ISLAM « DE FRANCE » : POLITIQUES & MÉDIAS, IGNORANTS OU HYPOCRITES ?

C’est reparti ! Comme ses prédécesseurs, E. Macron veut « réorganiser complètement l’islam de France » :

« La question, c’est celle des rapports entre l’islam et la République… Je considère que nous devons nous inspirer fortement de notre histoire, celle des catholiques et des protestants. Un nouveau concordat ? Mon objectif en tout cas est de retrouver ce qui est le cœur de la laïcité, la possibilité de croire comme de ne pas croire… Nous travaillons à la structuration de l’islam de France et aussi à la manière de l’expliquer, ce qui est extrêmement important »  (1)

 Reprenons ces propos, l’un après l’autre.

I. L’islam (et la République)

 Mais quel islam ? Cette religion est ainsi faite qu’il y a, pourrait-on dire, autant d’islams que de musulmans. On devient musulman en professant la Chahada : « Il n’y a de Dieu qu’Allah et Muhammad est prophète d’Allah », à condition de comprendre et d’accepter son sens : « Muhammad est prophète d’Allah », cela veut dire que le Coran révélé à Muhammad est matériellement, grammaticalement, la parole d’Allah.

Sunnites ou Chiites occidentaux ou orientaux, pacifiques ou terroristes, tous ont un point (et un seul) en commun : ils sont musulmans parce qu’ils sont soumis à la parole d’Allah révélée à Muhammad dans le Coran. Face à lui-même et au monde, le musulman n’a qu’un seul guide, le Coran. Un musulman est coraniste, ou il n’est pas. Comme il n’y a ni clergé, ni autorité centrale, ni sacrements, chaque musulman est pour lui-même le seul interprète du Coran. Sachant qu’il n’y a que 20% des musulmans qui parlent arabe, et que l’arabe du Coran leur est incompréhensible, on peut dire que les musulmans ne connaissent du Coran que ce que leurs imams (ou leurs chefs de guerre) leur en disent.

II. (L’islam) et la République

Dans Naissance du Coran, j’ai montré comment ce texte a été écrit en près de deux siècles. On y trouve d’’abord, l’enseignement des judéo-chrétiens nazôréens qui professaient un messianisme radical, guerrier et génocidaire. Puis les remaniements de califes successifs, qui accentuèrent la nature guerrière de l’islam naissant et la nécessité de diviser l’humanité en deux : eux, les soumis, et tous les autres, les infidèles qui devaient soit se convertir, soit être éliminés physiquement.

Le Coran est donc un texte composite. Quelques valeurs bibliques pacifiques et compassionnelles sont noyées dans des appels au djihad – conséquence implacable de la division de l’humanité en deux. Les infidèles, « pourchassez-les, tuez-les partout où vous les rencontrerez ! » Le djihad accomplit la volonté d’Allah, c’est pourquoi la société coranique est indissociablement religieuse ET politique : le pouvoir politique vient d’Allah, la religion est l’expression d’une ambition politique de conquête mondiale.

Tandis que la République française a fini, après bien des combats, par trouver la paix civile en séparant clairement le religieux et le politique. La laïcité à la française est le fondement même de la République. Première incompatibilité structurelle entre islam et République : l’un est théocratique (le pouvoir est religieux, la religion est pouvoir), l’autre extrait la religion du domaine politique, le politique du domaine religieux.

M.  Macron croit pouvoir élever le débat en affirmant : « La laïcité, c’est de pouvoir croire comme de ne pas croire. » Il ignore que le Coran n’envisage aucunement la possibilité de l’athéisme. Son messianisme radical ne laisse place qu’à deux choix : être soumis (à Allah au travers du Coran), ou être infidèle, c’est-à-dire croire autrement – Juifs, chrétiens ou polythéistes. Ne croire en rien est un crime encore plus grave, puisque c’est tourner le dos à Allah. Juifs et chrétiens ont pu parfois bénéficier d’un statut de tolérance : ces apostats croient mal, mais ils croient. L’athée, lui, est pire qu’un apostat, il mérite la mort. le Coran est incompatible avec les Lumières sur lesquelles s’est fondée notre laïcité républicaine.

