LE CORONAVIRUS, LES POLITIQUES ET NOUS : À QUI PROFITE LA CRISE ?

  J’ai montré dans ce blog (1) comment s’est mis en place, depuis mars dernier, le cercle vicieux qui nous a plongés dans une crise majeure. Reprenons la question en nous attachant cette fois-ci à ceux qui en ont le plus profité, les dirigeants politiques.

Mise en place d’une psychose collective

Tout commence début mars 2020 avec des reportages spectaculaires sur une épidémie de pneumopathie virale en Chine. Jour et nuit, sans relâche, les chaînes d’information martèlent le message : « Il se passe quelque chose là-bas. Mais ici, vous êtes en danger ».

Dans les premiers jours, les gouvernants occidentaux gardent leur sang-froid et calment le jeu : « Ce virus n’est pas plus dangereux que la grippe. Le port du masque chirurgical est inutile, puisqu’il ne protège pas efficacement contre le virus ».

Mais les populations, rivées sur leurs écrans, s’affolent et exigent d’être protégées contre un ennemi invisible. Pour ne pas être débordés par le vent de panique qui commence à souffler, les dirigeants prennent des mesures de plus en plus radicales. Ils s’appuient sur des ‘’spécialistes’’, les Mandarins qui tirent à eux la couverture de la célébrité et étalent leurs désaccords sur la place publique.

Un ‘’brouillard d’informations’’ s’installe, qui empêche toute visibilité Chacun (médecins, journalistes) se forge sa propre conviction. Qui croire ? L’incertitude accentue la panique des populations..

D’autant plus qu’elles se voient imposer des ‘’protocoles’’ de plus en plus nombreux. Pour la première fois depuis l’État Français du Maréchal Pétain, le gouvernement restreint nos droits fondamentaux. Soixante sept millions de citoyens sont condamnés sans jugement à la détention préventive chez eux, la circulation des personnes est interdite, l’enseignement suspendu, etc. Après la fin du confinement, violant la loi votée par le parlement le 11 octobre 2010 qui interdisait « la dissimulation du visage dans l’espace public », tous les Français sont obligés de se masquer le visage (2). Contraints de suivre partout des parcours fléchés, de se soumettre à certaines règles tatillonnes absurdes, les citoyens courbent la tête et obéissent.

Pendant tout ce temps des messages de plus en plus menaçants jaillissent des écrans et nous sautent à la figure. Par exemple, le décompte quotidien des morts dus à la pneumopathie virale, sans aucune mise en situation avec d’autres causes de mortalité comme la grippe, qui tue tout autant.

Ces messages anxiogènes accentuent la peur collective, et cette peur finit par dominer l’opinion publique. Même si moins de 1% de la population est contaminée, même si seulement 15 % de ces 1% (personnes âgées ou porteuses d’autres maladies) développent une pathologie, il suffit de quelques images et de quelques chiffres répétés en boucle pour que 85% des Français se disent prêts à renoncer aux libertés individuelles. Ils se sentent personnellement menacés par des messages comme « le virus circule toujours » « on peut tous être touchés ». Pourquoi la majorité de la population accepte-t-elle sans rechigner des restrictions politiques et libertaires qu’elle n’aurait jamais tolérées en temps normal ?

Au commencement était la peur

L’influence des émotions sur la capacité des individus à réfléchir, à juger et à prendre une décision a donné lieu à une vaste littérature (3). On sait maintenant que quand  un individu est envahi par la peur, sa capacité d’attention est atteinte : seules les informations liées à la peur qu’il ressent sont reçues et assimilées. Toutes les autres informations (qui auraient permis la réflexion et la décision autonome) passent à l’arrière-plan de la conscience et sont occultées.

La peur empêche le cerveau de fonctionner, parce qu’elle mobilise toute son attention pour échapper… au sentiment de peur. Quand il est paniqué, le cerveau n’enregistre plus les messages qui sont sans rapport avec sa peur. Ainsi cette amie qui me raconte que pendant l’exode de 1940, voyant les stukas foncer sur elle, elle fut incapable de se jeter dans le fossé comme ses parents et resta plantée au milieu de la route, tétanisée par sa peur, exposée aux bombes. Ou ces animaux paralysés à la vue du prédateur qui s’avance lentement vers eux, incapables d’analyser la situation et de lui échapper. Le prédateur joue sur l’anéantissement des facultés mentales de sa victime, pour l’engloutir tranquillement sans qu’elle résiste.

