Fête du Nouvel-An et désenchantement du monde

Les fêtes de Noël et du Nouvel-An viennent de ruisseler sur nous comme les chutes du Niagara sur de jeunes mariés américains. On s’en remettra.

Depuis l’essor de l’archéologie, nous savons que les peuplades les plus anciennes, les plus archaïques, possédaient toutes des mythes étroitement reliés au cycle du soleil. Dans notre Occident, les Celtes célébraient déjà la fin d’une année et le commencement d’une autre. En Orient, je crois que les Hindous eux aussi marquent depuis des millénaires la succession des cycles annuels par des rites colorés.

Profondément enfouis dans la nature humaine, ces rites exploitent la banalité des saisons pour exprimer les mythes d’une civilisation. Des mythes qui donnent à nos vie l’arrière-plan, la profondeur qui leur manqueraient sans eux : l’infini du cosmos.
Et au-delà, Dieu ou ce qui en tient lieu.

Dans le monde gréco-romain du 1° siècle, la mythologie était omniprésente. La succession du temps, qui est à deux dimensions – avant et après – en recevait une troisième dimension,au-delà.
Le judaïsme ajoutait un élément qui n’était pas absent des autres cultures mais auquel il donnait une place prépondérante : dans ce monde à trois dimensions, Le Mal danse et entraîne les humains dans sa farandole. Et à partir du IV° siècle avant J.C. environ les juifs l’ont personnalisé, en l’appelant le Satan – souvent traduit dans les versions grecques de la Bible par le Diabolos, « celui qui divise ».

Un monde enchanté par la lutte du bien contre le mal, personnifiés en figures hautes en couleur et qui s’affrontaient quelque part au-dessus de nos têtes : nous étions spectateurs impuissants, et toujours victimes, de ce combat des Titans (ou des Anges) qui se déroulait en-dehors de nous, dans un ailleurs inaccessible. C’était le sort, ou le destin, le fatum des romains : une fatalité à laquelle nous étions soumis, sans action possible sur elle.

L’enseignement de Jésus désenchante ce monde de mythologies.
Juif, il sait que Dieu est une chose, et l’humain une autre : il ne les confond pas, ne cherche pas à les faire découler l’un de l’autre – ce qui est la tendance de toutes les mythologies.

Dieu est dans les Shamaïm – que nous traduisons, faute de mieux, par « le ciel » – et nous autres nous sommes sur terre. Ceci, qui est juif, il le corrige de façon révolutionnaire :

1) Pour un juif de son temps, le frère était un autre juif – à l’exclusion des non-juifs. Pour les Esséniens, un membre de sa secte – à l’exclusion des autres juifs. Pour les Zélotes, celui qui se révoltait comme lui et avec lui, en prenant les armes.

Pour Jésus, le prochain est tout homme, ou toute femme dont on croise la route. Ni le frère de sang, de fanatisme, ou le frère d’armes : celui (ou celle) qui est , sur mon chemin.

2) Ce prochain sans distinction, il en fait le convive invité à un repas festif qu’il décrit comme son « Royaume » : le monde accompli, réalisé, enfin libéré de la danse du Mal.

3) L’hôte qui invite à ce repas est au centre de la fête, il l’organise et en fixe l’ordonnancement, le déroulement concret.
Parabole : cet hôte, c’est Dieu.

4) Nous sommes les seuls responsables du bien (ou du mal) qui se fait en nous et autour de nous. Notez que c’est aussi l’enseignement du Bouddha.

Dieu ne s’anéantit pas pour devenir semblable à ses convives (c’est la Kénose du Nouveau Testament). Les convives n’aspirent pas à être divinisés. Chacun reste à sa place, avec sa nature propre, mais l’Un reçoit les autres dans son intimité.

Monde désenchanté, parce qu’il ne laisse aucune place à des puissances maléfiques (ou bénéfiques) imaginaires. Mais monde réenchanté par la magie des paraboles, qui décrivent le bonheur comme une réalité familière, et font chanter l’imagination en lui ouvrant le mystère de la convivialité avec Dieu.

Jésus a désenchanté le monde mythique de l’Antiquité.

Il l’a réenchanté, non pas en créant d’autres mythes, mais en le décrivant par des paraboles enchanteresses.

Ce monde désenchanté, le christianisme s’est hâté de le réenchanter

– En incarnant Dieu et en divinisant l’homme

– En donnant à des sacrements, dont la clé se trouve dans les poches des Églises, le pouvoir quasi-magique d’accéder à la divinisation.

– En adoptant la plupart des mythes païens pour les revêtir du manteau chrétien. Parmi bien d’autres, le Sol Invictus qui est devenu Noël, naissance du Christ.

Sans ce réenchantement du monde, le christianisme ne se serait jamais développé. Tant il est vrai que nous avons besoin de mythes enchanteurs, pour survivre dans un monde qui n’a rien d’enchantant.