S’il est fidèle au Coran, un musulman sera donc toujours un étranger en terre républicaine. Prétendre le contraire, c’est soit ignorer ce qu’est le Coran, soit être hypocrite comme l’imam Tareq Oubrou qui proclamait qu’il faut « adapter l’islam à la mentalité française. L’allégeance citoyenne l’emporte sur l’allégeance spirituelle. Et ça, c’est le Coran qui l’installe. » (2) Mensonge, hélas repris en boucle par les médias.

III. Un nouveau concordat ?

M. Macron semble ignorer que le Concordat de 1802 fut imposé à l’autorité centrale du catholicisme (le Saint-Siège) par le pouvoir impérial, jusqu’à son abrogation en 1905 par la loi de séparation de l’Église et de l’État. Ce concordat plaçait le culte et le clergé catholique sous l’autorité du pouvoir républicain. Mais avant d’être un culte, l’islam est une conception de la société, comme on l’a vu plus haut. Avec quelle autorité centrale représentant les musulmans, la République pourrait-elle signer un concordat ? Si elle le faisait, aucun musulman coraniste n’accepterait de soumettre sa foi et sa pratique religieuse (la Charia) à qui que ce soit d’autre qu’au jugement d’Allah. Penser à un concordat avec les musulmans, c’est ignorer totalement ce qu’est l’islam. Troisième incompatibilité structurelle.

IV. Un islam « de France » ?

Là encore, c’est une chimère née de l’ignorance. Rappelons que malgré les tentatives du gallicanisme, il n’y a jamais eu de « catholicisme de France » et il ne peut pas y en avoir. Le catholicisme a gardé du messianisme juif sa dimension (et son ambition) universelle. D’ailleurs katholikos, en grec, veut dire « universel » : l’Église catholique est une et indivisible sur toute la planète.

 Issu du judéo-christianisme, le Coran a totalement intégré cette dimension universelle, et l’ambition de conquête mondiale qui l’accompagne. L’islam coranique ne peut être ni arabe, ni indonésien, ni français : il est au-dessus des nations, et des pouvoirs qui les dirigent. Parler d’un « islam de France » est une illusion que les politiques, les médias et les intellectuels de la Pensée Unique ressassent pour escamoter la réalité de l’islam coranique, et son incompatibilité structurelle avec les valeurs de la République.

V. Expliquer l’islam à la France

La déclaration-programme de M. Macron montre-t-elle donc qu’’il ignore ce qu’est le Coran et l’islam coranique ?  C’est évident. S’il n’a jamais eu le temps d’ouvrir ce dossier complexe, on peut le lui pardonner. Mais il a des conseillers, qui sont payés pour l’instruire et l’éclairer : eux, ils sont impardonnables. S’ils savent (on peut l’espérer), alors ce n’est plus de l’ignorance, mais de l’hypocrisie et un immense mensonge. S’ils savent, nous sommes dans une impasse entretenue par les médias, les commentateurs et les chantres de la Pensée Unique.

Une phrase pourtant de M. Macron pourrait indiquer la sortie de l’impasse : « Nous travaillons, dit-il, à la manière d’expliquer l’islam de France, ce qui est extrêmement important ». Pour qu’une porte ait une chance de s’ouvre dans le mur, il eût fallu qu’il dise : « Nous travaillons à la manière d’expliquer l’islam à la France », ce qui est non seulement « extrêmement important » mais vital. Tant que les musulmans français n’auront pas fait la révolution culturelle qu’ont accompli en leur temps les catholiques, tant qu’ils continueront de lire le Coran sans pouvoir le critiquer, il y aura incompatibilité entre musulmans coranistes et République.

On aurait aimé que M. Macron s’inspire de la déclaration courageuse du Président Al-Sissi à l’Université Al-Azhar du Caire :

« Nous devons considérer longuement et froidement la situation dans laquelle nous nous trouvons. Il est inconcevable qu’en raison d’une idéologie, la nation musulmane soit source de préoccupations, de danger, de tueries et de destruction dans le monde entier. Cette idéologie, c’est l’ensemble des idées et des textes que nous avons sanctifiés au cours des siècles, à tel point que les contester est devenu très difficile. On en est arrivé au point que cette idéologie est devenue hostile au monde entier. Peut-on imaginer que 1,6 milliard de musulmans tuent une population mondiale de 7 milliards pour pouvoir vivre entre eux ? C’est impensable !