Lorsqu’une menace lui est présentée de manière suggestive, l’individu devient donc incapable de réagir par lui-même. Surtout si cette menace est répétée de façon obsessionnelle par la totalité des médias disponibles : télévision, radio, Internet, affichages, annonces ‘’publicitaires’’ : une propagande d’un niveau encore jamais atteint dans notre Histoire a créé chez les individus un sentiment d’appartenance à un groupe homogène, unifié par la même menace, soudé par la peur d’un ennemi invisible. « Ensemble, luttons contre le virus ! » Et malheur à qui s’écarte de la Pensée Unique devenue pratique commune unique et obligatoire.

Toute individualité ayant disparu, le groupe soumis à la peur collective s’est forgé une identité collective. Devenue un bloc soudé, incapable de réfléchir par elle-même, la population est à la merci de ceux qui possèdent les moyens de la propagande, détiennent la parole publique ou prennent des décisions – fussent-elles hors de propos avec la menace réelle.

Un choix politique : l’économie, ou la santé ?

Face à la pandémie il y a eu trois types de réactions. Celle des populistes brésiliens ou anglo-saxons comme  Trump, qui a privilégié l’économie au détriment de la santé en niant la dangerosité du virus. Puisque l’épidémie tue en majorité des vieux ou des gens malades, la disparition de ces non-productifs à charge de la société est pour elle une économie financière. Message subliminal : « La mort des plus vulnérables rendra plus forte la race des vrais Américains, qui n’ont peur de rien et que rien ne peut atteindre ».

Au sud de l’Europe, les protecteurs ont pris la décision inverse : privilégier la santé sur l’économie, « coûte que coûte ». Ceux-là distribuent des milliards qu’ils n’ont pas, sans se poser la question : « Est-ce la bonne solution ? ». C’est assurément la plus facile, celle qui demande le moins de réflexion et d’efforts, celle qui satisfait des populations toujours ravies de toucher des chèques. On achète ainsi leur anesthésie mentale. Et puisque les sommes colossales empruntées ne seront pas remboursées par nous, mais par les générations à venir, on renvoie à un ‘’plus tard’’ inconnu une menace immédiate et connue. Une fois cette politique (mal) engagée, il est quasi impossible d’en sortir. On n’a pas d’autre issue que de continuer à s’enfoncer dans la crise.

Entre ces deux extrêmes il y a les raisonnables, essentiellement des pays du nord de l’Europe. Chez eux, « Ni laisser-aller ni confinement ». « Pas de laisser-aller » : une politique de prélèvements massifs a permis de détecter très tôt les cas positifs et de les isoler, et eux seuls. « Pas de confinement » : le tissu industriel.est préservé, ainsi que le moral de la population. Elle est informée des quelques gestes-barrière à respecter (essentiellement garder ses distances) et les respecte sans contrainte ni sanctions. On est dans un autre monde que celui des États sudistes, celui d’une haute conscience civique individuelle et collective. Un monde d’auto-discipline qui porte ses fruits.

Assez tranchées au début, ces trois types de réaction se sont rapprochées parce que l’un après l’autre, les gouvernements ont compris le bénéfice qu’ils pouvaient tirer de l’épidémie.

Des citoyens qui ont peur peuvent-ils être des citoyens éclairés ?

Dans un premier temps, la mise sous tutelle du jugement individuel et collectif a donc été engendrée par la peur collective. Dans un deuxième temps, cette peur a été entretenue et amplifiée par le sentiment d’inquiétude et de désarroi né du brouillard des informations contradictoires suivi de l’incohérence des décisions gouvernementales.  Un brouillard en nappes qui est devenu un brouillage de la vérité.