A moins que… au monde désenchanté que nous connaissons depuis si longtemps, sans espoir, tétanisé par un futur de pénurie et d’affrontements, quelques-uns ne tentent de substituer un jour le monde désenchanté de Jésus, enchanté par sa parole à lui.

                                    M.B., 7 janvier 2010

 

LA FRANCE, LA MÉDIOCRITÉ ET LA HAINE

                   « Dans cette grande nuit où personne ne guide personne »

Marie Noël

La France s’enfonce-t-elle dans la haine et la médiocrité ?

La violence caractérise l’espèce humaine, les animaux ne tuent que pour se nourrir ou défendre leur territoire. L’être humain est le seul qui tue sans nécessité biologique, le seul capable de haine gratuite.

Quand on survole l’Histoire, on s’aperçoit que nous autres humains avons eu dès l’origine le triste privilège de la haine d’homme à homme – c’est le mythe du meurtre d’Abel par Caïn. Puis est arrivé un moment où les sociétés s’étant constituées, on a vu naître la haine collective. Un peuple se mettait à en haïr un autre, une partie de ce peuple à haïr l’autre, une tribu se dressait contre l’autre.

La violence devenait institutionnelle, elle ne tarda pas à devenir haine d’État.

Qu’est-ce qui motivait, puis justifiait cette violence ? Au XII° siècle avant J.C. Josué envahit la Palestine, commettant le premier génocide attesté par l’Histoire (cliquez) : « Josué attaque les villages en partant du centre, et massacre tout être vivant, sans laisser échapper personne. » (1) « Les Israélites se sont emparés de tout le pays, aucune ville n’est en paix avec eux : ils s’emparent d’elles par la violence, ils en éliminent les Palestiniens par le massacre, sans rémission. » (2)  Et Josué dit aux israélites : « Toutes ces populations que nous avons exterminées, Dieu les a dépossédées pour vous. » (3)

Pour la première fois, la violence institutionnelle était formulée en termes religieux, c’est-à-dire irrationnels, à la fois vagues et puissamment motivants.

D’une façon ou d’une autre, ce type de haine a été à l’origine de tous les mouvements de révolte accompagnant l’affaiblissement d’un pouvoir et son remplacement par un autre.

Affaiblissement : le pouvoir en place (ou le peuple dominé) se montre incapable de faire face aux événements. La médiocrité des uns devient impuissante devant la haine des autres.

La médiocrité et la haine s’appellent l’une l’autre.

Cercle vicieux, engrenage mortifère.

Ce qui est frappant, c’est que la violence d’État, et la haine qui la provoque, empruntent leur justification et jusqu’à leur vocabulaire au domaine religieux. On se laisse séduire par quelques grandes idées, capables d’entraîner des foules. Peu à peu elles prennent le pas sur la réalité, on devient aveugle à cette réalité qui s’efface devant l’idéologie. Au terme, on en vient à oublier les grandes idées généreuses qui justifiaient la violence des débuts.

La haine seule subsiste, et elle se manifeste dans des désordres sanglants. Parmi tant d’autres, un exemple : l’idée de liberté, au nom de laquelle la Révolution française se laissa aller à commettre tant de crimes. (4)

Pendant la terreur de 1793 ou les purges staliniennes de 1938, on ne savait plus pourquoi il fallait haïr. Le pouvoir étant affaibli ou se sentant menacé, la médiocrité prit le dessus. La violence ne trouvait plus sa justification qu’en elle-même. Le pouvoir ne la maîtrisait plus, quand il ne l’alimentait pas pour se présenter comme dernier recours. Sa médiocrité le poussait à vivre d’expédients, laissant l’anarchie se développer jusqu’à ce que quelqu’un tire les marrons du feu.

On l’a vu avec Napoléon à la fin de la Révolution Française, ou encore en 1958 quand De Gaulle profita de ce moment où « personne ne guidait plus personne » pour réussir son coup d’état. Heureusement, c’était un démocrate : il a établi une monarchie républicaine, où le roi élu au suffrage universel possède tous les pouvoirs, écartant en principe le spectre de l’anarchie.

Ầ condition que cette nouvelle religion d’état ne soit pas atteinte par la médiocrité du roi. S’abaisse-t-il devant les caméras de télévision, en répondant à l’insulte d’un citoyen par l’insulte, à sa grossièreté par la vulgarité ? Ou encore, devient-il aveugle après avoir promis d’être lucide ? Dans un cas comme dans l’autre, la réalité reprend le dessus, la haine avec elle, et la médiocrité reste seule à gouverner.

Sommes-nous, une fois de plus, entrés dans ce moment où la médiocrité l’emportant chez nos dirigeants, la haine va se déchaîner sans contrôle et sans entraves ?

                                                                              M.B., 4 nov. 2013

(1) Livre de Josué, chap. 10

(2) –id-, chap. 11

(3) –id-, chap. 24.

