Archives pour la catégorie ENSEIGNEMENTS DU BOUDDHA SIDDHARTA

Quelques enseignements du Bouddha lui-même.

ADIEU, ET À BIENTÔT

En 1974, quand j’ai commencé à préparer ma thèse en doctorat, nous étions très peu, nombreux en France à nous intéresser au fait que Jésus était Juif. « Juif, le fondateur du christianisme ? Jamais de la vie, vous n’y songez pas ! » Et de fait, à Rome, ma thèse fut refusée. J’y affirmais que si Jésus était Juif, son enseignement était celui d’un Juif à des Juifs et non pas d’un Dieu à des chrétiens. Cette thèse bouleversait notre lecture des Évangiles, ce qu’on croyait savoir d’eux et des origines du christianisme. Lire la suite

L’UNIVERS ET ‘’DIEU’’ : VERTIGE DE L’INFINI

L’univers, ‘’Dieu’’, l’infini ? Depuis ses origines, l’humanité fait face à ces objets de pensée et les interroge avec acharnement. Certains disent que nos corps ne sont qu’une infime parcelle de l’univers, d’autres que nous sommes une image de ‘’Dieu’’. D’une façon ou d’une autre, nous vivons immergés en eux, ils font partie de nous et peut-être faisons-nous partie d’eux. Un vertige nous saisit : au juste, que savons-nous d’eux, l’univers, ‘’Dieu’’ et l’infini ? Lire la suite

RENDRE LE MONDE MEILLEUR ?

Autrefois une guerre, l’invasion meurtrière d’un pays par un autre, le martyre d’une population n’étaient connus que de ses voisins. Autrefois des inondations, des incendies, des sécheresses même touchaient quelques-uns sans inquiéter les autres. Autrefois les pauvres avaient la décence de contenir leur misère dans des quartiers à eux réservés, dont les riches ne franchissaient jamais l’enceinte. Autrefois une minorité se protégeait du reste du monde en se rendant volontairement aveugle et sourde.

C’était autrefois. Lire la suite

Y A-T-IL DES SIGNES DE L’AU-DELȦ ? (II)

En 1975 le Dr. Raymond Moody publia une enquête sur La survie de la conscience après la mort du corps. Il décrivit un ensemble de phénomènes ressentis par des personnes ranimées après constatation de leur mort clinique et les appela NDE, « Near Death Experience » – en France EMI, « Expérience de Mort Imminente ».

Haraldsoon et Osis décidèrent d’élargir son étude pour lui donner une base plus scientifique. Ils lancèrent une gigantesque enquête, menée conjointement aux USA et en Inde sur des milliers de cas d’EMI. Leurs conclusions confirmaient les travaux de Moody, j’en ai rendu compte dans ce blog. Lire la suite

Jésus et l’identité de son ‘’Dieu’’ (Prier VI)

J’ai raconté ci-dessus la lente découverte de ‘’Dieu’’ par le peuple juif. Découverte de son identité ? Non, mieux que ça : découverte de la façon dont on pouvait entrer en relation avec lui. Il était le Père (Ab’ en hébreu) du roi-messie et de chaque Juif en particulier. Chacun était et se savait « fils de ‘’Dieu’’ ». Un père à la mode de l’Antiquité, certes, lointain et autoritaire, mais un père quand même.

Lire la suite

BOUDDHA : La méditation, splendeurs et limites (Prier II)

  « Dieu, est-ce toi qui veux notre souffrance ? Par ton silence tu es coupable d’avoir laissé faire le Mal, es-tu son allié ou son complice ? »

Ce cri poussé par Élie Wiesel au sortir des camps de concentration, c’était déjà celui du Bouddha, le jeune Siddhartha né en Inde au Ve siècle avant J.C. : « Pourquoi souffrons-nous ? Sommes-nous condamnés au Mal et à la souffrance ? Comment y échapper et trouver la paix intérieure ? » Après avoir cherché une réponse dans la religion brahmanique, dans son ascèse et ses pratiques, il lui a tourné le dos : la fin de la souffrance, dit-il, ne viendra « ni des dieux, ni des livres sacrés, ni des pratiques religieuses. » (1) Lire la suite

DU NOUVEAU SUR L’APRES-VIE ?