En choisissant de s’aligner sur les avis des ‘’spécialistes’’, en ignorant que la vérité scientifique est mouvante, provisoire, qu’elle s’appuie sur le doute, en confondant vérité scientifique et vérité objective, les gouvernants ont renoncé à leur mission principale : la décision politique. Alors, à coup de chiffres, de diagnostics, de prévisions, les ‘’alarmistes’’ se sont affrontés publiquement aux ‘’rassuristes’’. De cette mélasse cacophonique, la population, comme on l’a vu, ne pouvait retenir que ce qui alimentait sa peur.

Un citoyen qui a peur ne peut pas être un citoyen éclairé, qui réfléchit, analyse et agit de façon autonome. Une société qui a peur perd sa capacité de raisonnement politique. La peur anesthésie toutes ses réactions habituelles, elle favorise les préjugés, l’agressivité, l’intolérance. Elle provoque la soumission inconditionnelle au pouvoir qui parle et qui décide.

À qui profite la crise ?

Même si cette théorie court sur les réseaux sociaux, même si elle a été validée par M. Trump, il est évident qu’aucun pays n’a volontairement fabriqué et diffusé le coronavirus. Mais très vite, les gouvernants de toute la planète ont compris le profit qu’ils pouvaient tirer de l’épidémie. Une fois paniqué, le ‘’cerveau collectif’’ n’enregistre que ce qui est en rapport avec sa peur. Il a fallu d’abord provoquer cette panique, puis l’entretenir. Ce fut le boulot des médias, qui sont les premiers bénéficiaires de la crise : jamais ils n’ont vendu autant d’audience. Unis à eux dans une relation incestueuse, les gouvernements leur ont emboité le pas.

Toute son attention étant mobilisée pour échapper à sa peur, la conscience collective s’est détournée de ses problèmes sociaux et sociétaux habituels. En France, plus de manifestations des Gilets Jaunes. Les rues calmes d’un mois de mai qui fut peut-être le plus tranquille depuis la Libération. Plus d’opposition, un Mélanchon et une Le Pen assis sur le banc de touche. Des médias lâchant leur os habituel, la critique du gouvernement, pour diffuser sa propagande et soutenir son action sécuritaire coûte que coûte. Le point de presse du ministre de la santé devenu messe quotidienne suivie par 6 millions de dévots, etc.

Jamais, depuis les débuts du général De Gaulle, un gouvernement français n’avait été obéi avec une telle soumission, un tel enthousiasme. En pleine crise, un sondage montre les Français en demande d’encore plus de protection, encore plus d’autorité. Ils veulent être confinés (les parents n’envoient plus leurs enfants à l’école), être masqués, être obligés de suivre des itinéraires fléchés, etc.

Sur toute la planète, la peur a été exploitée de cette façon. Elle est devenue pour les gouvernants le moyen d’affirmer leur autorité, et leur domination du champ politique. Certains allant jusqu’à exagérer la menace et exacerber la crainte qu’elle suscite, pour mieux tenir leur population. D’autres faisant passer de façon non-démocratique des mesures controversées. La pandémie leur a permis de justifier des politiques restrictives, répressives, intolérantes, qui annulaient en partie les droits fondamentaux. Des digues ont cédé dans plusieurs secteurs de la démocratie, des brèches se sont ouvertes dans lesquelles il sera tentant par la suite de s’engouffrer.

La gloire des ‘’petits chefs’’

Héritier de l’absolutisme royal et jacobin, le gouvernement français a adopté depuis Paris la solution la plus facile : confiner tout le monde, puis masquer tout le monde. Traiter 67 millions de Français comme s’ils étaient tous malades, alors qu’il n’y en a que 3 ou 400.000.. En retenant l’information, en étalant le flou artistique de ses décisions, il les traite comme des écoliers qu’on tient par la main pour traverser en rangs, bien sagement. Officiellement et pour les protéger, il les infantilise. Quel gouvernement résisterait à cette tentation de facilité ?

Alors, arrive l’heure de gloire des ‘’petits chefs’’. Maires, policiers municipaux, vigiles, bibliothécaires, employés, fonctionnaires… Jamais ils n’ont eu autant de pouvoir. Celui d’encadrer, de corriger, de diriger, de sanctionner la moindre de nos allées et venues, le moindre de nos comportements. Plus ils sont en bas de l’échelle du pouvoir, plus ils montrent leurs petits muscles. Je n’insiste pas, leurs abus de pouvoir sont quotidiens, vous les connaissez.