(4) Madame Roland au pied de l’échafaud : « Liberté, que de crimes on commet en ton nom ! »

 

 

 

MANDELA, GANDHI, M.L. KING… ET JÉSUS ?

L’émotion planétaire à la mort de Nelson Mandela montre combien nous avons besoin de prophètes – combien nous en manquons cruellement.

Qu’ils semblent petits à côté d’eux, ces dirigeants politiques à qui nous confions le pouvoir – pour qu’ils en fassent quoi ?

Trois prophètes – Mandela, Gandhi, Martin Luther King -, auxquels il faudrait aujouter le Dalaï Lama et Aung San Suu Khy, ont été des apôtres visionnaires de la non-violence et du pardon. Tous se sont convertis à ces valeurs dans l’isolement, cachot ou exil. Comme si la solitude de la mise à l’écart était une condition nécessaire à l’approfondissement qui fut le leur.

Comme s’il fallait être condamné au silence de l’ombre pour laisser naître en soi, puis proclamer à la face du monde, la fin de la haine et la nécessaire unité de la race humaine autour de quelques valeurs toute simples. Mais qui sont à contre-courant du mouvement irrépressible des sociétés.

Nageurs obstinés, ils ont remonté les courants contraires.

Ont-ils changé le puissant cours du fleuve – égoïsme, militarisme, violence, haine ?

Non. Après Gandhi, l’Inde s’est déchirée entre religions et castes, elle est devenue une puissance nucléaire. Après M.L. King, l’Amérique est restée la première puissance militaire du monde, intervenant partout pour protéger ses intérêts économique – business and big money. Après Mandela, la tension demeure entre noirs et blancs en Afrique du Sud. Le Dalaï Lama n’a pas pu empêcher le génocide de l’âme tibétaine. Que fera Aung San Suu Khy si elle accède au pouvoir ?

Ce qui leur est commun, c’est la non-violence que le XX° siècle semble avoir découvert avec eux.

Pourtant, ils n’étaient pas les premiers. Dans les Mémoires d’un Juif ordinaire (cliquez), j’ai montré que Jésus avait été le premier non-violent de l’histoire humaine.

Pas seulement parce qu’il refuse de s’allier aux Zélotes, partisans à son époque de l’action armée pour chasser l’occupant romain. Mais parce qu’il enseigne clairement, explicitement, le refus de se laisser entraîner dans n’importe quelle spirale de violence. « Si l’on te prend ton manteau, [ne riposte pas mais] donne aussi ta chemise. Si l’on te force à faire un kilomètre, fais-en dix. Et si l’on te frappe sur une joue, tend l’autre. » A Pierre qui tire l’épée pour se défendre au moment de l’arrestation, il crie : « Remet ton épée au fourreau ! Quiconque pratique la violence périra par la violence. »

Cette doctrine, il la trouvait entre les lignes chez certains des prophètes juifs ses devanciers. Mais aucun d’entre eux ne l’a jamais formulée aussi nettement. Aucun n’en a fait le cœur de son enseignement, le gouvernail de sa vie, se laissant condamner sans résister plutôt que d’appeler à une insurrection de ses partisans – ce qui eût été possible pour Jésus, et bien sûr inefficace.

Sa vie et sa mort ont laissé dans l’histoire humaine une trace ineffaçable parce qu’il a su lier entre eux le refus de la violence, le pardon des offenses, la compassion universelle, l’attention aux plus petits de ce monde, l’exigence de justice. Mais surtout une approche nouvelle, révolutionnaire, d’un « Dieu » qu’il appelle Abba, petit papa chéri.

Cet homme-là reste largement inconnu de la chrétienté. Pourquoi ? Parce qu’il a été très rapidement transformé en Messie – c’est-à-dire Christ – puis en Dieu.

Jésus aurait-il eu l’audience mondiale qu’a connue le Christ ? Sans doute pas. S’il n’avait pas été transformé en Jésus-Christ, deuxième personne d’une Trinité divine, qui aurait parlé de lui ? Un obscur prophète juif, crucifié comme un malfaiteur ? Quelle aurait été sa postérité ? Quelle marque aurait-il imprimé sur la planète ?

Tous les prophètes modernes, de Gandhi à Mandela, ont été profondément influencés par la personnalité et l’enseignement de l’homme Jésus. A l’heure de la mondialisation, leur message de non-violence et de pardon est partout diffusé et entendu. Quand ils disparaissent, nous mesurons ce qui vient à nous manquer.

C’est qu’en transformant Jésus en Christ et Dieu, la première génération chrétienne n’a pas pu occulter l’immense personnalité de cet homme, et la force révolutionnaire de son message. L’un et l’autre imprègnent encore les évangiles. Le travail des exégètes – mon travail après d’autres – a été et reste de dégager la figure de Jésus du maquillage religieux et ésotérique dont il a été recouvert par ses successeurs assoiffés de pouvoir.

La force des institutions en place, le besoin de mythes religieux sont tels, que nous sommes peu entendus. L’homme Jésus ne remplacera pas le Christ-Dieu dans la conscience et la pratique des Églises qui se réclament de lui.