« Je le répète : nous devons révolutionner notre religion » (3)

 Voilà, M. Macron, ce qu’il aurait fallu commencer par dire aux musulmans de France. Pour ensuite, se mettre avec eux à la tâche immense de faire naître, en France, un islam critique envers le Coran, la Sunna et les Hadîts (4). Un islam dégraissé de sa violence messianique, enfin compatible avec la République et le reste du monde.

                                                                                                                                    M.B., 12 février 2018
 (1) Déclaration publiée dans le JDD du 11 février 2018.
(2) Dans Le Monde du 12 février 2017.
(3) Voir le texte intégral de cette intervention dans l’article  ISLAM : UNE LUEUR D’ESPOIR. La déclaration d’Al-Sissi à l’université Al-Azhar du Caire
(4) Sunna : légendes concernant la vie du Prophète. Hadîts : propos attribués au Prophète, et absents du Coran. Voir Naissance du Coran, aux origines de la violence.

22 réflexions au sujet de « ISLAM « DE FRANCE » : POLITIQUES & MÉDIAS, IGNORANTS OU HYPOCRITES ? »

  1. Jean Ratte

    Bonjour Michel Benoit
    Dans vos textes vous avez utilisé le terme de messie séparateur. C’est là la clef sémantique. Le messie est celui qui sépare les bons des méchants, celui qui sauve le troupeau choisi ou élu. Or Jésus dit quelques part à ses apôtres de ne pas dire qu’il est le messie ou le Kristos( il devait savoir le grec?). En effet la résonance biosémantique vasculaire ou étymologique montre que le vrai messie hébraïque est Josué (Joshuah) , celui qui a séparé le troupeau choisi et initiè le premier génocide historique et glorifié pour envahir la terre qu’il convoitait.Jésus (Jeshuah) est le retour du Messie, c’est à dire, l’inversion du Messie, qui intègre toutes les races. Ce n’est pas un processus historique mais un processus intemporel.
    Le mahdi est le messie musulman. La résonance biosémantique ou étymologique montre qu’il n’y a pas de retour du mahdi. L’islam vit encore dans un temps linéaire ou historique alors que Jeshuah a introduit le Temps non linéaire, sans passé ni futur ni moment présent mais Présence. Mon royaume n’est pas de ce monde linéaire, il est le non linéaire qui intègre le linéaire.
    Le Retour du Rabbi qu’on appelle Jésus , par Carlo Suares, est une bonne introduction à ce thème.
    Ma présentation sur la biosémantique du christianisme en est un développement plus technique.

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Plus je vais, plus je m’éloigne de ces « développements techniques » (après en avoir beaucoup fait). Simplifier, aller à l’essentiel sans appauvrir.
      L’archétype du Messie en Israël n’est pas Josué, mais le roi David.
      Le Mahdi n’est attendu que par une (petite) fraction des musulmans.
      Je prépare une conférence à Paris pour fin mars sur le messianisme.
      Amicalement
      M.B.

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      1. Paul K.

        Votre conférence sur le messianisme sera-t-elle « ouverte » ?
        Si oui, pourriez vous nous en donner les coordonnées.
        Merci.

        Répondre
  2. Roland Lebalnc

    Monsieur Benoit,
    que diriez=vous de produire un livre sur le Messie Intérieur issu de notre Intérieur…?
    Bonne continuité dans vos écrits , que je trouve très intéressants et éclairants…
    Merci
    Roland ♀

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    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      Depuis saint Augustin, on ne compte plus les livres sur « le Maître intérieur ». Et le public d’aujourd’hui a perdu la notion d’intériorité. Aucun éditeur ne prendrait ce livre, je le crains.
      M.B.