Chacun étant isolé des autres par des ‘’protocoles’’, les décisions touchant la vie quotidienne sont prises par les différents pouvoirs sans appel ni discussion. Toute critique étant irrecevable, les libertés d’opinion et d’expression sont étouffées. La liberté de circulation est étroitement encadrée et surveillée. Interdites de réunions, des milliers d’associations sont condamnées à mort.

Tout le corps social est anesthésié. Et l’on voit réapparaître, dans des sociétés ‘’démocratiques’’, des comportements qu’on croyait réservés à d’autres temps et à d’autres pays.

Une peur qui fait peur

Le spectacle de la planète depuis le début de la pandémie laisse entrevoir un danger bien plus terrifiant que le virus. Un danger qu’on hésite à nommer, tant il fait peur. C’est que des gouvernants s’aperçoivent de la facilité avec laquelle la peur collective peut être créée et amplifiée, avec la complicité des médias, à partir d’une menace savamment orchestrée. Sachant l’effet de cette peur sur la capacité de jugement d’une population, qu’ils inventent un danger et l’utilisent comme une arme de guerre. Non plus à ‘’usage interne’’, comme le firent contre leurs propres citoyens les pays totalitaires du XXe siècle. Mais pour dresser des populations et des pays le uns contre les autres. Bien conçue, bien amplifiée, bien dirigée, la peur collective pourrait prendre une tout autre dimension et changer de nature. Déjà M. Trump a ouvert la voie en accusant la Chine d’avoir provoqué l’épidémie pour nuire aux États-Unis, et la menacer de rétorsion.

On trouvera un vaccin contre le coronavirus. Mais il n’y a pas de vaccin contre la peur.

Une guerre mondiale de la peur ? Pourvu que ce ne soit qu’un mauvais rêve.

                                       M.B., 14 octobre 2020
M. Macron prend ce soir la parole pour annoncer « de nouvelles mesures contre l’épidémie ». Mais le Président ne peut pas sortir de l’impasse dans laquelle la France (avec d’autres) s’est enfoncée. Il n’y a rien à attendre de cette intervention.
 (1) QUAND LA PEUR PREND LE POUVOIR : le coronavirus et nous (I)PANIQUE SUR LA PLANÉTE (II)DIDIER RAOULT ET LES MANDARINS (III)GARDONS NOS NERFS ! (IV)DARWIN, PROMÉTHÉE ET L’HOMME MODERNE (V)CHRONIQUE DE LA FOLIE ORDINAIRE (VI) – TROP, C’EST TROP ! (VII)- PANDÉMIE : une maladie psychologique à l’échelle nationale ? (VIII) – LE PRINCIPE DE PRÉCAUTION un coûteux désastre. (IX) 
(2) Voiler toutes les femmes françaises : les djihadistes en rêvaient, le virus l’a fait.
(3) Bien résumée dans l’ouvrage collectif publié par Érès en 2013, Les peurs collectives, perspectives psychosociales.

 

16 réflexions au sujet de « LE CORONAVIRUS, LES POLITIQUES ET NOUS : À QUI PROFITE LA CRISE ? »

  1. Af

    Bonjour Monsieur,
    Merci pour votre article.
    Comment protéger nos libertés ? Ce qui se passe est terrible : une nouvelle fois, la liberté de circuler, celle de se réunir sont restreintes alors que la situation n’est aucunement gravissime (voir les courbes d’hospitalisations et de décès en IdF, où j’habite, qui frémissent à peine). Je suis convaincue que le principe de proportionnalité n’est pas respecté et que ces mesures sont donc illégales. J’envisage donc de saisir le juge administratif en déposant un référé liberté. Je ne sais pas si ce sera efficace. Peut-être connaissez-vous des associations qui s’apprêtent à mener ce type d’action ?

    Répondre
    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      non, je n’en connais pas. Mais à quoi bon judiciariser une crise dont les ressorts profonds sont dans la peur des populations et la psychose qu’elle entraîne ?
      M.B.