Qu’importe, puisque des Mandela, Gandhi, d’autres encore, ont pris le relai de la non-violence, du pardon et de la réconciliation.

Ce qui leur manque, ce que Jésus avait si bien su placer au cœur de son enseignement à lui, c’est la mise en lumière claire, explicite, du Dieu-Abba au centre de leur message. Un « Dieu » de compassion et de pardon, sans lequel aucune des valeurs pour lesquelles ils ont combattu n’aurait de sens.

Jésus, l’inconnu lumineux, continue tant bien que mal à éclairer une planète désespérée par le manque d’espoirs.

                                            M.B., 8 décembre 2013

 

ÉGYPTE : une première dans le monde musulman ?

On se souvient qu’à la suite de la « révolution égyptienne », les Frères Musulmans avaient remporté les élections et qu’un Président issu de leurs rangs, Mohammed Morsi, a été élu après un scrutin conforme en apparence aux critères de la démocratie à l’occidentale.

Qu’est-ce que les Frères Musulmans ?

C’est une confrérie religieuse, fondée en Égypte par Hassan El-Banna en 1928. Officiellement non-violente, elle a pourtant donné naissance au Jamma’a al-islamiya et au Hamas, qui sont deux organisations aux méthodes terroristes sanguinaires. En France, Tariq Ramadan est le petit-fils d’El-Banna. Son double langage, son hypocrisie, sont typiques d’une organisation qui avance masquée et souhaite un « renouveau islamique » – il faut savoir lire entre les lignes.

Arrivés au pouvoir en Égypte, les Frères Musulmans se sont présentés comme des « musulmans modérés ».

Soyons clairs : il n’y a pas d’islam modéré. Il y a un islam coranique, c’est-à-dire qui adopte la théologie, la philosophie politique, la législation du Coran et veut instaurer la Charia. Ou bien un islam non-coranique, qui prend ses distances vis-à-vis du texte du Coran.

Mais cet animal hybride (un islam non-coranique, « modéré ») est une fiction.

In fine, tous les musulmans se réclament bien évidemment du Coran, point à la ligne.

Or le Coran est un texte messianique, c’est-à-dire

1- Théocratique : le pouvoir est aux mains des religieux.

2- La notion de laïcité, lentement élaborée par l’Occident à partir du XVIII° siècle, est incompatible avec le Coran. C’est Allah qui exerce le pouvoir, par califes ou imams interposés (1) .

3- Le messianisme est une idéologie intrinsèquement violente, parce qu’elle sépare la société en deux : « eux« , qui ne pensent pas comme nous, et qu’il faut éliminer physiquement. Et « nous« , qui sommes dans la droite ligne de la volonté d’Allah, et qui devons éliminer ceux qui ne se convertissent pas à la Troisième Révélation, l’islam coranique.

De fait, une fois au pouvoir les Frères Musulmans se sont rapprochés des Salafistes (coranistes pur et durs). Par petites touches, ils ont commencé à instaurer en Égypte des règles de vie qui tendent vers l’appication de la Charia, loi coranique qui est la seule acceptable à leurs yeux.

Obnubilés par leurs objectifs religieux, ils ont montré leur incapacité à mener une politique économique adaptée à la situation de crise mondiale. La rue égyptienne les accuse  d’être « des incapables ». Il ne sont pas « incapables » : seulement, leur objectif réel (caché) n’est pas de sortir d’Égypte de la crise. C’est d’aller progressivement, insidieusement, vers une société islamisée par la Charia. L’économie passe après.

Il est difficile de savoir ce qui a jeté dans la rue les foules qui ont amené la destitution par l’armée du président Morsi. Difficile, pour nous, de savoir quel est exactement la volonté de cette armée, ses motivations réelles.

Mais, pour autant qu’on puisse en juger, une partie au moins des manifestants anti-Morsi se sont révoltés contre l’islamisation forcée de la société égyptienne.

Si c’est bien le cas, est-ce le sentiment de l’ensemble de la société égyptienne ? Sans doute pas, et les Frères Musulmans le savent, ils jouent là-dessus. Mais l’existence de ces contestataires, et le fait qu’ils se fassent (discrètement) entendre dans la foule, est une lueur d’espoir.

S’il s’avérait que la seconde révolution égyptienne est une « révolution laïque » (ce qui reste à prouver), ce serait la première fois dans l’Histoire moderne qu’une population musulmane choisirait librement et volontairement la laïcité, en refusant l’application stricte du Coran.

Hélas, les choses ne semblent pas aussi claires….

Et l’embarras des démocraties occidentales, USA en tête, devant ces événements, montre leur incapacité à comprendre ce que c’est qu’une théocratie messianiste. Dont l’échelle de temps n’est pas la prochaine élection, mais les siècles.