Depuis la parution en 1975 du livre de Raymond Moody La vie après la vie (1), c’est surtout aux USA et en Angleterre que s’est développée la recherche sur la survie de la conscience après la mort.

On avait depuis longtemps distingué la mort clinique (arrêt du cœur, des réflexes, de la respiration) de la mort cérébrale (électroencéphalogramme plat). Mais Moody et les centaines de chercheurs qui l’ont suivi ont constaté que certains patients, ranimés après leur mort clinique/cérébrale, racontaient des expériences mentales qui supposaient que quand le corps meurt, la conscience peut lui survivre. Lire la suite

TOUSSAINT : UNIQUE EST L’UNIVERS (I)

Quand elles sont apparues (vers 3000 ans avant J.C.) les premières civilisations orientales ont inventé une façon de voir le monde qui a traversé les siècles jusqu’à nous : le dualisme. De quoi s’agit-il ? De la conception d’un univers dominé par deux réalités antagonistes, opposées l’une à l’autre. En Chine le Yin et le Yang, en Inde l’esprit et la matière, en Perse la puissance bénéfique et la puissance maléfique. La confrontation permanente entre ces deux réalités expliquait à la fois notre nature humaine tiraillée entre Bien et Mal et celle d’un univers déchiré entre deux extrêmes irréconciliables.

N’y avait-il donc sur terre pas d’autre perspective que le combat pour échapper au Mal, et la souffrance qui l’accompagne ? Lire la suite

JE CROIS, PARCE QUE C’EST ABSURDE

 Pendant deux ou trois mille ans, il n’y eût pas de dieux : la nature en tenait lieu, soleil, lune, feu, grands arbres… La nature était divinisée pour pouvoir être implorée, achetée par des offrandes, maîtrisée. Puis nous avons créé des dieux à figure humaine, qui avaient le pouvoir de déchaîner ou d’enchaîner la nature et les passions. Ainsi de Jupiter pour l’orage, de Pluton pour le feu, de Vénus et Aphrodite, etc. Ces dieux revêtaient un costume humain pour accomplir leur tâche puis l’abandonnaient en remontant dans l’Olympe.

Tout changea avec l’irruption d’un seul dieu, créateur de l’univers visible et invisible. Esquissé en Mésopotamie, ce dieu trouva son identité dernière dans la Bible juive et ce furent les premiers chrétiens qui posèrent le problème déjà entrevu par les philosophes grecs : est-il raisonnable de croire en un dieu ? La raison et la foi sont-ils compatibles ? Lire la suite

PEUT-ON COMMUNIQUER AVEC NOS MORTS ?

 M. me raconte que sa mère dit bonsoir à son mari, puis s’effondre : la mort était là. Deux jours après, son mari, homme au cœur humble, la voit à côté de lui. Elle est éclatante de lumière et lui affirme : « Ne sois pas triste. Traverse tranquillement ces journées. Sache que maintenant je ne suis plus de la terre, mais du ciel. (1)

C’était en mars 1945. Jeune jésuite, j’étais alors à Berlin qui croulait sous les bombes. Soudain j’entends tambouriner à la porte. J’ouvre et vois un jeune homme, son visage nettement éclairé par les incendies : « Vite, allez à tel endroit, mon père est en train de mourir ! » J’y cours et dans les décombres je trouve un homme âgé, déjà mort. Dans sa poche, un portefeuille. En tombe la photo du jeune homme aperçu à l’instant. Au dos de la photo, une ligne : « Mon fils, mort sur le front russe en 1943 ». (2) Lire la suite