« LA DANSE DU MAL », UN ROMAN POLÉMIQUE ? Entretien avec Michel Benoît

Le Coran, la Bible, le Vatican le fanatisme religieux, sont autant de thèmes que Michel Benoît aime à dépecer dans ses romans. La danse du mal, paru le 1er mars, est un thriller religieux à l’allure de VALSE TERRIFIANTE.

 Lecthot : Avec un ouvrage tel que La Danse du mal, ne craigniez-vous pas de créer la polémique ? Lire la suite

Et si le Coran n’était pas né à La Mecque, et si Mahomet n’était pas un prophète ?

Un archéologue allemand dérobe dans la mosquée de Sanaa, au Yémen, un rouleau écrit en araméen, la langue des judéo-chrétiens des débuts du christianisme. Avant d’être arrêté à l’aéroport, il le confie à son assistant, lui demandant de l’emporter en Syrie, au monastère chrétien de Mar Moussa.

Frère Nil, de retour à Rome pour sa maîtrise en théologie, retrouve Anselm, un moine américain qui lui avait fait découvrir la personnalité de Jésus le Nazôréen. Ils font la connaissance de Georges, un jeune moine syrien. Avec lui, Nil découvre quelle est la véritable origine du Coran et décide d’approfondir ses recherches sur « Le choc des messianismes ».

La thèse du frère Nil alerte un prélat, maître des affaires secrètes du Vatican. Nil reçoit un message succinct : « Georges disparu » signé de Sarà, la sœur de Georges rappelé à Mar Moussa. Jointe par Internet, elle appelle Nil au secours. À contre cœur, il part et pénètre avec elle dans le chaudron bouillonnant de la Syrie, terre de tous les dangers. Sans se douter que depuis le Vatican le prélat, auteur du message, a mis deux tueurs à ses trousses. Lire la suite

« LA DANSE DU MAL » : pourquoi ce titre ?

Frère Nil, moine sincère et loyal envers lui-même, découvre un jour « qu’une force invisible, insaisissable, l’attaque quand il s’y attendait le moins. Si ingénieuse, si perspicace, si sournoise et efficace, qu’elle ne peut être que personnelle. Elle trouve en lui la faille, s’y introduit pour le détruire. C’est un ennemi qui ajuste ses coups, frappe quand il veut, où il veut, et fait mouche ».

Apparemment banal sans histoires, Nil porte un lourd passé qu’il tente désespérément d’oublier, de refouler. C’est par là que Le Mal va tenter de s’introduire en lui. Lire la suite

CORAN : LES CHOSES BOUGENT (4) – Hamed Abdel-Samad

        Le problème des musulmans et le nôtre, c’est le Coran.

Qu’il soit pacifique ou fanatique, djihadiste ou modéré, un musulman se définit par sa soumission au Coran (1). Chacun des mots du texte sacré, chacune de ses phrases est pour lui une prescription d’Allah. Indiscutable, incontournable, imprescriptible.

Les politiques, les médias, des écrivains, rabâchent en boucle qu’il nous faut un « islam des Lumières », un « islam compatible avec les valeurs de la République ». Qu’il faut surtout éviter l’amalgame entre bons et mauvais musulmans. Soit ils sont ignorants et ne savent rien du Coran, soit ils nous mentent – soit les deux à la fois. Il n’y a pas de ‘’bons’’ et de ‘’mauvais’’ musulmans, il y a les musulmans coranistes – qui suivent le Coran à la lettre – et les autres. Lire la suite

« LA DANSE DU MAL » RÉVOLUTIONNE LE THRILLER RELIGIEUX

 Que se passerait-il si on découvrait un manuscrit très ancien, qui prouverait que le Coran n’est pas tombé du ciel directement dans l’oreille de Mahomet ?

Qu’il n’a pas été pensé à La Mecque, mais d’abord en Syrie, par des judéo-chrétiens ? Des disciples du Juif Jésus, restés fidèles à leur maître et qui avaient catéchisé leurs voisins Arabes au début du septième siècle ? Lire la suite

FRANÇOIS FILLON ET LA VÉRITÉ

« … Je dirai aux juges ma vérité, qui est LA vérité », affirmait récemment M. Fillon devant les français. Quand Jésus dit à Pilate : « Je suis venu rendre témoignage à la vérité », ce dernier, en politicien sceptique, lui répond d’un ton désabusé : « Qu’est-ce que la vérité ? »

Qu’est-ce que la vérité ? Donald Trump vient d’introduire en politique la notion de « vérité alternative ». Pour tout le monde, mentir c’est dire ou faire le contraire de la vérité. Quand un politicien ne veut pas être accusé de mensonge (faute politique), que fait-il ? Il change la nature de la vérité, tout simplement. Donc il ne ment pas, puisqu’il sa vérité devient LA vérité et qu’il s’y conforme. Lire la suite

LA DANSE DU MAL, nouveau livre de Michel Benoît

Le Coran, l’islam des djihadistes, le Vatican… tous pris dans une valse infernale.