Messianiques, les islamistes ont le temps pour eux. Ils voient loin, et visent loin. Ils savent agir sur la religiosité profonde, les peurs, les frustrations, la haine de populations fanatisées, qu’ils ont gagnées par des services sociaux bien implantés et efficaces.

Mon étude sur le Coran finira bien par être publiée. A ce jour, ce texte a été refusé par 6 grands éditeurs. Motif : « Politiquement incorrect », « inclassable ». Quand vous l’aurez en mains, vous comprendrez mieux ce que c’est que le messianisme, poison violent qui a infecté le judaïsme d’abord, puis le christianisme, l’islam, le communisme et le nazisme.

                                             M.B., 4 juillet 2013
 (1) « Tout parti qui s’éloigne des préceptes d’Allah et du Coran représente le parti du Diable. Quant à la question de la démocratie, je maintiens que, dans une nation musulmane, le pouvoir suprême ne saurait être ailleurs que dans les mains d’Allah. Nous ne croyons pas au pouvoir du peuple sur le peule, mais au pouvoir d’Allah sur le peuple ».

(Ali Benhadj, F.I.S algérien, Jeune Afrique du 1° avril 1992.)

 

INTERNET : LA FIN D’UN MONDE ?

Peut-on échapper à Internet ? Pas plus sans doute qu’aux avions qui introduisent en Europe des virus et des parasites tropicaux. Pas plus qu’à l’air du temps, qu’on est bien obligé de respirer même s’il est pollué.

C’est ainsi qu’Over-Blog, sur lequel vous avez le privilège de me lire, vient de se mettre au goût du jour – et je n’ai pas pu y échapper.

On m’avertit que la nouvelle version possède un nouveau design, et me permet de gagner de l’argent – comment donc ai-je pu vous éduquer jusqu’ici tout gratuitement ? On m’apprend que je peux bloguer depuis mon mobile, dont je ne me suis jamais servi que pour téléphoner, animal préhistorique que je suis. Que je dispose désormais d’un outil de migration depuis des plateformes tierces, mais surtout d’une fonction repost agrémentée d’un responsive design.

Enfin, ô joie, on me dit que je peux bloguer sur Windows Live.

Ma vie est transformée, et je voulais vous le dire sans plus tarder. Grâce au Social Hub intégré, je vais pouvoir être connected avec des inconnus, qui le resteront malgré ma mise en page intuitive.

Comment ai-je pu vivre si longtemps sans l’acquis d’un tel progrès ?

Convaincu d’avoir franchi une étape décisive dans l’évolution de l’humanité, j’essaye de me connecter sur mon blog enfin modernisé. Je clique, et un message apparaît m’informant que The application is frozen. L’anglais n’ayant pour moi aucun secret, je comprends que la porte que j’ouvrais depuis 10 ans pour entrer chez moi, dans mon blog,  est bloquée par le givre – frozen. On n’entre plus, ô progrès ! Tu me laisses à la porte.

Heureusement, on m’informe que je peux basculer en section HTLM, et que je peux désormais suivre mon blog grâce au reader. J’aimerais seulement pouvoir y écrire cet article dont vous avez tant besoin…

Je parviens à  dégeler les gonds de la porte du blog et je tape le titre de cet article : il faut 1 minute 10 chrono pour qu’il s’inscrive dans la fenêtre. J’écris l’article :  il faut attendre 5 à 15 secondes pour que chaque frappe soit suivie d’effet. Vu mon âge, je ne suis pas sûr d’être encore en vie au moment de la conclusion.

J’ouvre la page que vous avez le bonheur de contempler, pour découvrir que l’espace jusqu’ici dévolu à mes textes enchanteurs est désormais pollué par un tas d’icônes permettant la migration vers les plateformes tierces.

C’est laid, ça encombre, mais c’est aussi inévitable qu’indispensable.

Il y a plus grave, et j’ose vous en parler. Notre cerveau (en tout cas, le mien) est rempli de milliers de neurones qui possèdent chacun des dendrites partant dans tous les sens, un peu comme les épines d’un oursin. Chacun de ces dendrites est en contact avec ceux des neurones voisins : la communication circule en 3D.

Elle s’effectue dans tous les sens, de façon multipolaire, ce qui explique la possibilité créatrice de notre cerveau (en tout cas, du mien).

Tandis que les circuits de l’ordinateur fonctionnent en 2D, ils sont unipolaires, l’information circule dans un seul sens, de façon linéaire : une information suit l’autre, et uniquement quand la première a été validée.

Vous devinez l’appauvrissement : on est passé du foisonnement d’un ciel étoilé, beauté perçue d’un seul coup d’œil,  aux rails d’un chemin de fer cahotant d’une traverse à l’autre.