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      1. Af

        À quoi bon ? Pour défendre l’État de droit et les libertés fondamentales présentes et futures, car cet « État de droit, dans ses principes et dans ses organes, a été conçu pour que ni les désirs du gouvernement ni les craintes des peuples n’emportent sur leur passage les fondements de l’ordre politique, et d’abord la liberté. » (in François Sureau, Sans la liberté)
        Vous avez bien lu : « ni les craintes des peuples ».

        Entre-temps, et si cela intéresse d’autres personnes, j’ai trouvé cette association, qui a déposé un référé-liberté (l’article qui suit mentionne le rejet d’un référé déposé par d’autres requérants et les suites envisagées) : https://www.cercledroitetliberte.fr/le-juge-des-referes-du-conseil-detat-refuse-de-suspendre-le-decret-prescrivant-aux-prefets-de-certains-departements-dinstaurer-un-couvre-feu/
        L’Observatoire des libertés confinées du cercle de réflexion Génération libre est très intéressant : https://www.generationlibre.eu/observatoire-des-libertes-confinees/

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        1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

          Merci de ces liens. Je vais aller voir ce qu’ils proposent, un peu comme un alpiniste au camp de base de l’Everest, pieds nus.
          M.B.

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  2. Jean Devos

    Je précise … Il serait souhaitable que les « intellectuels » reconnaissent la difficulté de l’action et fassent montre d’un peu de compréhension envers des hommes qui se mettent au service de la collectivité
    L’expression « tirer profit » est une facilité ambiguë !!
    Le terme « mandarins » pour les membres du comité scientifique l’est aussi
    Quand aux « petits chefs » , quel mépris
    Je regrette vivement que notre « sage » de Chantilly rejoigne ainsi les Michel Onfrey , Eric Zemmour et autres
    Luc Ferry !! qui assènent leurs condamnations du fond de leur tranquille retraite !

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Les « intellectuels » sont des gens qui réfléchissent et tentent d’analyser. Là est leur champ de bataille, là est leur action. Comme ils manient des idées et des mots, ils peuvent sembler déconnectés de l’action, méprisants pour les soldats. Mais Il arrive que du fond de leur retraite ils bouleversent le monde, voyez Karl Marx.
      M.B.

      Répondre
  3. Jean Devos

    Vous dites : « les gouvernants de toute la planète ont compris le profit qu’ils pouvaient tirer de l’épidémie. »
    Votre thèse n’est pas juste ; La majorité des gens ont peur , tout simplement , tout naturellement peur
    Les dirigeants de la planète ont tout à perdre !!
    Une fois de plus vous montrez votre mépris pour les « politiques’ joignant ainsi votre belle voix à tous ceux
    qui affaiblissent notre démocratie .
    Où est le vrai Michel Benoit ?

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Il me semble que vous m’avez mal lu : dans un premier temps (mars 2020) les gens ont eu peur. Dans un deuxième temps les gouvernements ont géré cette peur, comme on le voit, pour asseoir leur autorité sur eux.
      Quant au « vrai Michel Benoit », seul Dieu sait où il est. Ainsi que vous, d’ailleurs. Et ce n’est pas plus mal ainsi.
      M.B.