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      1. Roland Leblanc

        Je comprends; et pourtant c’est si de notre temps; en ce lieu ou ce temps qui qui en notre intérieur est hors du temps et de l’espace, il y a cet endroit qui n’en est pas un qui nous amène au Un . !!! Et la nécessité d’attendre le messie n’est plus… Non sens cette attente qui , si les illusions sont écartées n’est plus à actualiser… Étrange comme le simple et le vrai n’est pas accepté par le mental ! Étonnant… Merci pour vos articles, votre attention et votre temps alloué à nous écrire et nous répondre .
        Bon Chemin de Vie
        Roland ♀

        Répondre
        1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

          C’est pourquoi arrive un moment où il faut faire taire le mental pour écouter ce qui vient de « Dieu » au-delà des mots.
          M.B.

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  3. Martin Lucien

    « …le cœur de la laïcité, la possibilité de croire comme de ne pas croire…  »

    Bien sûr, c’est cela, mais ce n’est pas que cela, il s’en faut.

    Ce n’est là qu’une conséquence d’un principe logiquement supérieur : l’État ne soutient ni ne combat d’aucune manière les religions (tant qu’elles respectent les principes républicains), ne les subventionne pas.

    Par ailleurs, ayant lu le Coran et la plupart de vos ouvrages, je suis substantiellement d’accord avec vos propos.

    Amicalement

    Répondre
  4. Emile Hesta

    Si l’islam n’était qu’une religion parmis tant d’autres, ce ne serait pas aussi grave,hélas,c’est bien plus,il s’agit d’une idéo-religion,en d’autres termes d’une « Weltanschauung »totalitaire au plus au degré,parler de théocratie n’est pas suffisant,son caractère génocidaire n’est plus à prouver,l’empathie des nazis pour le monde musulman n’était ni le fait d’un hasard,ou d’une quelconque option politique et militaire,mais d’une affinité idéologique profonde dont l’antisémitisme fut le lien commun.
    L’islam est l’islam commme l’a proclamé haut et fort Erdogan il y a quelques années,Monsieur Macron prend ses désirs pour des réalités comme tant d’autres.,depuis toujours il divise le monde en deux:le dar el islam et le dar al harb,il n’y a rien d’autre que des situations provisoires,mais le but ,jamais perdu de vue,est la conquête du monde ,cela m’a d’ailleurs été dit de vive voix par une personne »wel educated »comme on nomme souvent l’élite du Moyen-Orient.
    Il existe,bien sûr des musulmans « modérés »,mais l’islam en soi est totalitaire et mortifère.

    Répondre
    1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

      J’ai mis tout ça en lumière dans mon essai « Naissance du Coran ». Où je ne parle pas de l’ISLAM, qui est une civilisation multiple et complexe, mais de sa seule référence ultime, commune à tous les musulmans, le Coran.
      M. Macron est brillant, audacieux, il voit loin. Mais dans ce cas, il se montre prisonnier de la Pensée Unique. Ceci dit, que peut un dirigeant politique contre une idéologie totalitaire mondiale ?
      M.B.

      Répondre
      1. Emile Hesta

        Entièrement d’accord, »il n’y a qu’un islam »signifie « le Coran »et pas la civilisation dite musulmane, multiple comme vous l’exprimer si justement.Evident pour ceux qui prennent la peine de l’étudier.
        On pourrait y ajouter la charia,quant aux hadiths c’est autre chose,je pense.
        Le « saint »Coran est la parole increée,immuable et éternelle d’Allah,reçue par Muhammad par l’intermédiaire de l’ange Gabriel(Djibril »,à mon humble avis,une telle sacralisation de la Parole,rend aléatoire,si pas impossible, tout accommodement dans le temps et dans l’espace.
        Nos responsables devraient vous lire,comme je le fais,mais,nous simples citoyens,pouvons très peu contre la marche de l’histoire,d’autant plus que ces responsables sont conditionnés par la Pensée Unique mais aussi par l’illusion d’une paix à tout prix,cela devrait nous rappeler l’histoire récente…

        Répondre
        1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

          Il faut se rappeler que pour le catholicisme, pendant des siècles et jusqu’en 1943, la Bible a été également considérée comme la « parole de Dieu » intangible et incritiquable. Il a fallu deux siècles pour que les protestants d’abord inventent et utilisent l’exégèse historico-critique. Rejoints enfin pas les catholiques en 1943 (Encyclique Divino afflante spiritu » qui l’autorisait. Cet immense travail, les musulmans ne l’ont pas encore commencé, et il reste interdit dans les pays à gouvernements islamistes sous peine de mort.
          M.B.
          M.B.

