous, l’Europe devient alors un bateau ivre, alors que la réalité, c’est que l’Europe alors redécouvre ses racines grecques, d’où naitront la démocratie, les droits de l’homme, la science, la laïcisation de la pensée (bien plus que de Jérusalem)
    2. J’ai été très intéressé par votre début de diagnostic sur l’échec de Vatican II. Ce qui me frappe, c’est que cet échec s’inscrit dans une sorte de contre-révolution mondiale qui, depuis uune cinquantaine d’années voit la montée des populismes et des intégrismes de tout poil, sur fond de discrédit non seulement des « élites », mais de l’essentiel de l’héritage grec : la raison, la science, le pluralisme, l’aversion de l’hubris, la conscience du « non uno itinere » face à la tentation de l’absolu, tentation typiquement abrahamique que le Juif Jésus lui-même n’avait pas dénoncée?

    A suivre?
    Bien à vous

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Je ne crois pas avoir jamais écrit que la Paideia romaine était un culte de l’argent : la Paideia n’est pas romaine, mais grecque, et Rome ne l’a jamais intégrée dans sa culture. Je n’ai pas écrit que l’Europe était devenue un « bateau ivre » à la Renaissance, mais que c’est à partir du 16e siècle qu’elle s’éloigne par tranches de son identité fusionnelle avec le christiano-catholicisme.
      Lecture trop rapide de votre part, ou mauvaise expression de ma part ?
      M.B.

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      1. Jean-Pierre Castel

        1.Désolé, mais la culture romaine est devenue grecque à partir de la conquête romaine de la Grèce.
        2. N’avez pas opposé dans votre premier article la spiritualité hébraïque au culte de l’argent des romains? Les Grands Prêtres du Temple n’étaient pas totalement désintéressés , que je sache
        3. Vous dites dans votre article V: « Pour combler ce vide abyssal, terrifiant – l’Occident face au néant -, deux ‘’religions’’ laïques et totalitaires, le communisme et le fascisme, prirent la place de l’Église qui faisait profil bas. »
        Vide abyssal, terrifiant, néant : c’est ce que j’ai traduit par bateau ivre.
        Votre discours laisse penser que c’est pour avoir quitté l’Eglise que l’Europe est tombée dans le totalitarisme. Je ne le crois pas : je crois au contraire que c’est l’Eglise qui a inventé la police de la pensée, que les totalitarismes séculiers n’ont été qu’une reprise du totalitarisme de l’Eglise. La transcendance en moins, direz-vous : mais la transcendance n’a empêché ni l’Inquisition ni les guerres de religion. En revanche, les moyens matériels de coercition et d’extermination du XXème siècle étaient bien entendu plus « efficaces » que ceux du Moyen Age

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        1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

          1- Voyez l’ouvrage de Werner Jaeger, « Paideia : la formation de l’Homme grec de l’Antiquité » (2 volumes), que j’ai lu autrefois. Il décrit la « paideia », système éducatif holistique pratiqué dans la Grèce de l’âge classique, qui s’est éteint avec cette civilisation-là (il n’a pas été repris par Rome).
          2- Mon discours, parcourant 2000 ans de l’Histoire de l’Occident, « laisse à penser » : c’est ce que je cherchais…
          Amicalement
          M.B.

          Répondre
          1. Jean-Pierre Castel

            1. Quelle différence faites-vous entre la paideia grecque et l’humanitas latine? «Ceux qui ont créé les mots latins et qui en ont fait un usage correct ont appelé humanitas à peu près ce que les Grecs dénomment Paideia et nous instruction et formation dans les “bons arts„. Ceux qui y aspirent et les recherchent avec sincérité, ceux-là sont pleinement humains. Car le soin et la pratique de cette science n’a été donnée qu’à l’homme, seul entre tous les êtres vivants, et c’est pour cette raison qu’on l’a appelée humanitas. ». AULU GELLE (v.115-120 av..J.C.-180), Nuits Attiques (Noctes Atticæ). Cf. aussi Prost, François, « Humanitas : originalité d’un concept cicéronien », dans Philosophies de l’Humanisme, L’Art du comprendre, 2006, numéro 15, Deuxième série, p. 31-46.
            Et encore : « La paideia grecque et l’humanitas latine ne dissociaient pas le processus éducatif – les œuvres littéraires et leurs valeurs transmises d’une génération à l’autre –, et le résultat – la culture générale : les connaissances et capacités de jugement dans des domaines particuliers et valorisés. D’autres peuples avaient des traditions culturelles écrites – Égyptiens, Phéniciens, Juifs, Mésopotamiens –, ou orales – celle des druides pour les Celtes de Gaule et de Grande-Bretagne. Toutes ces cultures concernaient d’abord des élites sociales masculines. Mais seuls les textes classiques grecs et latins, et à la fin de l’Antiquité, les textes chrétiens, ont défini l’éducation et la culture communes du monde romain. »
            2. Vous ne répondez pas à mon objection, qui est celle de Raymond Aron et de tant d’autres. Qui d’après vous a inventé la police de la pensée? Surement pas Jésus, me direz-vous, mais il ne l’a pas contestée : il a été miséricordieux, mais a-t-il été tolérant?

            PS: bien que je coche à chaque fois les cases « Prévenez-moi de tous les nouveaux commentaires et articles par email », niet!

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            1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

              1- D’après mes souvenirs de lecture (W. Jaeger) la « paideia » est un projet éducatif holistique = un adulte (éraste) prend en charge l’éducation d’un adolescent (éromène) 1- sur le plan scolaire 2- sur le plan civique 3- sur le plan militaire 4- sur le plan érotique, d’où le terme « pédéraste » (pais érastos). En s’hellénisant, Rome n’a pas retenu l’équilibre de ces 4 éléments.
              2- « Qui a inventé la police de la pensée ? » Je n’ai pas travaillé la question. Ni son développement dans l’Église primitive à partir 1- de l’enseignement de Jésus 2- des ajouts judaïsants introduits par les rédacteurs des évangiles 3- du rôle joué par s. Paul
              Votre P.S. : Il semble que le système de WordPress fonctionne pour d’autres que vous. Les services secrets veulent-ils empêcher nos (fructueux) échanges ?
              M.B.

  5. Jean-Marie CHUCHTIMI

    C’est quand même assez ironique : Constantin, le fils de la très imaginative Hélène, a fait beaucoup pour la croissance de la chrétienté officielle, mais il ne se fit baptiser qu’à sa mort par un évêque arien

    « Emotion nationale » est un peu fort.

    A combien évaluez-vous le pourcentage d’habitants de la France que ce néanmoins regrettable incendie a laissé globalement indifférents. Ou alors justement énervés par cette émotion et toutes les âneries qui ont été dites à cette occasion ?.

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