La danse du Mal révolutionne le thriller religieux.

À Rome où il prépare sa thèse de théologie, frère Nil apprend la disparition de son ami Georges, moine catholique syriaque. Il se laisse entraîner en Syrie à sa recherche, et à la recherche d’un manuscrit du Coran contemporain de Mahomet, qui pourrait bouleverser l’équilibre du monde.

Depuis son bureau de l’ancienne inquisition, un prélat aussi discret que redoutable est décidé à s’en emparer pour lutter contre la poussée musulmane. Nil échappera-t-il aux djihadistes acharnés à détruire ce manuscrit ? À l’émissaire du Vatican lancé à ses trousses ? Sauvera-t-il Sarà, la belle juive au passé ténébreux ?

Un thriller initiatique traversé par les fureurs de notre temps, du calvaire des chrétiens d’Orient à la recrudescence d’un messianisme devenu l’arme fatale de l’axe du Mal.

               Un roman terriblement actuel et stimulant.

En librairie ou sur Amazon.fr le jeudi 2 mars

(Pourrez-vous tenir jusque là ?)

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TRUMP, BREXIT, FRANCE, etc… Y a-t-il une vérité (alternative) ?

La vérité politique, économique, juridique, existe-t-elle ? Quand l’administration Trump parle de « vérité alternative », où est-ce que cela nous mène ? Vers le chaos ?

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LE MARCHAND DE RÊVES (d’après George Orwell)

L’homme enfonça son bonnet en papier sur sa tête, coinça la flûte sous son bras gauche et sortit dans le jardin. C’est là, au milieu des massifs de fleurs, qu’il avait tant aimé autrefois construire  ses rêves. Et puis… Et puis un jour, il avait compris que les rêves lui offriraient une carrière, la notoriété. La gloire peut-être, de l’argent, sûrement.

Il sortit par le portail et déboucha sur le trottoir. Entièrement renfermée sur elle-même, la Ville était divisée en deux par un grand boulevard central que les habitants, qui n’étaient plus à une simplification près, appelaient « le Centre ». À droite du boulevard s’étendait un quartier plutôt cossu (certains y avaient encore un peu de travail, chose rare), tandis qu’à gauche une population désœuvrée, mélangée, vivait dans des barres d’immeubles insalubres. Entre la droite et la gauche de la Ville, c’était la guerre : une haine ancienne, tenace, absurde entre deux populations irréconciliables, telle que si l’une disait ‘’blanc’’ l’autre, automatiquement et sans même y penser, disait ‘’noir’’. Dans les écoles du quartier droit on enseignait que ‘’deux et deux font quatre’’ alors que dans celles de gauche les bambins apprenaient que ce calcul repose sur une vision faussée de l’univers, qu’il est le fruit du conservatisme réactionnaire et bourgeois. Pour les enfants de progressistes gauchiers deux et deux font plus que quatre, doivent faire plus que quatre puisqu’en face, on affirme le contraire. Lire la suite

LE DÉCLIN FRANÇAIS NE DATE PAS D’AUJOURD’HUI (les primaires des primates)

Étonnante carrière que celle de Jacques Benoist-Méchin ! Il a quarante ans quand il rentre, en juin 1941, au gouvernement Pétain comme secrétaire d’état. Sa parfaite connaissance de la langue comme de la culture allemande lui permet de jouer un rôle important dans les négociations que ne cessera de tenter le gouvernement de Vichy avec Hitler. Sa passion pour la grandeur et l’indépendance de la France le rend méfiant aussi bien de l’occupant nazi que des anglo-américains, dans lesquels il voit – non sans raison – des charognards prêts à démanteler l’Empire français pour s’en partager les dépouilles. Il pressent qu’un jour, une Europe naîtra, ancrée autour du couple franco-allemand. Que l’Angleterre n’en fera pas partie, que l’Amérique cherchera toujours à la contrôler, voire à l’étouffer. C’est pourquoi – par excès de patriotisme – il choisit la collaboration avec l’Allemagne. Comme des millions de Français d’alors, aveuglés par la douleur de la défaite, il s’est trompé de combat. Ce visionnaire n’était pas un prophète.

Mais il n’était pas aveugle et voyait juste. Voici ce qu’il écrivait, trois mois avant son arrestation par la Résistance en septembre 1944 : Lire la suite