Archives pour la catégorie LE CHRISTIANSME EN CRISE

Quelques analyses des crises du christianisme depuis ses origines

Y A-T-IL DES INCROYANTS ? La foi et l’expérience

L’humanité est divisée en deux : ceux qui croient au ciel, et ceux qui n’y croient pas (1). Ceux qui n’y croient pas sont des athées, les autres sont des crédules. Les uns savent, les autres croient. Aujourd’hui les athées sont scientistes, ils démontrent scientifiquement que Dieu n’existe pas. Tandis que les crédules croient ce qui est in-croyable, puisque indémontrable. Pour les incroyants, la science a parlé.

Il n’y a que des croyants Lire la suite

L’HUMOUR FACE À L’OPPRESSION : le rire de Jeanne d’Arc

Héroïne nationale, caution de l’extrême droite… Oublions tout ça pour redécouvrir un aspect méconnu de Jeanne d’Arc, et qui crève les yeux quand on lit les actes de son procès d’inquisition (1) : une vision prophétique de la religion catholique, qui me paraît étonnamment actuelle. Lire la suite

FIN DU CHRISTIANISME, FIN DU SOCIALISME ? Les idéologies en panne

            Partout en Occident, le christianisme et le socialisme qui ont si longtemps façonné notre identité sont en perte de vitesse. Comment, et surtout pourquoi sont-ils rejetées ? Ont-ils un avenir ?

I. Le premier socialisme et son échec

            Le tout premier programme socialiste connu dans l’Histoire a été formulé quelques années après la mort de Jésus, à Jérusalem. Les Actes des apôtres racontent que « ceux qui étaient devenus croyants [en Jésus] mettaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, pour en partager le prix entre tous, selon les besoins de chacun… Nul parmi eux n’était [plus] indigent : ceux qui possédaient des terrains ou des maisons les vendaient, apportaient l’argent et le déposaient aux pieds des apôtres. Chacun en recevait une part selon ses besoins. » (1) Lire la suite

POURQUOI LE MAL ? POURQUOI LA SOUFFRANCE ?

  D’où vient la souffrance qui domine le monde ? Pourquoi tant de maux sur cette planète ? Cette question, elle hante l’humanité depuis qu’elle pense. Dans La danse du Mal, je fais dire à l’un de mes personnages : « Aucun philosophe, aucun théologien, aucun penseur n’a pu dire d’où vient Le Mal. Dieu en est-il l’auteur ? Personne ne peut répondre à cette question-là et pourtant, en chaque point du globe, tous en souffrent ». Lire la suite

LA FRANCE, SES ROIS, SON ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

Il faut aux Français un chef à qui remettre leur destinée. Roi, Empereur, Lider maximo, Duce, Raïs… quelqu’un dont ils décident qu’Il décidera, en théorie avec eux, mais en fait pour eux.  Et ça ne date pas d’aujourd’hui : au début du IXe siècle Alcuin, abbé de Saint-Martin de Tours et conseiller de Charlemagne, tailla sur mesure pour son patron la doctrine fondatrice de l’empire franc, la ‘’monarchie de droit divin’’. Élu par Dieu, désormais le roi gouvernerait le peuple au nom de Dieu, puis à sa place : « Ce que le roi veult, Dieu le veult. » Lire la suite

LA SYRIE, CREUSET ET DÉPOTOIR DE L’OCCIDENT

Pourquoi la Syrie est-elle aujourd’hui ravagée par une guerre sans issue ? Parce que ce malheureux pays est, depuis plus de 2000 ans, l’un des creusets des trois religions monothéistes, judaïsme, christianisme et islam.

Leur creuset autrefois, leur dépotoir aujourd’hui. Lire la suite

FICTION ET RÉALITÉ DANS « LA DANSE DU MAL »

Un polar, c’est d’abord de l’action. L’action de tous les romans policiers suit deux canevas (qui furent ceux de nos jeux d’enfance), ‘’la course au trésor’’ ou ‘’les gendarmes et les voleurs’’. Depuis Le double crime de la rue Monge d’Edgar-Allan Poe (‘’gendarmes et voleurs’’, 1841) jusqu’au Da Vinci Code (‘’course au trésor’’), une immense littérature a été et continue d’être produite en suivant l’un ou l’autre de ces deux canevas, dont ses fans ne se lassent jamais. En France, un livre publié sur quatre est un ‘’Roman Policier’’. Pourquoi un tel succès populaire ? Lire la suite

Et si le Coran n’était pas né à La Mecque, et si Mahomet n’était pas un prophète ?

Un archéologue allemand dérobe dans la mosquée de Sanaa, au Yémen, un rouleau écrit en araméen, la langue des judéo-chrétiens des débuts du christianisme. Avant d’être arrêté à l’aéroport, il le confie à son assistant, lui demandant de l’emporter en Syrie, au monastère chrétien de Mar Moussa.

Frère Nil, de retour à Rome pour sa maîtrise en théologie, retrouve Anselm, un moine américain qui lui avait fait découvrir la personnalité de Jésus le Nazôréen. Ils font la connaissance de Georges, un jeune moine syrien. Avec lui, Nil découvre quelle est la véritable origine du Coran et décide d’approfondir ses recherches sur « Le choc des messianismes ».

La thèse du frère Nil alerte un prélat, maître des affaires secrètes du Vatican. Nil reçoit un message succinct : « Georges disparu » signé de Sarà, la sœur de Georges rappelé à Mar Moussa. Jointe par Internet, elle appelle Nil au secours. À contre cœur, il part et pénètre avec elle dans le chaudron bouillonnant de la Syrie, terre de tous les dangers. Sans se douter que depuis le Vatican le prélat, auteur du message, a mis deux tueurs à ses trousses. Lire la suite

CORAN : LES CHOSES BOUGENT (4) – Hamed Abdel-Samad

        Le problème des musulmans et le nôtre, c’est le Coran.

Qu’il soit pacifique ou fanatique, djihadiste ou modéré, un musulman se définit par sa soumission au Coran (1). Chacun des mots du texte sacré, chacune de ses phrases est pour lui une prescription d’Allah. Indiscutable, incontournable, imprescriptible.

Les politiques, les médias, des écrivains, rabâchent en boucle qu’il nous faut un « islam des Lumières », un « islam compatible avec les valeurs de la République ». Qu’il faut surtout éviter l’amalgame entre bons et mauvais musulmans. Soit ils sont ignorants et ne savent rien du Coran, soit ils nous mentent – soit les deux à la fois. Il n’y a pas de ‘’bons’’ et de ‘’mauvais’’ musulmans, il y a les musulmans coranistes – qui suivent le Coran à la lettre – et les autres. Lire la suite