L’ennui, c’est que les moins de 40 ans ne savent plus ‘’penser’’ qu’en suivant ces rails. L’intuition, l’évocation poétique d’un vocabulaire qui appelle des connotations inédites, l’infinie créativité, la fantaisie, n’existent plus dans une communication linéaire. C’est la fin d’un monde, celui du langage humain. Les linguistes ont établi qu’un vocabulaire de 400 mots permet la communication de survie. Internet a réduit le vocabulaire des inernotes à quelques pulsions cognitives.  La pensée est devenue information :

« Ch’te dis ça : et toi, tu dis quoi ? T’aime, ou t’aime pas ? – J’clique like – T’as cliqué ? Alors, t’es mon ami – Au fait, t’es qui, toi ? – K’ècek’ça peut’faire ? T’as cliqué j’aime, donc on est amis. »

Il est vraisemblable qu’un formatage mondial des cerveaux est en train de s’accomplir à travers l’usage d’Internet et des résosocio. Une nouvelle façon de penser, ou plutôt de ne pas penser. De dire une seule chose à la fois, pour recevoir une réponse sans contenu : j’aime / j’aimepa.

La planète communique massivement pour ne rien dire d’autre que « J’existe, puisque je communique. Et toi, t’existes ? Alors, clique. »

Une nouvelle humanité va naître, dont la pensée sera limitée, comme le langage informatique, à une succession de 0 et de 1. « T’aimes ? Clique. T’aimes pas ? Clique pas. Si tu cliques pas, t’existes pas. »

L’ennui, c’est que des religions politiques comme le communisme ou le nazisme fonctionnent exactement de cette façon. Et aussi les religions monothéistes comme l’islam coranique.

Leurs adeptes divisent l’humanité en deux, 0 ou 1 :

Ceux qui pensent comme nous, qui aiment comme nous, ceux-là ont le droit d’exister.

Et ceux qui ne pensent pas comme nous, qui n’aiment pas comme nous ? Comme il n’y a pas de touche pour cliquer « j’aime pas », ils sont hors réseau. Si jamais ils trouvent un moyen de faire savoir qu’ils z’aiment pas, il faut les supprimer parce qu’ils sortent du seul langage admis, 0 ou 1.

Allez ! Beau n’année, cliquez comme y faut.

                                 M.B., 31 déc. 2013

 

 

ÉLECTION D’UN NOUVEAU PAPE : que faut-il en attendre ?

Un nouveau pape est appelé à régner : seule une minorité de catholiques convaincus devrait se sentir concernée par cette élection, et pourtant elle fait la Une des médias du monde entier. Ce qui montre à quel point le lobby catholique est encore puissant sur la planète.

J’ai montré ailleurs (1) combien cette puissance est fragilisée par l’évolution récente du monde.

Comme les précédentes, l’élection va se jouer autour du rôle de la Curie Romaine. Depuis mille ans, c’est elle qui détient le véritable pouvoir dans l’Église. Le pape Paul VI, qui en était issu, s’est montré capable de la contrôler – grâce à quoi il a pu mener à terme le Concile Vatican II, auquel elle était farouchement opposée.

Naïvement, son successeur Jean-Paul Ier a déclaré en montant sur le trône de Pierre qu’il avait l’intention de la réformer : quelques semaines plus tard, il mourait dans son lit de façon inexplicable, et jamais expliquée.

De même qu’un musulman qui s’attaque au Coran doit mourir, un pape qui s’attaque à la Curie ne peut pas survivre. On ne plaisante pas avec les assises d’un pouvoir planétaire.

Le nouveau pape va-t-il tenter de réformer la Curie ? C’est là-dessus que se jouera l’élection. Si c’est un italien, les curialistes pousseront un ouf de soulagement. Si c’est un ‘’étranger’’, pour pouvoir être élu il devra leur donner des gages de non-nocivité, et ensuite il sera étroitement surveillé par eux.

Réformer la Curie ? Ce serait transformer une monarchie aristocratique en démocratie. Le Concile Vatican II avait ouvert la porte, en instaurant des Synodes qui devaient prendre collégialement les grandes décisions. Avec brutalité, le pape Jean-Paul II a claqué cette porte. On trouvera dans ce blog (cliquez) la recension du livre bouleversant de Mgr Weakland, témoin de la ‘’reprise en mains’’ du pouvoir par la Curie à partir de 1980 sous l’autorité du pape polonais.

Une réforme en profondeur de la Curie est impossible. On ne réforme pas une monarchie absolue, il faut pour cela une Révolution qui détruise tout l’ordre ancien et coupe la tête du Roi. Au mieux, le nouveau pape fera un nettoyage de surface, repoussera la poussière sous les meubles. Des déclarations, quelques gestes symboliques. Il tentera d’assainir les finances vaticanes, répètera que le clergé doit être vertueux et respecter ses engagements de chasteté – que bien évidemment il ne remettra pas en cause, etc.

Suffirait-il d’ailleurs de réformer la Curie pour que l’Église catholique redevienne ce qu’elle prétend être, un ferment dans la pâte, une force alternative capable de contrebalancer la mondialisation avec son mépris des valeurs humaines, son règne absolu du plus fort et du plus riche ? Par cette réforme, le nouveau pape pourrait-il redonner vie à l’Église, pour qu’à nouveau elle entraîne derrière elle une humanité désorientée, en quête de sens ?