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  4. Jojo

    Merci de nous faire partager ce que vous inspire votre lucidité. C’est une affaire complexe. D’un côté, c’est providentiel pour un gouvernement qui veut à tout prix placer sa réforme des retraites. Tout le monde sait que le problème des retraites tient à l’allongement de la durée de la vie, de sorte qu’une maladie qui liquide les vieux ne peut qu’alléger le poids, déjà trop lourd, des retraites. Le pouvoir est donc pris dans une double contrainte: il doit avoir l’air de soigner, tout en faisant le maximum pour que la maladie élimine le plus possible de vieux. De ce point de vue, la maîtrise est totale: le pouvoir se montre hyperactif dans les mesures prophylactiques, et, en même temps, il a éliminé le seul traitement qui avait montré son efficacité. On sait aujourd’hui que l’étude Discovery, et une étude plus localisée, Hycovid, menée à Angers, faites dans des conditions scientifiquement irréprochables (double aveugle et placebo) ont été interrompues alors qu’elles montraient très clairement l’efficacité du protocole du Pr Raoult. On entendait sur You tube il y a deux jours, P. Pelloux dire que tous les médecins qu’il connaissait et qui avaient eu la maladie s’étaient soignés selon la méthode du Pr Raoult. Les médecins qui n’ont pas de conflit d’intérêt savent à quoi s’en tenir. On fait donc semblant de prendre la maladie au sérieux, tout en écartant le protocole de soins qui est actuellement le plus efficace, ce qui répond parfaitement à la double contrainte évoquée plus haut.
    Reste une question: si l’argent est le facteur déterminant, pourquoi le pouvoir mène-t-il une politique aussi dangereuse économiquement? Il est certain que, quelles que soient les mesures prises par le gouvernement, les conséquences économiques vont être très lourdes, mais, en réalité, ce n’est pas le problème: nous ne sommes pas gouvernés par les patrons de l’économie, mais par ceux de la finance. Or les financiers savent très bien jouer des crises. D’abord parce qu’ils spéculent aussi bien à la baisse qu’à la hausse, et, ensuite, parce que les baisses de valeur sont de formidables opportunités d’achat. Les spécialistes ont certainement vu très tôt que le Remdesivir ne pourrait pas fonctionner, mais le problème n’était pas là: l’essentiel était que l’action du laboratoire allait s’envoler. Dès lors, pour le spéculateur, il suffit d’acheter à la hausse, et de revendre avant qu’on s’aperçoive que le médicament ne marche pas. Ce sont les financiers qui sont nos maîtres, et ils savent parfaitement jouer sur tous les ressorts de la psychologie, à commencer par la peur. Ils achètent les médecins et les politiques.

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Attention à la « théorie du complot » : elle obtient des résultats discutables ou faux à partir de point de départs justes.
      M.B.

      Répondre
  5. Gris

    Il y a en effet différents types de réaction à la peur selon la partie du cerveau reptilien , mammifère ou humain qui est la plus affectée.
    Pour avoir un certain recul sur la situation, le régime dictatorial et l’agitation de la peur, il n’est pas inutile de voir l’ensemble du mondialisme à la sauce anglo-saxonne bien décrit et résumé par Pierre Hillard ici: https://www.youtube.com/watch?v=a4qOjtd7WPM&feature=emb_logo
    Pour réflexion sur notre temps …

    Répondre
  6. Max Dessus

    Bonjour,
    Vous aussi vous enfourcher ce cheval de la peur créée, puis entretenue et utilisée pour mieux contrôler les populations. Cet argument me paraît un peu facile. Vous ne pensez pas que nos gouvernants se seraient bien passé de cette pandémie et souhaiteraient en sortir au plus vite?
    je reviens aussi sur votre partage de l’Europe en deux. Le sud contre le nord. Cela ne vous rappelle t il pas la découpe catholicisme au sud et réformés au Nord?
    Bien à vous

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Bien sûr que nos gouvernants se seraient passés de cette pandémie. Ceci étant, une fois qu’elle était là, ils ont cherché à en tirer profit. C’est de bonne guerre ?
      Partage entre Europe réformée au nord & catholique au sud : je l’ai analysé dans l’un des articles consacrés au coronavirus.
      M.B.

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  7. Jean-François LECOCQ

    Cher Michel, merci de cette belle analyse, en trois temps. Je vous rejoins sur la majorité des points évoqués mais cependant, le premier discours de Mr Macron (« nous sommes en guerre ») a alimenté ou même declanché sérieusement le processus de peur… Le plus dur à vivre est sans doute pour ceux qui ne sont pas rentrés dans cette psychose (ce qui ne veut pas dire nier l’existence du virus ou adhérer à la théorie du complot !). Restera un beau champs de ruines sur les plans relationnel, économique, associatif,…

    Répondre
    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      le discours de M. Macron, « nous sommes en guerre » : comparez avec le discours de Churchill (« je n’ai rien d’autre à vous promettre que de la sueur, du sang et des larmes »). C’est la différence qu’il y a entre un gestionnaire et un grand homme politique.
      M.B.

      Répondre
  8. GELY

    Certainement qye les trois groupes sociaux , « mandarins  » , medias et hommes politiques ont vite compris ce que le comportement paniqué des français pouvait apporter à leur pouvoir d’influence dans la Société française .

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