          Répondre
          1. Jean Roche

            Concernant la Bible, il me semble que le verrou a sauté quand on a pu dire sans ennui que le Pentateuque ne pouvait pas être de Moïse (ne serait-ce que parce qu’il raconte l’enterrement de Moïse…), donc à la fin du dix-septième siècle (Hobbes, Spinoza, après bien d’autres qu’on avait fait taire). Et beaucoup de choses se sont alors débloquées. http://pagesperso-orange.fr/daruc/divers/4bible.htm

            La période « brillante » de l’Islam était aussi une période où il régnait une certaine liberté y compris dans la critique de la religion. Le plus grand scientifique produit par le monde musulman, un des plus grands tout court, était un mécréant déclaré http://pagesperso-orange.fr/daruc/divers/razi.htm La reprise en main sunnite a tout verrouillé.

            Répondre
            1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

              En effet.
              L’ijtihâd, ou étude critique notamment des textes, a été « fermée » au X° siècle. Ce fut la fin de la préiode brillante de l’islam, sauf à Cordoue.
              M.B.

        2. Roland Lebalnc

          « messianisme radical »; il y a le messianisme qui est l’espérance de tous. Et si c’était illusions de penser que un messie puisse de l’extérieur se pointer ; tant chez les catholiques, chez les juifs , ou, de l’islam. Je crois que le mouvement islamique est un mouvement qui cherche la réalisation dans l’ « accompli »… et, il ne s’arrêtera que quand il y aura accomplissement… Mais, si nous faisons chacun le ménage en notre intérieur, peut=être que nous pourrions inviter en soi le soi=disant « messie » d’abord en notre intérieur. Je pars du principe que tout se crée de l’Intérieur je crois… Qu’en pensez=vous? Si Nous étions chacun ces êtres dans l’Être qui transformions la situation en  » Ici et Maintenant » présent le messie en chacun de Soi… ?

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          1. Michelbenoît-mibe Auteur de l’article

            L’un de ces livres (cf ma réponse ci-dessus), publié vers 1920, s’appelait « Le Maître est là ». Il n’y a pas de messie (homme providentiel chef de guerre), mais la présence en chacun de nous de l’étincelle divine. La laisser s’éteindre ou la transformer en feu, c’est notre responsabilité.
            M.B.

            Répondre
  5. Jean Roche

    Bonjour,
    En 1995, est sortie une Charte du Culte musulman en France (http://bouquinsblog.blog4ever.com/charte-du-culte-musulman-en-france). Document officiel puisqu’officiellement remis au ministre en charge de la question, Nicolas Sarkozy à l’époque. On y trouve définis les droits et devoirs particuliers d’une catégorie de citoyens, les musulmans, pourquoi pas ? Seulement cette catégorie elle-même n’est jamais définie, ce qui est absurde. Qui l’est, qui ne l’est pas ? Comment le devient-on ? Comment cesse-t-on de l’être ? C’est bien sûr cette dernière question qui pose problème. Il parait que les autorités française ont demandé que le droit de quitter l’Islam figure expressément et que les représentant de l’Islam ont refusé.

    Alors c’est quoi, cet « Islam de France » ? Respectera-t-il la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, dont l’article 18 (ajouté sur l’insistance d’un Libanais, les rédacteurs initiaux n’y avaient pas pensé) prévoir explicitement le droit de changer de religion ou de n’en avoir aucune ?

    Répondre
      1. Jean Roche

        Pour être juste, ce n’est nulle part explicitement dans le Coran (dans la Charia, oui, selon les quatre écoles sunnites). Les kharijites, par exemple, le refusent alors qu’ils peuvent être très intégristes par ailleurs.
        Sauf que, pour le Coran, on englobe classiquement l’apostasie dans le très vague « fasad », traduit couramment par « corruption », « sédition », « désordre », qui résume les exceptions à l’interdiction générale d’homicide en 5:32. Pour les législations concrètes des pays islamiques : http://pagesperso-orange.fr/daruc/divers/loisap.htm

        Répondre

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