L’observateur qui prend du recul le sait : la vraie cause du déclin du catholicisme est ailleurs. Elle n’est ni dans la corruption du Vatican, ni dans le célibat des prêtres, la condamnation du préservatif et autres muletas qu’on agite sous le nez des gens pour détourner leur attention.

La vraie question, c’est que l’imposant édifice des dogmes catholiques n’est plus crédible. Il repose sur une physique et une métaphysique dont nous savons depuis longtemps qu’elles ne correspondent plus à la réalité.

La pensée catholique ne rend plus compte du réel, là est le drame profond de l’Église.

Dans tous les domaines qui commandent nos vies – physique, astrophysique, biologie, philosophie, sociologie, morale -, l’Église n’a plus rien à dire : elle répète, et elle se répète. Ses dogmes et leurs applications pratiques, les sacrements, lui viennent de l’antiquité et du Moyen âge. Elle n’a pas pu, elle ne peut pas, elle ne pourra jamais remplacer par un autre ce socle sur lequel repose son identité profonde.

Le résultat, ce sont des catholiques déboussolés, des ex-catholiques désabusés, et une grande majorité d’incroyants qui ne s’intéressent qu’à l’aspect people d’une institution dont ils n’attendent rien, depuis longtemps.

On dit parfois : « Mais, et l’Afrique, et l’Amérique latine ? Là, le catholicisme est encore vigoureux ! » C’est faux : dans ces pays, les évangélistes américains taillent des croupières à l’Église catholique, qui s’en inquiète. Et leur piété populaire, dont elle est si fière, est fortement imprégnée d’un paganisme religieux à travers lequel ces peuples, superficiellement évangélisés, expriment leur besoin de surnaturel. Dans la réalité vécue, on est bien loin de la pureté doctrinale dont se réclame l’identité catholique !

Qu’attendre d’un nouveau pape ? Pas grand-chose. Si par hasard il était conscient de la véritable nature du défi qu’affronte l’Église depuis plus d’un siècle, et de sa profondeur – défi auquel elle n’a jamais su répondre -, il lui serait impossible d’y faire face, et d’y répondre.

Car ce n’est pas de réformes qu’aurait besoin cette institution bimillénaire : c’est d’une refondation.

Ou plutôt, de se souvenir qu’elle n’a jamais été fondée par Jésus le nazôréen, mais par des hommes qui se sont servis de son image pour établir, sur terre, le pouvoir de Pierre.

                                                 M.B., 9 mars 2013

P.S. : Si dans quelques années il s’avérait que j’ai eu tort, je serai le tout premier à m’en réjouir !
(1) Cliquez et cliquez . Voir dans la colonne de droite de ce blog les têtes de chapitre « Crise de l’Occident »  et « Le christianisme en crise »

 

UN ARTICLE DU « PARISIEN » SUR PRISONNIER DE DIEU

Lu dans Le Parisien Dimanche du 15 Février 2009     

         L’ouvrage bouleversant d’un ancien « Prisonnier de Dieu »                                (par Marie Persidat)

                             « JE SUIS UN POST-CHRÉTIEN« 


          Michel Benoît n’a pas peur des mots. Et même à une époque où l’Église est chaque jour remise en cause, son récit n’a rien perdu de sa causticité. Sa maison d’édition, Albin Michel, vient de rééditer Prisonnier de Dieu. Un ouvrage bouleversant au cours duquel il revient sur les vingt-deux ans durant lesquels il a été « frère Irénée ».
Ce premier livre, paru en 1992, avait alors été vendu à plus de 80.000 exemplaires. Seize ans après, il sonne toujours aussi juste. « Dans les années 1990, c’était surtout un témoignage individuel, se souvient-il. Aujourd’hui, avec le recul, c’est devenu un témoignage historique » Entre-temps, la parole a commencé à se libérer. De grandes figures de la chrétienté ont ébranlé l’Église en tant qu’institution en se livrant sur le seuil de la mort, ou plus récemment en offrant au public des confidences posthumes. « Maintenant, on parle », souffle Michel Benoît.

« L’abbé Pierre ou soeur  Emmanuelle ont choqué en évoquant notamment la sexualité. Moi, je suis allé beaucoup plus loin. J’ai voulu montrer, par exemple, comment des gens qui ne travaillent pas peuvent vivre confortablement. D’où vient l’argent ? »
L’ancien moine se défend de tout propos déformé ou trop engagé. « Je ne critique rien, je décris, c’est tout, et c’est beaucoup plus ravageur. Ce n’est pas un pamphlet » En effet, celui qui n’hésite pas à parler de « démarche sectaire » de l’Église va beaucoup plus loin. C’est l’effondrement de toute une société qu’il essaie de comprendre.

Aujourd’hui âgé de 68 ans, Michel Benoît continue de garder la tête dans les livres. « Je travaille exactement comme quand j’étais à l’université !  » Après Prisonnier de Dieu il a publié deux essais, Dieu malgré lui puis Jésus et ses héritiers, mensonges et vérités. Des ouvrages destinés aux « catholiques déçus, et il y en a beaucoup – mais aussi, au-delà, à tous ceux qui cherchent »
Il est surtout l’auteur d’un best-seller, son unique roman pour l’instant. Le secret du treizième apôtre s’est vendu à plus de 30.000 exemplaires et a été traduit en 19 langues. Il est sorti en poche il y a quelques mois.
Lorsque Michel Benoît n’est pas auteur, il se plonge parfois dans la méditation. Car sa dénonciation de l’Église ne l’a pas écarté de toute quête spirituelle. « Dieu n’a rien à voir avec tout ça », sourit-il en désignant le livre autobiographique dans lequel il a enfermé tous ses souvenirs.

                            8 mars 2009

Publié dans OUVRAGES DE MICHEL BENOIT

 

PRISONNIER DE DIEU (Document)

Couverture PdD

Qu’est-ce qui pousse l’auteur, jeune homme « normal » et plein d’avenir, à tout casser pour rentrer à 22 ans dans un monastère contemplatif catholique ?

Que se passe-t-il pendant ses années de formation ? Comment est-il « déformaté », puis « reformaté » selon le procédé commun à toutes les sectes ?
Envoyé à Rome, il y arrive en pleine « révolution » : comment vit-il les espoirs nés de mai 1968 ?
Et quand il revient dans son cloître, pour constater que rien n’y a changé, pour s’y sentir de plus en plus étranger ?

Comment enfin est-il « quitté » par l’institution , de façon honteuse, alors qu’il lui  a consacré les vingt meilleures années de sa vie, sa jeunesse et son idéal ?
Un document passionnant sur l’Église et la société des années d’espoir et de désillusion. Une fenêtre ouverte sur les coulisses du cloître et du Vatican. Un récit plein de tendresse, de nostalgie, de lucidité.

Le parcours étonnant d’un témoin du XX° siècle finissant.
-=-=-=-=-=-=-=-


Prisonnier de Dieu
a été tiré à 85.000 ex. en France, et plus de 100.000 en Allemagne (Gefangener Gottes, Bastei-Lübbe, 1993). Il vient d’être traduit en anglais (Prisoner of God, Alma books, Londres, 2008).
La version française originale vient d’être rééditée par Albin Michel, avec une postface de 2008 (cliquez). Entre autres articles de presse : UN ARTICLE DANS « LE PARISIEN » SUR « PRISONNIER DE DIEU » (cliquez)

 

JÉSUS, MÉMOIRES D’UN JUIF ORDINAIRE au « Livre de Poche »

         Couverture---Memoires---Liv-de-Poch-.JPG

 Dans le silence des oliviers, publié par Albin Michel en 2011, sort au  »Livre de Poche » sous un nouveau titre, Jésus, mémoires d’un Juif ordinaire.

      Au moment où Jésus sait qu’il va être arrêté, il fait un retour sur sa vie passée. Il se remémore les événements qui l’ont conduit à tout quitter pour vivre en prédicateur itinérant, faisant exploser son horizon de Juif pieux.

           Un roman, mais basé entièrement sur la Quête du Jésus historique.

          Un roman historique, ou plutôt exégétique. Ce n’est pas une  »vie de Jésus » (cliquez), mais une évocation soigneusement documentée de ce qu’il a voulu faire, et dire (cliquez).

          Traduit en anglais sous le titre The silence of Gethsemane (cliquez).

           Un petit livre, agréable à lire, dans lequel j’ai voulu condenser quarante ans de recherche sur la personne de celui qui est à l’origine de notre civilisation occidentale.

          Cette recherche, on en trouvera l’illustration dans un autre petit livre qui vient de paraître, L’évangile du treizième apôtre.

           Voici la quatrième de couverture :

          Aucun Juif n’est ordinaire, quand il assume l’héritage des prophètes du judaïsme.

         Ni quand il prétend porter cet héritage à son accomplissement.

          Tel fut Jésus le Galiléen.

           Dans la nuit de Pâque, caché au milieu d’un jardin d’oliviers, il sait qu’il a été trahi, qu’il va être arrêté. Seul face aux étoiles, il revit les événements qui ont façonné sa vie : la rencontre de Jean-Baptiste, le séjour au désert, ses deux années d’itinérance…

          Il se rappelle le surgissement progressif d’un message original et neuf, incompris de ses proches et rejeté par les autorités juives.

          Michel Benoît évoque avec limpidité et érudition la formidable présence d’un Jésus qui aurait pu faire naître un monde différent, s’il avait été entendu.

                                M.B., 23 mars 2013 .

         

Bienvenue

Portrait de Michel Benoit© Javotte BoutillierDroits 4 ans 10/06

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